EXPOSITION : Cartier, Le Style et l’Histoire (Grand-Palais, Paris)

Une exposition historique

Tout ce qui brille est parfois irrésistible. Les étoiles du ciel de Paris semblent faites de diamants au sortir de la superbe exposition Cartier, Le Style et l’Histoire, au Grand Palais (4 décembre 2013-16 février 2014) ! Les détracteurs diront que la Maison en profite pour faire son show-off, mais laissons les jaloux dans l’ombre: « Il fait noir au pied du phare » comme dit le dicton. Il y a une véritable historiographie du bijou qui se déploie sous les yeux du visiteur grâce à un prodigieux travail autour des archives de la Maison Cartier grâce à un rassemblement exceptionnel de pièces rares dans l’écrin du Grand Palais. 

Que soient félicités Laurent Salomé, directeur scientifique de la RMN-Grand Palais et son adjointe Laure Dalon, ainsi que ceux et celles qui les ont assistés, pour le style et l’histoire qu’ils ont su insuffler à cette belle rétrospective qui mérite le détour. Que soient remerciés aussi Nicolas Groult et Sylvain Roca, les artisans de l’intelligente scénographie entre tours, détours, retours le long d’un parcours en velours qui ressemble aux entrelacs d’un diadème à taille humaine. Et comment ne pas remarquer aussi le fabuleux « Cartieroscope », projections murales généreuses, lumineuses et variées créées par Antoine et Manuel sur les thèmes « Fauna, Café Society, Tutti Frutti, Cristaux, Paris, Egypt, Geometric Luxury et China « ? Ces oeuvres magistrales se succèdent sur les voûtes de la salle d’exposition comme un kaléidoscope géant, en rappelant à certains égards les merveilleuses transformations du Palais des Mirages du Musée Grévin, en un rêve monumental de pierreries mouvantes.

L’exposition présente une multitude d’objets (environ 600) dans de larges vitrines  abritant avec bonheur, invention et réinvention: colliers, bracelets, tiares, flacons de parfum sertis, châtelaines, boucles de ceintures, maquettes, dessins de bijoux, moulages en plâtres (qui conservent l’empreinte du bijou réalisé avant la livraison), épais registres reliés des clients, cartons d’invitations, porte-cartes, lorgnons, peignes, stylos, mètres, boîtes à épingles, etc. Enfin une exposition de bijoux d’envergure ! Enfin une première rétrospective Cartier ! Enfin le luxe en quelques sorte « démocratisé » en étant mis à portée d’yeux le temps d’une promenade hors du temps. Finalement regarder c’est posséder.

fig.1 Charles Giraud (1819-1892), Le Salon de la princesse Mathilde, rue de Courcelles, 1859, huile sur toile © Musée national du Château de Compiègne

Paris

En 1847, Louis-François Cartier reprend l’atelier du joaillier Adolphe Picard puis s’installe boulevard des Italiens où il reçoit une clientèle de marque parmi laquelle on compte l’aristocratie, la grande bourgeoisie de l’Empire, la princesse Mathilde évoquée par un portrait ainsi qu’un tableau représentant son célèbre salon (fig.1) et l’impératrice Eugénie peinte par Winterhalter (fig.2). La découverte d’une mine de diamants en Afrique du Sud à la fin des années 1860 contribue à accroître le prestige de la maison. L’esthétique de l’époque se caractérise par un goût pour le style Louis XVI: enchevêtrements de diamants et de pierres, nœuds de perles et motifs de feuillages. Luxe et mode vont généralement de pair. Deux superbes robes sont présentées dont une en plumetis dite « à transformation », et une autre portée par Anna Gould (1905-07), en mousseline de soie vieux rose, brodée de nœuds arachnéens, d’entrelacs de perles et de motifs infiniment séduisants. Worth, le grand couturier de l’époque, est souvent associé au nom de Cartier.

fig.2 Franz Xaver Winterhalter (1805-1873), Portrait de l’Impératrice Eugénie, 1864, huile sur toile © Musée national du Château de Compiègne

