{"id":2322,"date":"2014-10-26T12:50:17","date_gmt":"2014-10-26T12:50:17","guid":{"rendered":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?p=2322"},"modified":"2024-02-29T21:05:24","modified_gmt":"2024-02-29T21:05:24","slug":"lire-et-relire-chronique-n-27-conseils-aux-jeunes-litterateurs-par-charles-baudelaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?p=2322","title":{"rendered":"LIRE ET RELIRE les Conseils aux jeunes litt\u00e9rateurs par Charles Baudelaire"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\"><a href=\"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/640px-Follet_nov_1839.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-2694 aligncenter\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/640px-Follet_nov_1839.jpg?resize=377%2C458\" alt=\"640px-Follet_nov_1839\" width=\"377\" height=\"458\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/640px-Follet_nov_1839.jpg?resize=247%2C300&amp;ssl=1 247w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/640px-Follet_nov_1839.jpg?resize=160%2C193&amp;ssl=1 160w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/640px-Follet_nov_1839.jpg?w=640&amp;ssl=1 640w\" sizes=\"(max-width: 377px) 100vw, 377px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\"><strong><em>&laquo;&nbsp;Les pr\u00e9ceptes qu&rsquo;on va lire sont le fruit de l&rsquo;exp\u00e9rience ; l&rsquo;exp\u00e9rience implique une certaine somme de b\u00e9vues ; chacun les ayant commises, &#8211; toutes ou peu s&rsquo;en faut, &#8211; j&rsquo;esp\u00e8re que mon exp\u00e9rience sera v\u00e9rifi\u00e9e par celle de chacun.&nbsp;&raquo;<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\">Ce n&rsquo;est pas sans un certain humour caustique que l&rsquo;ami Baudelaire ouvre sa courte \u00e9p\u00eetre aux <em><strong>&laquo;&nbsp;jeunes litt\u00e9rateurs&nbsp;&raquo; <\/strong><\/em>publi\u00e9e dans\u00a0<em>L&rsquo;Esprit public,<\/em> le 15 avril 1846.\u00a0Ayant lui m\u00eame \u00e9t\u00e9 la proie na\u00efve de ses propres illusions, il s&#8217;empresse de pr\u00e9venir avec une<strong><em> &laquo;&nbsp;tendresse toute fraternelle&nbsp;&raquo;<\/em> <\/strong>ceux qui le liront, tout en sachant pertinemment qu&rsquo;il faut forger pour devenir forgeron, et que rien ne remplace l&rsquo;\u00e9cole de l&rsquo;exp\u00e9rience pour celui qui \u00a0veut devenir \u00e9crivain.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\"><strong>1. Du bonheur et du \u00a0guignon dans les d\u00e9buts<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\">D&#8217;embl\u00e9e Baudelaire rappelle qu&rsquo;il n&rsquo;y a jamais de grand succ\u00e8s tonitruant pour un \u00e9crivain. Quand un homme de plume gagne une bonne r\u00e9putation, c&rsquo;est g\u00e9n\u00e9ralement parce qu&rsquo;il a oeuvr\u00e9 dans l&rsquo;ombre et dans le silence, \u00e0 force de sacrifices et d&rsquo;abn\u00e9gation. Chose trop souvent oubli\u00e9e, comme si le succ\u00e8s \u00e9tait ind\u00e9pendant de la force \u00e9reintante du travail : <strong><em>&laquo;&nbsp;Il y a lente agr\u00e9gation de succ\u00e8s mol\u00e9culaires ; mais de g\u00e9n\u00e9rations \u00a0miraculeuses et spontan\u00e9es, jamais.&nbsp;&raquo;<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\">Notre \u00e9crivain se moque de ceux qui croient \u00e0 la chance, au <strong><em>&laquo;&nbsp;guignon&nbsp;&raquo;<\/em><\/strong>. Avec subtilit\u00e9, il expose qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien de grand sans volont\u00e9. Ceux qui ne croient qu&rsquo;au pouvoir de la chance sont d\u00e9j\u00e0 morts. Il n&rsquo;y a de grand \u00e9crivain que celui qui est esclave de la volont\u00e9, celui qui refuse l&rsquo;inspiration facile, l&rsquo;oeuvre qui ne co\u00fbte aucun effort et la litt\u00e9rature obtenue en un claquement de doigt. Foin de la fatalit\u00e9 ! L&rsquo;\u00e9crivain se caract\u00e9rise par sa libert\u00e9 et sa volont\u00e9. Se soumettre au seul destin serait se condamner \u00e0 un d\u00e9terminisme qui contraindrait son pouvoir de cr\u00e9ation : <strong><em>&laquo;&nbsp;Libert\u00e9 et fatalit\u00e9 sont deux contraires : vues de pr\u00e8s et de loin, c&rsquo;est une seule volont\u00e9. C&rsquo;est pourquoi il n&rsquo;y a pas de guignon. Si vous avez du guignon, c&rsquo;est qu&rsquo;il vous manque quelque chose : ce quelque chose, connaissez-le, et \u00e9tudiez le jeu des volont\u00e9s voisines pour d\u00e9placer plus facilement la circonf\u00e9rence.