{"id":833,"date":"2011-04-20T00:28:09","date_gmt":"2011-04-20T00:28:09","guid":{"rendered":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.wordpress.com\/?p=833"},"modified":"2014-03-04T02:19:58","modified_gmt":"2014-03-04T02:19:58","slug":"the-cult-of-beauty-exposition-au-va-museum","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?p=833","title":{"rendered":"EXPOSITION : The Cult of Beauty (V&#038;A Museum)"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_844\" style=\"width: 235px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/217074_179550528762804_3795037_n.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-844\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-844 aligncenter\" alt=\"Choosing, par G.F. Watts, 1864\" src=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/217074_179550528762804_3795037_n.jpg?w=225&#038;resize=225%2C300\" width=\"225\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/217074_179550528762804_3795037_n.jpg?w=408 408w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/217074_179550528762804_3795037_n.jpg?resize=225%2C300 225w\" sizes=\"(max-width: 225px) 100vw, 225px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-844\" class=\"wp-caption-text\">Choosing, par G.F. Watts, 1864<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><em>THE CULT OF BEAUTY<br \/>\nThe Aesthetic Movement 1860-1900<\/em><br \/>\nExposition du Victoria &amp; Albert Museum (Londres, 2 avril-17 juillet 2011)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Voyage de l&rsquo;Oiseau-Lyre, le mardi 19 Avril 2011<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019Art a cet avantage subtil : r\u00e9server d\u2019inattendues promenades et des surprises esth\u00e9tiques alors que l\u2019on croit souvent conna\u00eetre ses artifices. Allez \u00e0 l\u2019exposition \u00ab Le Culte de la Beaut\u00e9 \u00bb \u00a0du Victoria &amp; Albert Museum et vous ne pourrez que mesurer le g\u00e9nie anglais de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XIX\u00e8me si\u00e8cle. Cette nation priv\u00e9e de Beaux-Arts d\u00e8s la R\u00e9forme a su se doter en un si\u00e8cle d\u2019une \u00e9cole de peinture, de dessin, et de sculpture, d\u00e9couvrir et d\u00e9velopper de nouvelles techniques et imposer des styles artistiques dont nous sommes encore aujourd\u2019hui les h\u00e9ritiers inconscients. \u00ab Le Culte de la Beaut\u00e9 \u00bb rend hommage \u00e0 cette effervescence intellectuelle et artistique qui anima les salons, les galeries et les ateliers anglais entre 1860 et 1900. En quarante ans, les Arts anglais ont su d\u00e9velopper et transformer les acquis de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIX\u00e8me si\u00e8cle afin de cr\u00e9er un mouvement autonome quoique anim\u00e9s de tendances diverses, comme un tohu-bohu de styles appel\u00e9s \u00e0 \u00eatre dociles au m\u00eame id\u00e9al : l\u2019<em>Aestheticism<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En faisant ce p\u00e8lerinage esth\u00e9tique, \u00a0l\u2019on ne peut que ressentir \u00e0 quel point la r\u00e9volution industrielle avait des avantages pratiques certes, mais des inconv\u00e9nients stylistiques, comme si la science restait la mar\u00e2tre de l\u2019Art \u00e9pris de beaut\u00e9, de libert\u00e9 et de gratuit\u00e9. La modernit\u00e9 avait r\u00e9duit les distances gr\u00e2ce au chemin de fer, d\u00e9couvert le pouvoir de la f\u00e9e-\u00e9lectricit\u00e9, invent\u00e9 t\u00e9l\u00e9graphes, t\u00e9l\u00e9phones et phonographes mais l\u2019artiste ne parvenait pas \u00e0 trouver en elle la po\u00e9sie n\u00e9cessaire pour son grand-\u0153uvre (M\u00eame les impressionnistes peignaient les gares avec des touches de lumi\u00e8re et des flous bleus comme pour conjurer l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 des mat\u00e9riaux du machinisme). D\u2019autre part le miracle de la photographie \u00e9tait bien plus capable d\u2019\u00e9treindre la r\u00e9alit\u00e9 que le pinceau d\u2019un peintre aussi perspicace soit-il. Ainsi, l\u2019artiste britannique du choisir entre le chemin de fer et la Divine Com\u00e9die, les crinolines ou les robes antiques, entre l\u2019Art \u00ab Moral \u00bb ou l&rsquo;Art pour l\u2019Art (<em>Art for Art\u2019s Sake<\/em>). Plusieurs suivirent cette derni\u00e8re voie, tels qu\u2019Oscar Wilde, Whistler, Frederic Leighton, Walter Crane, Aubrey Beardsley, Albert Moore, et d\u2019autres, en \u00e9cho aux th\u00e9ories fran\u00e7aises de Th\u00e9ophile Gautier (\u00ab En g\u00e9n\u00e9ral d\u00e8s qu\u2019une chose devient utile, elle cesse d\u2019\u00eatre belle \u00bb). En 1882, l\u2019ouvrage de Walter Hamilton intitul\u00e9 <em>The Aesthetic Movement<\/em> contribue \u00e0 \u00e9tablir le mouvement en lui donnant une pens\u00e9e et une litt\u00e9rature.