En 1899, Cartier ouvre une nouvelle boutique au 13 rue de la Paix. Son prestige s’accroît. Un grand portrait par Philip Alexius de László (1936) de la reine Marie de Roumanie trône à côté de l’énorme saphir que la souveraine porte en sautoir. Démesuré, il ne compte pas moins de 478 carats ! Dans une vitrine en forme de colonne mouvante, sont placés une dizaine de diadèmes et de tiares rutilantes jetant leurs éclats sur les yeux éblouis des visiteurs. On admire le diadème en « serti-muguet » qui abrite des perles en forme de poire tintant dans un abri de rinceaux de diamants. Ici, le diamant et la perle ordonnent un silence religieux.

fig.3 Bernard Boutet de Monvel (1884–1949) « M. Bergson a Promis de Venir – Robe de dîner de Worth, » planche 30, Gazette du Bon Ton, vol.1, n°3, mars 1914. Dessin pour la maison Worth, © Musée des Beaux-Arts de Boston

Arts-Déco

À partir des années 1900-1910, l’esthétique se fait plus sobre, plus géométrique, en s’adaptant à l’esprit d’un temps épris d’abstraction. C’est l’époque des coiffures en bandeaux, des montres, du noir et blanc, des surprenants « diadèmes noirs » et des Ballets Russes.  Le bijou change de forme, ainsi que le choix des matières premières comme l’onyx, l’émail et le cristal de roche. On ose les pierres semi-précieuse comme le corail, l’agate et la turquoise. De savoureuses illustrations de gazette scandent les vitrines comme celles de Boutet de Montvel (fig.3). On peut y voir un curieux et large maillot en velours de soir noire brodé de strass par Jeanne Lanvin (1924) ainsi qu’une robe du soir par Jérôme (1924), qui ne sont guère éloignées de l’esprit d’une Gabrielle Chanel. Il y a aussi plus de fantaisies dans certaines compositions où sont mélangés le vert et le bleu, le corail et les diamants. Un portrait de la danseuse Tamara Karsavina par Jacques-Émile Blanche (1910) évoque celle qui se distingua dans L’Oiseau de Feu d’Igor Stravinsky. À ses côtés,  une tiare de pacotille portée en 1910 par Ida Rubinstein dans la Shéhérazade de Michel Fokine et Léon Bakst offre un amusant contraste du faux au milieu du vrai.

Lors de la grande exposition universelle des Arts-Décoratifs Modernes d’après-guerre, en 1925, Cartier fait partie des représentants de la France dans le Pavillon de l’Élégance avec Jeanne Lanvin, Worth, Callot et Jenny. Dans une vitrine, un diplôme en fait état. Éprise de liberté, la clientèle de la Café Society commande des étuis à cigarette par centaines, des poudriers, des nécessaires à voyage, des nécessaires pour automobiles, des montres, des fume-cigarettes, des objets de bureau, des pendules. On admire avec curiosité un bel étui à cigarettes gravé avec les signatures de Coco Chanel, de Misia Sert ou encore de Peggy Guggenheim, ainsi qu’un fabuleux « Étui à pique-nique » daté de 1928 avec couverts en argent pour amoureux. So charming !

Exotisme

Vient ensuite l’époque des voyages, de l’exotisme, des colonies version carte-postales, l’arrivée des motifs orientaux, égyptiens, perses, indiens. Les pièces et bijoux basculent parfois dans une lourdeur kitsch, n’en déplaise aux pachas qui les ont commandés (mention spéciale pour l’astronomique collier d’un illustre maharadja exécuté en 1928) ! Les fils Cartier collectionnent des antiquités égyptiennes en trouvant en elles des motifs d’inspiration. Quant à l’Inde, elle engendre les collections Tutti Frutti (fig.4) avec lacs et entrelacs chargés de saphirs, rubis et émeraudes que la surpopulation de gemmes ne semble guère incommoder.

fig.4 Collier Tutti Frutti, Cartier, 1928, émeraude, saphir, platine, diamant, rubis © Maison Cartier

Une salle ronde invite le visiteur dans le cadran d’une montre imaginaire. Aiguilles d’or et chiffres de diamants font tourner la tête en même temps que les heures. Puis, c’est la Chine qui surgit, impériale, bizarre et soyeuse. Voilà le royaume du jade, de la néphrite, du netsuke, des dragons, des fleurs et des oiseaux stylisés. L’or se dispute avec le noir. Une robe de soie chinoise faite par Jérôme est là pour soutenir la dialectique du pays du Soleil Levant (1925).

