Étiquette : Gabrielle de Lassus Saint-Geniès

« C’est la maison qui m’attendait ». La demeure de Jean Cocteau à Milly-La-Forêt.

« C’est à Milly que j’ai découvert la chose la plus rare du monde : un cadre. » (Jean Cocteau, 1957) En 1947, Jean Cocteau (1889-1963) s’éprend d’une maisonnette à Milly-La-Forêt dans l’Essonne surnommée « La maison du Bailli », qu’il achète avec Jean…

EXPOSITION : Présumées coupables

Il ne faut pas rater l’exposition Présumées coupables aux Archives nationales de Paris où sont présentés 320 procès verbaux d’interrogatoires de femmes, sélectionnés dans une masse d’archives judiciaires du Moyen-Age à nos jours, du procès de Jeanne d’Arc aux « tondues » du…

Défis et paradoxes de l’archivage de l’art à l’ère du Digital

(Communication donnée sous le titre Défis et paradoxes de l’archivage de l’art à l’ère du Digital – Challenges and Paradoxes of Archiving the Art at the Digital Era à l’International Symposium on Art Archives à Taipei, Taiwan, 10-11 novembre 2016, avec traduction simultanée en chinois.)…

Judith (lavis-poème)

L’ombre et la lumière agrippèrent Holopherne et Judith, Le fleuve heurta Le coeur et la chair, Ensanglantant Le vice et la force D’un signe Que les lavis futurs Imprimeront Dans leurs gestes ! Gabrielle de Lassus Saint-Geniès, 22 octobre 2016

Lire et relire Sur la Route de Jack Kerouac

« J’étais à mi-chemin de la traversée de l’Amérique, sur la ligne de partage entre l’Est de ma jeunesse et l’Ouest de mon avenir, et c’est peut-être pourquoi cela m’est arrivé justement en cet endroit et à cet instant, par cet…

Trois jours à Cambridge

Vers l’Outre-Manche Quitter Paris pour retrouver l’Angleterre procure toujours un délicieux frisson d’évasion. L’aventure britannique n’a pas son pareil car Albion n’est pas si perfide qu’on le prétend. Le café de l’Eurostar tord l’estomac et donne la migraine, mais nous…

Libanostalgie

Comme Lamartine avait raison quand il écrivait : « Si l’exil involontaire s’ouvrait jamais pour moi, je ne le trouverais nulle part plus doux que dans un de ces paisibles villages de Maronites, au pied ou sur les flancs du Liban (… ). »…

Lire et relire l’Éloge de la Folie d’Érasme

  « J’ai cherché plutôt à faire rire qu’à mordre ». C’est avec un éclat de rire que l’on ouvre et que l’on referme l’Éloge de la Folie d’Érasme, délicieuse satire qui n’a pas pris une ride depuis sa publication en 1511…

Fugacité du papillon, volatilité de la bulle, cruauté de la faux…

(Cette conférence a été donnée le samedi 4 juin 2016 dans le cadre de l’Université de Printemps sur le thème « Chronologies, chrononymies et autres figures du temps », au sein du Festival d’Histoire de l’art de Fontainebleau*.) 1/ Représentations et…

Le Riviera-Paris, un inoubliable bar éphémère à Ménilmontant

Les hipsters sont beaux sur fond de Tame Impala, les tatouages deviennent paysages le long de la Villa Gaudelet à Oberkampf. Entre les divans rétros et sous les plantes semi-tropicales, le Riviera ouvre ses bras  pour que puissent s’y jeter…

L’angélique, plante des anges et des fées

La sève du printemps redonne vigueur à l’Angélique officinale, plante princière de la famille des Ombellifères qui ouvre ses éventails vert tendre en déployant ses vertus aussi esthétiques que médicinales. Georg Franz Hoffmann la nomme Angelica Officinalis alors que Linné l’appelle du nom…

Lorenzo et Isabella, les amants tragiques de John Everett Millais

Tableau de jeunesse du britannique John Everett Millais (1829-1896), la toile fascinante Lorenzo et Isabella (fig.1) a été peinte de novembre 1848 à avril 1849, à l’époque où naît le groupe des Préraphaélites. Pour cette peinture très personnelle qui plonge ses…

L’allégorie peut-elle mourir ?

Genèse, généalogie et puissance vitale de l’image allégorique Final chair du colloque international «Vierges, épouses, mères. Les personnifications nationales à l’Époque moderne » le jeudi 31 mars 2016 (Paris, les 29-31 mars 2016, organisé par l’Institut historique allemand, le Centre allemand…

Léthé (L’Oiseau-Lyre)

Léthé Dans le fleuve d’oubli s’endorment les saisons En pages de jouvence et vieillesse éternelles Le silence noie les eaux des amours fidèles On dit qu’elle est vaine la satiété des sons. On dit que de ce fleuve d’or nul…

Cité de la Muette, un poème de Nicolas Grenier

En collaboration avec le programme Vive-Voix du Wheaton College (Illinois), le poète Nicolas Grenier a invité l’Oiseau-Lyre à prêter sa voix pour la lecture du poème Cité de la Muette (Écouter). Cité de la Muette Dans les murs de la cité…

Lyre Calligramme (L’Oiseau-Lyre)

    Écoute  la  lyre Des Antiques et des Modernes, ses cordes liées aux siècles de font et se défont… Hypaté, Ancêtre première qui guide le poète et la muse Parupaté, Veuve des gammes portant le deuil d’Orphée Hypermèse, Mère…

Quand la prière se fait peinture, l’Angélus de Millet une icône du XIXe siècle

L’Angélus : un titre-prière  Rien ne sert de gloser sur L’Angélus de Millet (fig.1) sans relire d’abord la prière séculaire de la Salutation à Marie que tout français récitait trois fois par jour, matin, midi et soir en pensant aux défunts de…

« Ça aurait pu être eux, ça aurait pu être nous »

« Ça aurait pu être eux, ça aurait pu être nous ». Quel jeune parisien, quelle jeune parisienne n’a pas prononcé cette phrase  à l’aube du samedi 14 novembre 2015 devant les cadavres de ses compatriotes ? Comme le réveil est lourd, comme la…