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019 \u00ab Art pour l\u2019Art \u00bb revendique la jouissance de l\u2019Art pour lui-m\u00eame en le d\u00e9gageant de toute moralit\u00e9, toute contingence, tout aspect anecdotique, au profit d\u2019une contemplation pure et sans objet v\u00e9ritable. De nouveaux types de beaut\u00e9s sont exalt\u00e9s pour eux-m\u00eames dans un seul but : la d\u00e9lectation artistique. L\u2019un des reproches qui sera fait \u00e0 ce courant sera d\u2019avoir fait de l\u2019artiste un d\u00e9corateur plus qu\u2019un cr\u00e9ateur, un obs\u00e9d\u00e9 du motif plus qu\u2019un g\u00e9nie de l\u2019invention picturale. Quoi qu\u2019il en soit l\u2019influence de ce mouvement transforma en profondeur de nombreux domaines li\u00e9s entre eux par la m\u00eame qu\u00eate esth\u00e9tique : mobilier, v\u00eatement, orf\u00e8vrerie, bijouterie, arts du livre, gravure ou c\u00e9ramique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En effet, les stations du chemin de roses de cette exposition poss\u00e8dent bien peu d\u2019\u00e9pines. Ces peintures sont stup\u00e9fiantes de splendeurs na\u00efves : elles repr\u00e9sentent des femmes d\u00e9gag\u00e9es des contingences mat\u00e9rielles qui ne sont jamais malades (sinon d\u2019amour), vivant dans des palais antiques imaginaires, des enchanteresses languides sur des sofas de satin, des muses ensommeill\u00e9es couronn\u00e9es de lys, des pr\u00eatresses drap\u00e9es de plis l\u00e9gers et d\u2019azal\u00e9es marchant en des temples vagues, ou des jeunes filles jouant avec des poissons rouges dans une totale indolence parnassienne. Nul souci ne guette ces ravissantes cr\u00e9atures aussi d\u00e9coratives qu\u2019inutiles, sinon peut-\u00eatre l\u2019\u00e9br\u00e9chure d\u2019une tasse de th\u00e9 japonaise ou la page d\u2019un livre d\u00e9chir\u00e9 par un z\u00e9phyr importun\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Oui, notre regard peut rester interdit et s\u2019interdire de p\u00e9n\u00e9trer dans ces \u0153uvres superficielles: il ne reste alors plus qu\u2019\u00e0 sortir apr\u00e8s avoir travers\u00e9 les successions de salles en se bouchant les r\u00e9tines avec les verres fum\u00e9s du m\u00e9pris et du d\u00e9dain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Oui, notre regard aussi peut prendre le temps d\u2019entrer dans l\u2019univers de ces attachants artistes dont la vaste culture et les talents divers se succ\u00e8dent, en chair de mati\u00e8res et en os de concepts face \u00e0 nos pupilles !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Notre \u00e9poque ne sait plus voir quel \u00e9tait l\u2019objectif de ces artistes. C\u2019est le m\u00e9rite de cette exposition que de plonger le visiteur dans l\u2019univers de cette <em>fin de si\u00e8cle<\/em> afin qu\u2019il saisisse l\u2019id\u00e9al qui anima ces \u00e2mes qui pr\u00e9f\u00e9r\u00e8rent d\u00e9corer leurs maisons de lys, de paons, d\u2019orchid\u00e9es, de porcelaines japonaises, plut\u00f4t que des cactus de l\u2019acier et de papiers peints repr\u00e9sentant les progr\u00e8s techniques et leurs brouillards de charbons.