New York, Angleterre et Monaco

Puis, c’est le royaume de New York où Cartier ouvre une boutique sur la 5th Avenue en 1917. Parmi les fidèles clientes on trouve Daisy Fellowes (1890-1962), héritière d’Isaac Singer, l’inventeur de la fameuse machine à coudre. Figure de la Café Society et impétueuse lanceuse de mode, elle a pour bijou favori un collier de la collection hindoue. Citons Marjorie Merriweather Post (1887-1973), devenue à l’âge de vingt-sept ans la femme la plus riche des états-Unis. Citons Wallis Simpson (1896-1986) devenue duchesse de Windsor en 1937 dont le choix de bijoux se caractérise par un goût original.


fig.5 Épée d’académicien de Jean Cocteau, 1955, or jaune, argent, émeraude, rubis, diamant, ivoire, onyx, émail bleu, lame d’acier ©Maison Cartier

On admire notamment le bijou-panthère qui devint le signe distinctif de la marque. Citons Elizabeth Taylor (1932-2011) et sa fabuleuse collection de pierres précieuses dont le célèbre diamant offert par Richard Burton et nommé depuis le « Burton-Taylor ». La reine Elizabeth II a consenti à prêter une broche-fleur avec un diamant rose proéminent (1953) ainsi que la diadème Halo  composé de 739 diamants (1936), qui n’est autre que celui porté par Kate Middleton lors du mariage royal. Une pièce maîtresse ! Grace de Monaco (1929-1982) triomphe avec sa bague de fiançailles au diamant central large comme l’ongle d’un pouce. On note l’émouvante croix de berceau en or et le diadème princier de la famille de Monaco et l’on s’amuse des broches animaux en formes de caniches, de coqs et de poules. Des séries de Vogue illustrés déroulent des images et des publicités des années 50. Un écran projette des scènes de films mythiques (Marylin Monroe avec son Diamonds are the girl best friends, les larmes de diamants de La Belle et la Bête, etc.) Jean Cocteau surgit avec son épée d’académicien au profil fantaisiste d’Orphée et à la lyre d’ivoire, dont l’émeraude a été offerte par Coco Chanel et la lame provient d’une armurerie de Tolède (fig.5).

La fin du siècle aborde la démocratisation du bijou, la tendance à la flexibilité, la sobriété et la souplesse, l’inspiration naturaliste. La beauté est moins raffinée, si on la compare à celle de la première salle de la Belle Époque. Les formes et les motifs des bijoux sont plus simples, exceptées les créations de certaines clientes qui se caractérisent par une imagination débordante comme Barbara Hutton la poor little rich girl, ou comme l’excentrique Maria Felix (1914-2002) avec ses colliers animés de crocodiles et de serpents.

Le règne de la panthère

fig.6 Broche-pince panthère, 1949, platine, or blanc, saphir ©Maison Cartier

L’exposition se termine sous le signe de la panthère, emblème de la maison depuis 1914, avec des dessins d’études d’animaux par Mathurin Méheut et les collections de bijoux-panthères. Un hommage discret fait état de l’influence décisive de Jeanne Toussaint (1887-1976), épouse de Louis Cartier et directrice artistique de la Maison. À ceux qui reprocheraient à la maison de faire une exposition-publicité, on observe qu’il n’y a aucune vitrine faisant étalage des créations des années 2000.

La dernière pièce est un bijou créé pour la duchesse de Windsor représentant une petite panthère sur un globe (fig.6). Quel symbole discret mais éloquent: oui, Cartier est bien une des étoiles polaires de la galaxie des joailliers !