&nbsp;&raquo; (\u2026)<\/em><\/strong><em><strong>&laquo;&nbsp;Jusque l\u00e0, <\/strong><\/em><strong>vae victis<\/strong><em><strong> ! car rien n&rsquo;est vrai que la force, qui est la justice supr\u00eame.&nbsp;&raquo;<\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\"><strong>2. Des salaires<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\"><strong>&laquo;&nbsp;<em>Pourquoi se fouler la rate pour si peu ?<\/em>&laquo;&nbsp;<\/strong> H\u00e9las pour lui l&rsquo;\u00e9crivain doit vendre \u00e0 tout prix, mais \u00e0 quoi bon \u00e9crire quand on consid\u00e8re son maigre salaire ? \u00a0La philosophie baudelairienne r\u00e9pond \u00e0 cette interrogation avec un grand sens pratique. M\u00eame en gagnant peu l&rsquo;\u00e9crivain doit accepter les march\u00e9s peu juteux qu&rsquo;on lui propose et mettre son amour-propre de c\u00f4t\u00e9 : <strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;homme raisonnable est celui qui dit : &laquo;&nbsp;Je crois que cela vaut tant, parce que j&rsquo;ai du g\u00e9nie ; mais s&rsquo;il faut faire quelques concessions, je le serai, pour avoir l&rsquo;honneur d&rsquo;\u00eatre des v\u00f4tres.&nbsp;&raquo; <\/em><\/strong>Autrement dit, accepter tous les\u00a0contrats sans\u00a0\u00eatre trop regardant.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\"><strong>3. Des sympathies et des antipathies<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\"><em><strong>&laquo;&nbsp;En amour, comme en litt\u00e9rature, les sympathies sont involontaires ; n\u00e9anmoins elles ont besoin d&rsquo;\u00eatre v\u00e9rifi\u00e9es et la raison y a sa part ult\u00e9rieure.&nbsp;&raquo;<\/strong><\/em> La prudence s&rsquo;impose. <strong><em>&laquo;&nbsp;Il y a cependant des gens qui se fabriquent des haines comme des admirations, \u00e0 l&rsquo;\u00e9tourdie !&nbsp;&raquo; <\/em><\/strong>Rien de plus terrible que la haine pure et l&rsquo;enthousiasme na\u00eff. Les deux sont faits <em><strong>&laquo;&nbsp;avec notre sang, notre sant\u00e9, notre sommeil et les deux tiers de notre amour ! Il faut en \u00eatre avare !&nbsp;&raquo;<\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\"><strong>4. De l&rsquo;\u00e9reintage<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\">L&rsquo;\u00e9reintage est dangereux. Il n&rsquo;est \u00e0 employer que contre les litt\u00e9rateurs qui font \u00a0commerce avec le mensonge. Mieux vaut avoir l&rsquo;habilet\u00e9 de s&rsquo;aligner avec les forts plut\u00f4t que de se perdre \u00e0 les pourfendre. Il y a deux m\u00e9thodes d&rsquo;\u00e9reintage selon Baudelaire : la ligne droite (critique directe) \u00a0et la ligne courbe (critique indirecte). La pire des situations demeure l&rsquo;\u00e9reintage rat\u00e9, \u00e0 l&rsquo;image d&rsquo;une arme qui se retournerait contre le critique lui-m\u00eame : <strong><em>&laquo;&nbsp;Un \u00e9reintage manqu\u00e9 est un accident d\u00e9plorable, c&rsquo;est un fl\u00e8che qui se retourne, ou au moins vous d\u00e9pouille la main en partant, une balle dont le ricochet peut vous tuer.&nbsp;&raquo;<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\"><strong>5. Des m\u00e9thodes de composition<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\">L&rsquo;\u00e9crivain, quoique de nature contemplative et port\u00e9 \u00e0 l&rsquo;introspection demeure un homme actif, dont la vocation est de travailler avec efficacit\u00e9. D&rsquo;ailleurs, un \u00e9crivain qui ne serait pas port\u00e9 \u00e0 l&rsquo;action ne serait rapidement plus digne de ce nom : <em><strong>&laquo;&nbsp;Il faut que tous les coups portent, et pas une touche ne soit inutile. Pour \u00e9crire vite, il faut avoir beaucoup pens\u00e9, &#8211; avoir trimball\u00e9 un sujet avec soi, \u00e0 la promenade, au bain, au restaurant, et presque chez sa ma\u00eetresse.