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette splendide succession d\u2019objets d\u2019art divers et vari\u00e9s nous aide \u00e0 comprendre que ces esprits cherch\u00e8rent \u00e0 capter un id\u00e9al de beaut\u00e9 \u00e0 travers la repr\u00e9sentation id\u00e9alis\u00e9e de la vie, de la nature et de la femme. Ils tent\u00e8rent de capturer les instants de gr\u00e2ces que l\u2019existence offre parfois, tout en les parant des vertus propres \u00e0 exalter l\u2019id\u00e9e de synesth\u00e9sie qui leur \u00e9tait si ch\u00e8re, dans le sillage de Baudelaire et de Mallarm\u00e9. La jouissance \u00e9tait esth\u00e9tique dans la mesure ou elle \u00e9tait intellectuelle : art et litt\u00e9rature, peinture et po\u00e9sie, repr\u00e9sentations et philosophies sont intimement li\u00e9es en ces \u0153uvres. Et tous les sens sont appel\u00e9s \u00e0 participer \u00e0 cette contemplation physique et spirituelle : le spectateur peut entendre les couleurs des coraux de Sandys ou du jaune-canari de la robe de l\u2019<em>Esther <\/em>de Millais, il peut go\u00fbter le parfum des cerises de Leighton (<em>Mother and Child<\/em>), il peut toucher les roucoulements des colombes et les cris des paons ou sentir les brumes de Venise des gravures de Whistler, il peut lire la po\u00e9sie des cadres de Dante Gabriel Rossetti afin de s\u2019impr\u00e9gner de l\u2019atmosph\u00e8re que ce dernier voulait cr\u00e9er dans ses \u0153uvres. L\u2019art ne reproduit pas le visible pour ces esth\u00e8tes : il transfigure le visible apr\u00e8s l\u2019avoir fait passer par l\u2019entonnoir de l\u2019id\u00e9alisme et de la gr\u00e2ce.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et l\u2019on marche en cette exposition comme en un plaisant p\u00e8lerinage, au son des po\u00e8mes r\u00e9cit\u00e9s par des voix graves et chaleureuses. L\u2019imagination se d\u00e9bride, les pinceaux lient et d\u00e9lient des sc\u00e8nes comme un chapelet de visions graves et souriantes.<\/p>\n<p><strong> 1er Myst\u00e8re: <em>The Search for a New Beauty <\/em>(1860s)<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_834\" style=\"width: 232px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/215642_179549038762953_8192834_n.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-834\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-834\" alt=\"Caricature d'Oscar Wilde, The Bard of Beauty\" src=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/215642_179549038762953_8192834_n.jpg?w=222&#038;resize=222%2C300\" width=\"222\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/215642_179549038762953_8192834_n.jpg?w=408 408w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/215642_179549038762953_8192834_n.jpg?resize=222%2C300 222w\" sizes=\"(max-width: 222px) 100vw, 222px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-834\" class=\"wp-caption-text\">Caricature d&rsquo;Oscar Wilde, The Bard of Beauty<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette salle invite \u00e0 revenir aux origines de l\u2019<em>Aesthetic Movement<\/em> en \u00e9voquant le mouvement pr\u00e9rapha\u00e9lite et ses pionniers : Rossetti, Edward Burne-Jones, William Morris et leur cercle influent. <em>La Belle Iseult<\/em>, seule toile peinte par Morris avec l\u2019aide amicale de Rossetti nous montre la belle infid\u00e8le se contempler dans un miroir m\u00e9di\u00e9val en rattachant sa ceinture avec m\u00e9lancolie. La photographie de Jane Morris, \u00e9pouse de William Morris et muse de Rossetti pr\u00e9sent\u00e9e dans la vitrine suivante rappelle les liens qui unissaient et inspiraient ces artistes. Le spectateur peut ensuite contempler une collection de porcelaines de Chine, la fameuse \u00ab Blue and White \u00bb porcelaine de Nankin dont s\u2019entich\u00e8rent Whistler, Rossetti et Wilde (qui en remplit sa chambre d\u2019\u00e9tudiant \u00e0 Oxford) et dont se moqu\u00e8rent aimablement les caricatures du satiriste Georges du Maurier. L\u2019art du livre est repr\u00e9sent\u00e9 par divers recueils imprim\u00e9s, reli\u00e9s et d\u00e9cor\u00e9s avec soin, audace et vigueur, et traitant g\u00e9n\u00e9ralement de po\u00e9sies, de l\u00e9gendes m\u00e9di\u00e9vales ou de romances nostalgiques, sous le regard de l\u2019\u00e9nigmatique po\u00e8te Charles Algernon Swinburne dont le portrait par William Bell Scott a \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9reusement pr\u00eat\u00e9 par le <em>Balliol College<\/em> d\u2019Oxford.