Réflexions personnelles sur le luxe au sortir de l’exposition

« Le luxe consiste dans cette partie du superflu qui dépasse ce que la généralité des habitants d’un pays, dans un temps déterminé, considère, comme essentiel, non seulement aux besoins de l’existence, mais même à la décence et à l’agrément de la vie. Le luxe est donc une chose singulièrement variable et qui se déplace sans cesse, la limite en reculant de plus en plus au fur et à mesure que l’ensemble d’une société s’enrichit et se raffine. »

Paul Leroy-Beamïtien

fig.7 Jean-Auguste Dominique Ingres (1780-1867) Portrait de la Princesse de Broglie, détail, 1853, huile sur toile ©New York, Metropolitan Museum of Arts

En conclusion, une réflexion sur le luxe s’impose, car une chose est le luxe, une chose est la vie luxueuse. Mais le luxe (au sens de la richesse matérielle excessive) n’est pas une simple question de morale: il est aussi plus prosaïquement d’ordre économique. On pense aux ouvrages de l’économiste Henri Baudrillart (1) et à l’étude sociale de Paul Leroy-Beamïtien de l’Institut de France intitulée Le luxe, la fonction de la richesse (2) dans lequel il rappelle que « La question de la légitimité ou de l’illégitimité, de l’utilité ou de la nocuité du luxe, est une des plus débattues qui soient ». L’article mérite d’être relu. L’auteur propose diverses définitions du luxe en rappelant qu’il s’agit d’un concept infiniment ondoyant qui varie selon l’époque et les besoins des sociétés. Le luxe est-il utile ? Inutile ? Bon ? Mauvais ? Doit-il être prescrit ou proscrit par les régimes politiques ?  On pense aux lois somptuaires de la Venise du XVIe siècle qui ordonnaient aux femmes de ne pas porter plus de perles que la décence le permettait mais aussi à la beauté des oeuvres d’art commandées par « le luxe » et qui appartiennent aujourd’hui au monde entier quand elles sont dans des musées comme le sublime Portrait de la Princesse de Broglie peint par Ingres (fig.7) ou les portraits de femmes en général (fig.8). « Il y a un luxe sain, intelligent, et un luxe malsain, extravagant » remarque l’économiste. S’il ne faut pas faire l’apologie du luxe, on remarque néanmoins qu’une civilisation est menacée dès lors qu’elle perd le sens de l’élégance de la vie et qu’elle renonce à transformer les matériaux du monde en œuvres d’art. Paul L-B se demande même si une société qui produit des objets luxueux n’est-elle pas plus dynamique qu’une société qui ne produit aucun luxe: « Il faut rechercher si le goût même de la nouveauté et du changement, qui caractérise le luxe, ne contribue pas à tenir l’esprit général d’une société plus en éveil, plus porté aux améliorations industrielles, aux découvertes, aux perfectionnements ; si, au contraire, une société rivée toujours au même genre de vie monotone, insipide, serait aussi productive, même en ce qui concerne l’agriculture et les arts communs, qu’une autre sollicitée à l’activité incessante par des habitudes de luxe. »

En effet, l’aspect positif d’une société qui encourage les arts et artisanats de luxe, est que bien souvent le luxe devient un bien partagé pour tous, une fois que son prix a baissé et qu’il s’est propagé: « Les frontières du luxe vont sans cesse en reculant, et c’est un grand bonheur. Le luxe d’autrefois devient sinon le nécessaire d’aujourd’hui, du moins une jouissance, soit inoffensive, soit utile, à la portée d’un grand nombre d’hommes. » On pense à l’ascenseur, au téléphone, à la voiture et à tant d’objets décriés par les anti-luxes qui sont devenus aujourd’hui des objets usuels qui, ô ironie, « ne sont pas du luxe ! » Ainsi, les objets de luxe deviennent peu à peu des objets de convenance, les luxuries des Anglais, se transforment en decencies: « La propagation de ce luxe dans toutes les couches de la population est aidée par les connaissances techniques qui permettent la substitution d’une matière moins coûteuse à une qui l’est davantage ; on peut ainsi mettre à la disposition des personnes d’une aisance modeste bien des objets réservés autrefois aux classes supérieures: ainsi le plaqué, le ruolz, remplacent l’argent ; la galvanoplastie, la ciselure ; la lithographie, la photographie, tiennent lieu de la gravure ou de la peinture ; les papiers peints, inventés en France vers 1760, font l’office de tapisseries. Les étoffes mi-partie de coton et de soie ou de déchets de soie donnent l’illusion de soieries ; le tulle et la gaze, de dentelles. Des matières nouvelles, le nickel, l’aluminium, facilitent la possession de montres, de pendules, d’objets divers d’une apparence élégante et peu coûteuse. Le perfectionnement des arts mécaniques y aide. Tout s’imite, même les perles, les diamants. »

