Étiquette : poème

Delfica, un poème de Gérard de Nerval

La connais-tu, Dafné, cette ancienne romance Au pied du sycomore, ou sous les lauriers blancs, Sous l’olivier, le myrte, ou les saules tremblants Cette chanson d’amour qui toujours recommence ? … Reconnais-tu le TEMPLE au péristyle immense, Et les citrons…

L’infaillible remède du Christ-Apothicaire

La Bibliothèque nationale de France a numérisé le magnifique manuscrit des Chants royaux sur la Conception, couronnés au puy de Rouen de 1519 à 1528, qui rassemble une série d’hommages à la Vierge et au Christ sous la forme de…

Sur l’incendie de Notre Dame (15 avril 2019)

Nous ne dormirons pas ce soir ô Notre-Dame, Notre chair de pierre, notre sang de prière, Ô Marie dans l’horizon sans fin qui s’enflamme Nous veillerons avec toi, front dans la poussière. Le cœur en cendres, les yeux en larmes…

Le sonnet 155 de Pétrarque

  (Pétrarque s’afflige de voir disparaître, dans la nuit, le laurier dont la vue le console) Ce feuillage fixa mon destin sans retour. Tu l’aimas avant moi, soleil digne d’envie. Seul il est resté vert ce trésor de ma vie,…

Lyre Calligramme (L’Oiseau-Lyre)

    Écoute  la  lyre Des Antiques et des Modernes, ses cordes liées aux siècles de font et se défont… Hypaté, Ancêtre première qui guide le poète et la muse Parupaté, Veuve des gammes portant le deuil d’Orphée Hypermèse, Mère…

Portraits à la Cour des Médicis (L’Oiseau-Lyre)

Poème-Souvenir de l’exposition Florence, portraits à la Cour des Médicis au Musée Jacquemart-André Des Anciens qui peuplaient les fresques florentines Qui se souvient, qui les entend ? Dépeins-les moi puisque l’oeil écoute, Puisque je suis aveugle et sans lumière. Décris-moi…

Impression Romaine (L’Oiseau-Lyre)

Il n’y a pas de vent ce soir sur Rome, Seulement le souvenir de Livie Son échappée lente au sein du forum, Dans le parfum des arbousiers jaunis. Des acanthes abaissent leurs feuillages Le long des fortes colonnes en ruines,…

Sphinx (L’Oiseau-Lyre)

SPHINX Des entrelacs de graves souvenirs Ont vécu au jardin de ton âme Courant comme la glycine femme, Enlaçant mon pauvre amour en gémir. Eh ! dis-moi, sculptural sphinx endormi, Quel vieux mystère encre ta pierre ? Dis-moi quel terrifiant amour contrit…

Vitam impendere amori (Guillaume Apollinaire)

 Vitam impendere amori Dans le crépuscule fané Où plusieurs amours se bousculent Ton souvenir gît enchaîné Loin de nos ombres qui reculent Ô mains qu’enchaîne la mémoire Et brûlantes comme un bûcher Où le dernier des phénix noire Perfection vient…

Miroirs (L’Oiseau-Lyre)

Miroirs Mirant ton visage clair et inaltérable Qui était demeuré le même qu’autrefois J’ai cueilli dans l’eau du puits ton reflet trois fois Comme en un miroir à jamais verre s’ensable. L’Oiseau-Lyre