« J’ai cherché plutôt à faire rire qu’à mordre ». C’est avec un éclat de rire que l’on ouvre et que l’on referme l’Éloge de la Folie d’Érasme, délicieuse satire qui n’a pas pris une ride depuis sa publication en 1511 et…
Épilogue à Gustave Moreau I Le rapsode était mort; la lyre en bois sculptéeGisait près du cadavre au milieu du torrent.La Muse entre ses bras prit la tête en pleurant,La tête encor saignante et fraîchement coupée, La posa sur la…
(Cette conférence a été donnée le samedi 4 juin 2016 dans le cadre de l’Université de Printemps sur le thème « Chronologies, chrononymies et autres figures du temps », au sein du Festival d’Histoire de l’art de Fontainebleau*.) 1/ Représentations et…
« La peinture arrête le soleil. L’architecture pétrifie la proportion, et la sculpture l’attitude. La poésie met en œuvre des matériaux résistants : mobile elle-même, elle impose au lecteur pour l’appréciation du spectacle, de l’ode, du récit, de la scène,…
Les Grenouilles, se lassant De l’état Démocratique, Par leurs clameurs firent tant Que Jupin les soumit au pouvoir Monarchique. Il leur tomba du Ciel un Roi tout pacifique : Ce Roi fit toutefois un tel bruit en tombant Que la…
En 1837, Chopin fait éditer les douze études pour piano « Opus 25 », dédiées à la femme de lettres Marie d’Agoult (1805-1876). La numéro 1, appelée aussi « La harpe éolienne » est particulièrement magnifique. Ici interprétée par Maurizio Pollini.
La sève du printemps redonne vigueur à l’Angélique officinale, plante princière de la famille des Ombellifères qui ouvre ses éventails vert tendre en déployant ses vertus aussi esthétiques que médicinales. Georg Franz Hoffmann la nomme Angelica Officinalis alors que Linné l’appelle du nom…
Tableau de jeunesse du britannique John Everett Millais (1829-1896), la toile fascinante Lorenzo et Isabella (fig.1) a été peinte de novembre 1848 à avril 1849, à l’époque où naît le groupe des Préraphaélites. Pour cette peinture très personnelle qui plonge ses…
Les Bachianas Brasileiras du compositeur brésilien Heitor Villa-Lobos sont une série de chefs d’oeuvre parmi lesquels on trouve le Prélude de la suite n°4 créé pour piano en 1930-41 et orchestré en 1942. Tout simplement divin !
Genèse, généalogie et puissance vitale de l’image allégorique Final chair du colloque international «Vierges, épouses, mères. Les personnifications nationales à l’Époque moderne » le jeudi 31 mars 2016 (Paris, les 29-31 mars 2016, organisé par l’Institut historique allemand, le Centre allemand…
« Si quelqu’un donc est capable d’entendre la poésie de Dieu (tês tou theou poiêtikês), il est nécessairement heureux lui-même et s’associe à la joie de ceux qui, avant lui déjà, étaient les auditeurs de cette poésie. Or, dans la poésie…
Dans le fleuve d’oubli s’endorment les saisonsEn pages de jouvence et vieillesse éternellesLe silence noie les eaux des amours fidèlesOn dit qu’elle est vaine la satiété des sons. On dit que de ce fleuve d’or nul ne revient,Nul ne se…
En collaboration avec le programme Vive-Voix du Wheaton College (Illinois), le poète Nicolas Grenier a invité l’Oiseau-Lyre à prêter sa voix pour la lecture du poème Cité de la Muette (Écouter). Cité de la Muette Dans les murs de la cité…
À garder dans sa bibliothèque musicale: l’intermezzo n°1 pour piano du mexicain Manuel Maria Ponce (1882-1948). Du charme, du rubato, de la nostalgie ! Ici, interprété par le pianiste Jorge Federico Osorio.
À la mystérieuse : j’ai tant rêvé de toi J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d’atteindre ce corps vivant Et de baiser sur cette bouche la naissance De la voix qui m’est chère?…
Prodigieux peintre britannique de la fin du XIXe siècle, John Atkinson Grimshaw (1836-1893) s’est spécialisé dans les paysages poétiques, les vues nocturnes, les atmosphères mystérieuses et mélancoliques. Il y a en lui un mélange de Caspar David Friedrich, de Whistler…
Le baryton Jacques François L’Oiseleur des Longchamps chantera le mercredi 20 janvier 2016 à 15h15 un programme musical sur le thème des prénoms féminins, aux côtés de la pianiste Stéphanie Humeau. D’Adèle à Zulma en passant par Chloris, la musique…
« Une lettre de mon frère a fixé dans ma mémoire la date de mon départ : il écrivait de Paris à ma mère, en lui annonçant la mort de Mirabeau. Trois jours après l’arrivée de cette lettre, je rejoignis en rade…
L’Angélus : un titre-prière Rien ne sert de gloser sur L’Angélus de Millet (fig.1) sans relire d’abord la prière séculaire de la Salutation à Marie que tout français récitait trois fois par jour, matin, midi et soir en pensant aux défunts de…
Le poignant air « With darkness deep as is my woe » de la Theodora d’Haendel est un des sommets de l’oratorio d’Haendel, composé en 1749, dix ans avant la mort du musicien. Dans les premières années du christianisme, la jeune…