<\/p>\n<div id=\"attachment_835\" style=\"width: 190px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/217353_179548822096308_6723220_a.jpg?resize=180%2C232\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-835\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-835\" alt=\"Pavonia, Frederic Leighton, 1858\" src=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/217353_179548822096308_6723220_a.jpg?resize=180%2C232\" width=\"180\" height=\"232\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-835\" class=\"wp-caption-text\">Pavonia, Frederic Leighton, 1858<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nul ennui dans cette visite : la vari\u00e9t\u00e9 et la profusion des techniques est source d\u2019\u00e9merveillement. La <em>Veronica V\u00e9ron\u00e8se<\/em> de Rossetti, splendide dans son velours vert, est bien pr\u00e9sente, pr\u00eate \u00e0 saisir l\u2019inspiration de son archet en \u00e9coutant l\u2019oiseau qui chante dans sa cage, les portraits se succ\u00e8dent : la <em>Pavonia <\/em>de Leighton, les femmes de Frederick Sandys, la <em>Bocca Bacciata<\/em> de Rossetti, avant que l\u2019\u0153il ne soit captiv\u00e9 par la <em>Procession en Asie Mineure<\/em> de Leighton, longue frise d\u00e9roulant des figures antiques en compagnie d\u2019aimables fauves. La c\u00e9l\u00e8bre chambre-salon de Rossetti du 16, Cheyne Walk (dans le quartier londonien de Chelsea) a \u00e9t\u00e9 reconstitu\u00e9e avec ses miroirs, tableaux primitifs italiens, japonaiseries, cand\u00e9labres, tapisseries et curiosit\u00e9s, permettant d\u2019entrer davantage encore dans l\u2019intimit\u00e9 du peintre.<\/p>\n<p><strong>2\u00e8me Myst\u00e8re: <em>Art for Art\u2019s Sake<\/em> (1860-80s)<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_836\" style=\"width: 181px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/208554_179549372096253_2963177_n.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-836\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-836\" alt=\"The Beguiling of Merlin, Edward Burne-Jones, 1872\" src=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/208554_179549372096253_2963177_n.jpg?w=171&#038;resize=171%2C300\" width=\"171\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/208554_179549372096253_2963177_n.jpg?w=342 342w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/208554_179549372096253_2963177_n.jpg?resize=171%2C300 171w\" sizes=\"(max-width: 171px) 100vw, 171px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-836\" class=\"wp-caption-text\">The Beguiling of Merlin, Edward Burne-Jones, 1872<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">La m\u00e9ditation esth\u00e9tique continue avec l\u2019\u00e9vocation de la <em>Grosvenor Gallery<\/em>, temple de l\u2019Art ouvert en 1877 par Sir Lindsay et sa femme, dans le but de cr\u00e9er une alternative aux expositions de la <em>Royal Academy of Art<\/em>. Les peintures d\u2019Edward Burne-Jones, de Watts et de Whistler y firent sensation. On peut ainsi voir <em>The Beguiling of Merlin <\/em>par Burne-Jones, toile aux chairs ivoirines et aux entrelacs de serpents et de feuillages v\u00e9n\u00e9neux, ainsi que <em>Laus Veneris <\/em>(peint d\u2019apr\u00e8s le po\u00e8me de son ami Swinburne), <em>Love and Death<\/em> de Watts, admir\u00e9 par Oscar Wilde, avec la figure tragique du dos de la Mort drap\u00e9e de blanc face \u00e0 l\u2019amour-enfant impuissant. Tragique !<\/p>\n<div id=\"attachment_837\" style=\"width: 147px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/216182_179550052096185_7694165_n.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-837\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-837\" alt=\"Love and Death par Watts\" src=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/216182_179550052096185_7694165_n.jpg?w=137&#038;resize=137%2C300\" width=\"137\" height=\"300\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-837\" class=\"wp-caption-text\">Love and Death par Watts<\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_838\" style=\"width: 190px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/208608_179548905429633_6320461_a.jpg?resize=180%2C245\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-838\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-838\" alt=\"Nocturne en bleu et or, Old Battersea Bridge, Whistler\" src=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/208608_179548905429633_6320461_a.jpg?resize=180%2C245\" width=\"180\" height=\"245\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-838\" class=\"wp-caption-text\">Nocturne