&nbsp;&raquo;<\/strong><\/em>\u00a0Une r\u00e9flexion que Baudelaire partage avec Eug\u00e8ne Delacroix, cit\u00e9 \u00e0 juste titre : <em><strong>&laquo;&nbsp;E. Delacroix me disait un jour : L&rsquo;art est une chose si id\u00e9ale et si fugitive, que les outils ne sont jamais assez propres, ni les moyens assez exp\u00e9ditifs.&nbsp;&raquo; <\/strong><\/em>Suit une critique tr\u00e8s int\u00e9ressante du brouillon et de la rature. Pour Baudelaire, rien ne sert d&rsquo;accumuler des montagnes de phrases sur le papier. Il d\u00e9nonce cette op\u00e9ration confuse en se servant de la belle image du peintre :<strong> <em>&laquo;&nbsp;Couvrir une toile n&rsquo;est pas la charger de couleurs, c&rsquo;est \u00e9baucher en frottis, c&rsquo;est disposer des masses en tons l\u00e9gers et transparents. &#8211; La toile doit \u00eatre couverte- en esprit- au moment o\u00f9 l&rsquo;\u00e9crivain prend la plume pour en \u00e9crire le titre.&nbsp;&raquo; <\/em><\/strong>Il en profite pour griffer la prodige faconde de Balzac, qui, on le sait,\u00a0couvrait ses manuscrits d&rsquo;annotations, de reprises, de corrections, de commentaires. L&rsquo;allusion m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre cit\u00e9e en entier :<strong><em> &nbsp;&raquo; On dit que Balzac charge sa copie et ses \u00e9preuves d&rsquo;une mani\u00e8re\u00a0<\/em><\/strong><b><i>fantastique et d\u00e9sordonn\u00e9e. Un roman passe d\u00e8s lors par une s\u00e9rie de gen\u00e8ses, o\u00f9 se disperse non-seulement l&rsquo;unit\u00e9 de la phrase, mais aussi l&rsquo;oeuvre. C&rsquo;est sans doute cette mauvaise m\u00e9thode qui donne souvent au style ce je ne sais quoi de diffus, de bouscul\u00e9 et de brouillon, &#8211; le seul d\u00e9faut de ce grand historien.&nbsp;&raquo;<\/i><\/b><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\"><strong> 6. Du travail journalier et de l&rsquo;inspiration<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\">Baudelaire, bien qu&rsquo;amateur de vin et de haschich, d\u00e9plore les inspirations forc\u00e9es et le d\u00e9r\u00e8glement des sens quand il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00e9criture. Ecrire demande une hygi\u00e8ne de vie quasi monacale et un rythme de vie r\u00e9gulier. L&rsquo;inspiration est fid\u00e8le \u00e0 celui qui lui est fid\u00e8le dans la monotonie du labeur quotidien : <strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;orgie n&rsquo;est plus la soeur de l&rsquo;inspiration : nous avons cass\u00e9 cette parent\u00e9 adult\u00e8re. L&rsquo;\u00e9nervation rapide et la faiblesse de quelques belles natures t\u00e9moignent assez contre cet odieux pr\u00e9jug\u00e9. Une nourriture tr\u00e8s-substantielle, mais r\u00e9guli\u00e8re, est la seule chose n\u00e9cessaire aux \u00e9crivains f\u00e9conds. L&rsquo;inspiration est d\u00e9cid\u00e9ment la soeur du travail journalier. Ces deux contraires ne s&rsquo;excluent pas plus que tous les contraires qui constituent la nature. L&rsquo;inspiration ob\u00e9it comme la faim, comme la digestion, comme le sommeil. Il y a sans doute dans l&rsquo;esprit une esp\u00e8ce de m\u00e9canique c\u00e9leste, dont il ne faut pas \u00eatre honteux, mais tirer le parti le plus glorieux, comme les m\u00e9decins, de la m\u00e9canique du corps. Si l&rsquo;on veut vivre dans une contemplation opini\u00e2tre de l&rsquo;oeuvre de demain, le travail journalier servira l&rsquo;inspiration, &#8211; comme une \u00e9criture lisible sert \u00e0 \u00e9clairer la pens\u00e9e, et comme la pens\u00e9e calme et puissante sert \u00e0 \u00e9crire lisiblement ; car le temps des mauvaises \u00e9critures est pass\u00e9.