©musique, Nicholas Britell
Ne reviens pas sur l’inaccessible passé,
Laisse la porte close, laisse la mémoire
Dormir sans jamais, ô grand jamais, l’éveiller,
Tu frapperais en vain en cognant au heurtoir.
Tu frapperais en vain sur le clavier du temps,
Sans jamais retrouver la mélodie fidèle,
Sans revenir au jardin des roses d’antan,
Parmi les allées sans colères ni querelles.
Ne rallume pas le flambeau dans les demeures
Que la mémoire conserve comme blessure,
Tu verrais la glycine qui sut nos bonheurs
Coupée par la faucille de la Parque mûre.
©GLSG, Paris, 19 février 2022
