Catégorie : POESIE

Un poème de Jean Lorrain dédié à Gustave Moreau

Épilogue à Gustave Moreau I Le rapsode était mort; la lyre en bois sculptée Gisait près du cadavre au milieu du torrent. La Muse entre ses bras prit la tête en pleurant, La tête encor saignante et fraîchement coupée, La…

La poésie de Dieu selon Philon d’Alexandrie

    « Si quelqu’un donc est capable  d’entendre la poésie de Dieu (tês tou theou poiêtikês), il est nécessairement heureux lui-même et s’associe  à la joie de ceux qui, avant lui déjà, étaient les auditeurs de cette poésie. Or, dans…

Cité de la Muette, un poème de Nicolas Grenier

En collaboration avec le programme Vive-Voix du Wheaton College (Illinois), le poète Nicolas Grenier a invité l’Oiseau-Lyre à prêter sa voix pour la lecture du poème Cité de la Muette (Écouter). Cité de la Muette Dans les murs de la cité…

L’Invitation au Voyage d’après Baudelaire par Henri Duparc (1870)

Mélodie envoûtante et lancinante du compositeur Henri Duparc,hélas, mort trop jeune. Il a su saisir, tout comme Jonas Kaufman, les nuances du célèbre poème de Baudelaire pour évader le chanteur, le pianiste et l’auditeur, vers les soleils mouillés et les…

Le Discours de Stockholm de Saint-John Perse

Allocution prononcée par le poète Saint-John Perse le 10 décembre 1960 lors de la remise du prix Nobel de littérature. « J’ai accepté pour la poésie l’hommage qui lui est ici rendu, et que j’ai hâte de lui restituer. La poésie n’est…

« J’étais morte pour la Beauté » (Emily Dickinson)

J’étais morte pour la Beauté – mais à peine M’avait-on couchée dans la Tombe Qu’un Autre – mort pour la Vérité Etait déposé dans la Chambre d’à côté – Tout bas il m’a demandé « Pourquoi es-tu morte ? »…

Un dizain de la Délie de Maurice Scève

CXLIV En toi je vis, où que tu sois absente ; En moi je meurs, où que soye présent. Tant loin sois-tu, toujours tu es présente ; Pour près que soie, encore suis-je absent. Et si nature outragée se sent…

La vie idéale (Charles Cros)

La vie idéale Une salle avec du feu, des bougies, Des soupers toujours servis, des guitares, Des fleurets, des fleurs, tous les tabacs rares, Où l’on causerait pourtant sans orgies. Au printemps lilas, roses et muguets, En été jasmins, œillets…