en bleu et or, Old Battersea Bridge, Whistler<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Whistler est tr\u00e8s pr\u00e9sent avec la fameuse peinture <em>Nocturne : Old Battersea Bridge<\/em> et ses bleus mystiques saupoudr\u00e9s d\u2019or, son portrait de Thomas Carlyle isol\u00e9 dans ses gris, ainsi que ses symphonies blanches nostalgiques que les critiques ne comprirent pas. La texture l\u00e9g\u00e8rement floue et embrum\u00e9e de ses \u0153uvres diff\u00e9rait de l\u2019aspect lisse et l\u00e9ch\u00e9 des peintures populaires acad\u00e9miques dans lesquelles le bourgeois, le commer\u00e7ant ou le banquier devaient pouvoir lire clairement les \u00e9l\u00e9ments de l\u2019action, comme ils lisaient leurs pointilleux carnets de comptes et leurs pr\u00e9cis relev\u00e9s de finances\u2026.sans doute !<\/p>\n<div id=\"attachment_839\" style=\"width: 145px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/217398_179549258762931_3840116_n.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-839\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-839\" alt=\"La Femme de Loth par Hamo Thornycroft\" src=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/217398_179549258762931_3840116_n.jpg?w=135&#038;resize=135%2C300\" width=\"135\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/217398_179549258762931_3840116_n.jpg?w=315 315w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/217398_179549258762931_3840116_n.jpg?resize=135%2C300 135w\" sizes=\"(max-width: 135px) 100vw, 135px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-839\" class=\"wp-caption-text\">La Femme de Loth par Hamo Thornycroft<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019influence de l\u2019Orient et de l\u2019Antiquit\u00e9 sur le mobilier et les objets d\u2019art de l\u2019<em>Aestheticism <\/em>est \u00e9voqu\u00e9e \u00e0 travers des services \u00e0 th\u00e9 raffin\u00e9s, des paravents \u00e9labor\u00e9s, des sofas \u00ab \u00e0 l\u2019\u00e9trusque \u00bb, des bijoux (dont le superbe bracelet en forme de serpent antique cr\u00e9\u00e9 par Alma Tadema pour sa femme, avec le pr\u00e9nom de cette derni\u00e8re \u00e9crit en grec, ou encore une tiare du bijoutier italien Castellani) et des statues (<em>La Femme de Loth <\/em> par Thornycroft, douloureuse figure de sel au regard crisp\u00e9 et drap\u00e9e dans l\u2019immobilit\u00e9 de son incr\u00e9dulit\u00e9). Le <em>Tepidarium<\/em> d\u2019Alma Tadema c\u00f4toie les peintures d\u2019Albert Moore aux tons pastels et voluptueusement s\u00e8ches.<\/p>\n<div id=\"attachment_845\" style=\"width: 190px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/205472_179549132096277_2842497_a.jpg?resize=180%2C231\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-845\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-845\" alt=\"Paravent par William Eden Nesfield, 1867\" src=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/205472_179549132096277_2842497_a.jpg?resize=180%2C231\" width=\"180\" height=\"231\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-845\" class=\"wp-caption-text\">Paravent par William Eden Nesfield, 1867<\/p><\/div>\n<p><strong>3\u00e8me Myst\u00e8re: <em>Beautiful People &amp; Aesthetic Houses<\/em> (1870-90s)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9veloppement de l\u2019<em>Aestheticism<\/em> autour de la <em>Grosvenor Gallery <\/em>engendra un grand nombre de commandes, de d\u00e9cors et de m\u00e9c\u00e8nes convertis au style de Whistler et \u00e0 l\u2019id\u00e9al de l\u2019<em>Art for Art\u2019s Sake<\/em>. La salle suivante met en avant le r\u00f4le de Whistler dans la mise en sc\u00e8ne de ses \u0153uvres et son influence encore aujourd\u2019hui lorsque l\u2019on constate le soin apport\u00e9 au d\u00e9cor autour des \u0153uvres par les commissaires d\u2019expositions artistiques. Whistler avait le souci de l\u2019\u00e9l\u00e9gance, de l\u2019\u00e9clairage, de l\u2019agencement des couleurs et des tableaux&#8230;et de l\u2019humour car il imprimait dans les notices accompagnant ses \u0153uvres les commentaires d\u00e9sobligeants de ses critiques et d\u00e9tracteurs. Le c\u00e9l\u00e8bre proc\u00e8s qui l\u2019opposa \u00e0 Ruskin est \u00e9voqu\u00e9, ainsi que ses vues de Venise qui le sauv\u00e8rent de la ruine ! (On peut notamment voir avec quel soin il se pr\u00e9occupa de l\u2019impression de ces gravures. L\u2019aspect brouill\u00e9 et pr\u00e9cis \u00e9tait obtenu apr\u00e8s avoir essuy\u00e9 minutieusement les planches d\u2019impression \u00e0 certains endroits).