fig.8 Thomas Hudson (1771-1779) Portrait de Femme (Elizabeth Aislabie, of Studley Royal, Yorkshire?), détail, 1749, huile sur toile ©Yale Center for British Art

Le luxe stimule la variété, repousse l’imagination, fait avancer l’invention et développe la créativité de l’homme. Il porte au développement des arts: « Ce n’est pas par ces excentricités, rares chez les peuples modernes, que l’on doit juger le luxe. Il nous est impossible, quant à nous, de le maudire. Le luxe, considéré en général et malgré ses abus, est un des principaux agents du progrès humain. L’humanité doit lui être reconnaissante de presque tout ce qui aujourd’hui décore et embellit la vie, d’une grande partie même des améliorations qui assainissent l’existence. Le luxe est le père des arts. Ni la sculpture, ni la peinture, ni la musique, ni leurs accompagnements populaires, la gravure, la lithographie, n’auraient pu prendre de grands développements et se répandre dans une société qui aurait déclaré la guerre au luxe. »

Oui, le luxe peut-être parfois ô combien vanité ! Mais combien aussi est-il aussi amour de beauté idéale ! Il révèle au monde le scintillement des pierres qui sommeillaient dans le noir des cavernes et que les hommes n’auraient jamais songer à extraire si ce n’était pour en parer les êtres aimés. Il invente mille raffinements en domestiquant la matière. Il abolit la quantité au profit de la qualité. Il brûle l’atome jusqu’à l’agonie qui seule pourra le faire resplendir. Il vend mille anneaux d’or pour en faire une chaîne de lumière. Il subjugue l’eau, la terre, l’air et le feu pour en faire des œuvres qui porteront les symboles de la vie. Rien n’est trop beau pour l’amour de la Beauté: « Il peut paraître inutile que les femmes portent des robes de soie, des fourrures rares, des rivières de diamants et des colliers de perles; que, pour des courses peu longues et sans but, elles se fassent transporter dans d’élégantes voitures. Mais c’est parfois pour procurer à leur femme ou à leurs filles ces biens et à eux-mêmes le lustre qui en résulte, que certains hommes auront peiné, inventé, affronté des risques, créé des industries utiles au monde entier, tandis que ces mêmes hommes se seraient détachés plus tôt du harnais si on avait voulu les réduire au simple confortable. »

Quoi qu’il arrive si « chaque dizaine d’années, quelques objets de luxe cessent de l’être par leur diffusion et l’abaissement de leur prix », le luxe du diamant et des joyaux persiste. Les pierres taillées, polies, gravées, montées, serties exercent le même attrait.

Enfin, cette exposition le prouve, peu importe le prix pourvu que nos yeux puissent boire l’ivresse du rêve !

©Gabrielle de Lassus Saint-Geniès, le 4 décembre 2013

 

Site de l’exposition Cartier Le Style et l’Histoire

(1) Henri Baudrillart, Histoire du luxe privé et public, depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, 4 vol., 1878-1880.
(2) Toutes les citations sont issues de l’article de Paul Leroy-Beamïtien, « Le luxe, la fonction de la richesse » in Revue des Deux Mondes, tome 126, 1894.