&nbsp;&raquo;<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\"><strong>7. De la po\u00e9sie<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\">Ne jamais abandonner la po\u00e9sie, bien certainement. Sur ce chapitre, Baudelaire \u00e9crit avec humour : <strong><em>&laquo;&nbsp;La po\u00e9sie est un des arts qui rapportent le plus ; mais c&rsquo;est une esp\u00e8ce de placement dont on ne touche que tard les int\u00e9r\u00eats, &#8211; en revanche tr\u00e8s-gros. Je d\u00e9fie les envieux de me citer de bons vers qui aient ruin\u00e9 un \u00e9diteur&nbsp;&raquo;. <\/em><\/strong>Baudelaire con\u00e7oit la po\u00e9sie comme une n\u00e9cessit\u00e9 imp\u00e9rieuse : <strong><em>&laquo;&nbsp;(\u00a0\u2026) tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux\u00a0<\/em><\/strong><b><i>jours, &#8211; de po\u00e9sie, jamais. L&rsquo;art qui satisfait le besoin le plus imp\u00e9rieux sera toujours le plus honor\u00e9.&nbsp;&raquo;<\/i><\/b><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\"><strong>8. Des cr\u00e9anciers<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\">N&rsquo;ayez jamais de cr\u00e9anciers, cela va de soi.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\"><strong>9. Des ma\u00eetresses<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\">Avec une pointe de misogynie \u00e0 la sauce XIX\u00e8me, Baudelaire d\u00e9nonce les femmes soi-disant dangereuses aux gens de lettres : la femme honn\u00eate, le bas-bleu et l&rsquo;actrice. La femme honn\u00eate car <em><strong>&laquo;&nbsp;elle est une m\u00e9diocre p\u00e2ture pour l&rsquo;\u00e2me despotique d&rsquo;un po\u00e8te&nbsp;&raquo;<\/strong> <\/em>; le bas-bleu car <em><strong>&laquo;&nbsp;c&rsquo;est un homme manqu\u00e9&nbsp;&raquo;<\/strong><\/em>, l&rsquo;actrice <em><strong>&laquo;&nbsp;parce qu&rsquo;elle s&rsquo;est frott\u00e9e de litt\u00e9rature et qu&rsquo;elle parle argot, (\u2026) le public lui \u00e9tant une chose plus pr\u00e9cieuse que l&rsquo;amour.&nbsp;&raquo;<\/strong><\/em>\u00a0Nous passerons la fin du paragraphe plut\u00f4t d\u00e9cevante o\u00f9 le vrai litt\u00e9rateur n&rsquo;a\u00a0finalement pas d&rsquo;autre choix que\u00a0celui de la fille ou de la femme b\u00eate. Soeurs, est-il besoin d&rsquo;en expliquer les raisons ?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'times new roman', times;\">M\u00eame si Baudelaire distrait par ses satires, on le pr\u00e9f\u00e8re po\u00e8te. Ce texte court nous laisse sur notre faim. Dans la s\u00e9rie des conseils aux jeunes gens, on devrait se diriger davantage vers les <em>Lettres \u00e0 un jeune po\u00e8te<\/em>\u00a0(1929) de Rainer Maria Rilke, plus profond et plus r\u00e9fl\u00e9chi.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>GLSG, le 26 octobre 2014<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&laquo;&nbsp;Les pr\u00e9ceptes qu&rsquo;on va lire sont le fruit de l&rsquo;exp\u00e9rience ; l&rsquo;exp\u00e9rience implique une certaine somme de b\u00e9vues ; chacun les ayant commises, &#8211; toutes ou peu s&rsquo;en faut, &#8211; j&rsquo;esp\u00e8re que mon exp\u00e9rience sera v\u00e9rifi\u00e9e par celle de chacun.&nbsp;&raquo;&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?p=2322\">Read more &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2694,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"spay_email":""},"categories":[4],"tags":[1903,1900,1897,1898,1899,1901,946,1207,1902,1905,186,401,1908,1906,499,36,1909,1904,508,1907,383],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/640px-Follet_nov_1839.jpg?fit=640%2C775&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4lzfC-Bs","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2322"}],"collection":[{"href":"https:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2322"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2322\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15305,"href":"https:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2322\/revisions\/15305"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2694"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2322"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2322"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2322"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}