Les deux absents (L’Oiseau-Lyre)

Amor en primavera

Les deux absents

Absente de moi suis quand loin de moi s’en va
Celui dont le regard est mon ciel véritable,
Ame amputée de son âme, je ne sais pas
Si je suis veuve, femme, poussière ou sable.

Il me disait belle, mais qu’importe aujourd’hui ?
À quoi bon défier le miroir des erreurs
Si les yeux qui me réverbèrent en leurs vies
Ne sont plus là pour me voir à l’iris du cœur ?

Que m’importent le soleil, la soif et la faim,
Les souvenirs, les pluies gigantesques des larmes ?
Le monde peut passer, en venir à sa fin,
Si ta chair n’est en ma chair, y-a-t-il pire drame ?

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