Rares heures de bonheur je vous ai étreintes
Quand tout autour de moi la vie diminuait,
Quand la masse du monde soudain s’affaissait,
Victime de son délire et de ses contraintes.
Vous ayant serré comme la chaîne sévère
Retient captive la cheville du forçat,
Je n’ai plus voulu que me confondre en vos bras,
Rares heures de bonheur brisées comme verre.
Oui, vous m’avez tout donné de votre fraîcheur,
Minutes plus pures que la pure innocence,
Temps unique sans amertume ni souffrance,
Tribut réel que le destin donne en vainqueur.
Et comment ne pas songer à tous vos mérites
Alors que les misères s’acharnent en pluie,
Rares heures de bonheur qui se sont enfuies,
Belles écuyères qui passèrent si vite !
©GLSG, 2021