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les costumes, portraits et bijoux de la salle suivante offrent de chatoyantes visions dont une \u00ab tea-gown \u00bb (robe pour l\u2019heure du th\u00e9 !). Les femmes de ce mouvement se d\u00e9barrass\u00e8rent de leurs corsets bien avant l\u2019intervention de Mademoiselle Chanel au profit de tenues amples et souples. Une vitrine expose le papillon<em> butterfly cypher<\/em>\u00a0(signature de Whistler) d\u2019or offert par le dandy Robert de Montesquiou \u00e0 Whistler en cadeau de mariage (1888), ainsi que la broche en forme de c\u0153ur pr\u00e9sente dans le tableau <em>The Blue Bower<\/em> donn\u00e9e par Rossetti \u00e0 Jane Morris.<\/p>\n<div id=\"attachment_840\" style=\"width: 190px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/206571_179549768762880_2622391_a.jpg?resize=180%2C139\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-840\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-840\" alt=\"Teapot, par Christopher Dresser, 1879\" src=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/206571_179549768762880_2622391_a.jpg?resize=180%2C139\" width=\"180\" height=\"139\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-840\" class=\"wp-caption-text\">Teapot, par Christopher Dresser, 1879<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019am\u00e9nagement des maisons se modifia peu \u00e0 peu. Les cartons de papier-peint, les tables, les tapisseries, les carreaux peints, les horloges, les services \u00e0 th\u00e9 (dont l\u2019amusant <em>Teapot<\/em> de Christopher Dresser), la fabuleuse <em>Porte des Quatre Saisons<\/em> de Thomas Jekyll (un portail de jardin en m\u00e9tal au d\u00e9cor de Belle au Bois-Dormant), les vases ont \u00e9t\u00e9 choisis avec soin. Ils permettent d&rsquo;imaginer les int\u00e9rieurs de la fin de l&rsquo;\u00e9poque victorienne. Par ailleurs, ils offrent dans le contexte de l&rsquo;exposition un d\u00e9cor de choix autour de la reproduction virtuelle de <em>The Peacock Room<\/em> cr\u00e9\u00e9e par Whistler pour la Leyland collection. Cette pi\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9e par les Am\u00e9ricains et se trouve aujourd\u2019hui \u00e0 la Freer Gallery mais elle a \u00e9t\u00e9 film\u00e9e et reproduite ici. On y discerne les paons dor\u00e9s se battant (image des m\u00e9sententes entre Whistler et son m\u00e9c\u00e8ne !), les porcelaines chinoises et la peinture de <em>La Princesse du Pays de Porcelaine<\/em>.<\/p>\n<p><strong>4\u00e8me Myst\u00e8re: <em>Late-flowering Beauty<\/em> (1880-90s)<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_841\" style=\"width: 225px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/208443_179549495429574_8289953_n.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-841\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-841\" alt=\"Siegfried, par Aubrey Beardsley, 1892\" src=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/208443_179549495429574_8289953_n.jpg?w=215&#038;resize=215%2C300\" width=\"215\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/208443_179549495429574_8289953_n.jpg?w=408 408w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/208443_179549495429574_8289953_n.jpg?resize=215%2C300 215w\" sizes=\"(max-width: 215px) 100vw, 215px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-841\" class=\"wp-caption-text\">Siegfried, par Aubrey Beardsley, 1892<\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_843\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/221734_179550368762820_4676368_n.