Étiquette : poème

Un poème de Jean Lorrain dédié à Gustave Moreau

Épilogue à Gustave Moreau I Le rapsode était mort; la lyre en bois sculptée Gisait près du cadavre au milieu du torrent. La Muse entre ses bras prit la tête en pleurant, La tête encor saignante et fraîchement coupée, La…

Lorenzo et Isabella, les amants tragiques de John Everett Millais

Tableau de jeunesse du britannique John Everett Millais (1829-1896), la toile fascinante Lorenzo et Isabella (fig.1) a été peinte de novembre 1848 à avril 1849, à l’époque où naît le groupe des Préraphaélites. Pour cette peinture très personnelle qui plonge ses…

Lyre Calligramme (L’Oiseau-Lyre)

    Écoute  la  lyre Des Antiques et des Modernes, ses cordes liées aux siècles de font et se défont… Hypaté, Ancêtre première qui guide le poète et la muse Parupaté, Veuve des gammes portant le deuil d’Orphée Hypermèse, Mère…

Portraits à la Cour des Médicis (L’Oiseau-Lyre)

Poème-Souvenir de l’exposition Florence, portraits à la Cour des Médicis au Musée Jacquemart-André Des Anciens qui peuplaient les fresques florentines Qui se souvient, qui les entend ? Dépeins-les moi puisque l’oeil écoute, Puisque je suis aveugle et sans lumière. Décris-moi…

Impression Romaine (L’Oiseau-Lyre)

Il n’y a pas de vent ce soir sur Rome, Seulement le souvenir de Livie Son échappée lente au sein du forum, Dans le parfum des arbousiers jaunis. Des acanthes abaissent leurs feuillages Le long des fortes colonnes en ruines,…

« J’étais morte pour la Beauté » (Emily Dickinson)

J’étais morte pour la Beauté – mais à peine M’avait-on couchée dans la Tombe Qu’un Autre – mort pour la Vérité Etait déposé dans la Chambre d’à côté – Tout bas il m’a demandé « Pourquoi es-tu morte ? »…

Concordia, photo-poème (L’Oiseau-Lyre)

Concordia (Photo-poème) Parfois on voit le soir noircir d’éclairsLa ville qui tombe. Sens-tu la nuitBlessant d’un trait de khôl en pleurs enfuisL’œil bleu de Paris sous les réverbères ? L’Oiseau-Lyre, le 14 décembre 2014

Sphinx (L’Oiseau-Lyre)

SPHINX Des entrelacs de graves souvenirs Ont vécu au jardin de ton âme Courant comme la glycine femme, Enlaçant mon pauvre amour en gémir. Eh ! dis-moi, sculptural sphinx endormi, Quel vieux mystère encre ta pierre ? Dis-moi quel terrifiant amour contrit…

Miroirs (L’Oiseau-Lyre)

Miroirs Mirant ton visage clair et inaltérable Qui était demeuré le même qu’autrefois J’ai cueilli dans l’eau du puits ton reflet trois fois Comme en un miroir à jamais verre s’ensable. L’Oiseau-Lyre

Bel orgueil (L’Oiseau-Lyre)

Bel orgueil Engloutissez-moi dans vos grands déluges, Iles muettes, faux pontons antiques Brises tombées sous le coup des parjures Anéantissement, o poétique ! Bel orgueil qui poignardez les cuirasses En les rouillant de blessures amères Dites aux flots que rien…