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-843\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-843\" alt=\"Works of Chaucer, par William Morris\" src=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/221734_179550368762820_4676368_n.jpg?w=300&#038;resize=300%2C220\" width=\"300\" height=\"220\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/221734_179550368762820_4676368_n.jpg?w=470 470w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/221734_179550368762820_4676368_n.jpg?resize=300%2C220 300w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-843\" class=\"wp-caption-text\">Works of Chaucer, par William Morris<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin la derni\u00e8re \u00e9tape propose avec intelligence de remplacer le terme de \u00ab D\u00e9cadence \u00bb qui fut appliqu\u00e9 \u00e0 l\u2019<em>Aestheticis<\/em>m pendant le XX\u00e8me si\u00e8cle par le terme de \u00ab Late-Flowering Beauty \u00bb, expression contestable mais qui corrige l\u2019injustice du mot pr\u00e9c\u00e9dent, inadapt\u00e9 et \u00e9troit pour d\u00e9crire un mouvement de qualit\u00e9 qui eut une influence consid\u00e9rable et non n\u00e9gligeable. Les ultimes salles exposent d\u2019amusantes caricatures d\u2019Oscar Wilde, les charmants livres pour enfants de Kate Greenaway ou de Walter Crane, ainsi que de superbes exemplaires de livres enlumin\u00e9s et imprim\u00e9s manuellement par Burne-Jones qui se plaisait \u00e0 dire que \u00ab Les livres sont un monde en eux-m\u00eames \u00bb (\u00ab Little worlds all to themselves \u00bb). Comme il a raison ! On peut voir des exemplaires de la <em>Salom\u00e9<\/em> d\u2019Oscar Wilde illustr\u00e9s par Beardsley \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 21 ans, ou une de ses planches de <em>Siegfried<\/em>, prodigieuse et magnifique encre au raffinement minutieux. Le rythme musical de <em>The Golden Stairs<\/em> de Burne-Jones, l\u2019\u00e9trange <em>Jardin des Hesp\u00e9rides <\/em>de Leighton (au cadre plus beau que le tableau en lui-m\u00eame), <em>Le Bain de Psych\u00e9<\/em>, narcissique et nacr\u00e9 de Leighton, et la statue de l\u2019<em>Eros<\/em> d\u2019Alfred Gilbert (qui surplombe Piccadily Circus) ach\u00e8vent de nous bercer dans une torpeur d\u2019anges, de cr\u00e9atures hybrides et de sommeils mythologiques.<\/p>\n<div id=\"attachment_842\" style=\"width: 190px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/222036_179549642096226_6241292_a.jpg?resize=180%2C187\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-842\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-842\" alt=\"Midsummer, par Albert Moore\" src=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.files.wordpress.com\/2013\/11\/222036_179549642096226_6241292_a.jpg?resize=180%2C187\" width=\"180\" height=\"187\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-842\" class=\"wp-caption-text\">Midsummer, par Albert Moore<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Finalement la visite de <em>The Cult of Beauty<\/em> est comme un corridor de r\u00eaves : on en sort b\u00e9atement assomm\u00e9 de m\u00e9ditations fleuries, portant un carquois d&rsquo;illusions dor\u00e9es dans la main et des guirlandes de perles qui s&rsquo;\u00e9garent dans les rues de Londres.Et l\u2019on trouve curieux qu\u2019il existe encore des voitures et des pots d\u2019\u00e9chappements sous l\u2019ardent soleil de South Kensington.<\/p>\n<p>G.L.S.G., le 4 avril 2011<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>THE CULT OF BEAUTY The Aesthetic Movement 1860-1900 Exposition du Victoria &amp; Albert Museum (Londres, 2 avril-17 juillet 2011) Voyage de l&rsquo;Oiseau-Lyre, le mardi 19 Avril 2011 L\u2019Art a cet avantage subtil : r\u00e9server d\u2019inattendues promenades et des surprises esth\u00e9tiques&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?p=833\">Read more &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":844,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"spay_email":""},"categories":[1159],"tags":[249,250,251,252,129,166,253,254,184,255,29,256,102,257,258,259,260,261,262,140,68,263,264,265,163,266,267,36,268,37,269,270,271,272,69,273,274,275,276,58],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/217074_179550528762804_3795037_n.jpg?fit=408%2C543","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4lzfC-dr","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/833"}],"collection":[{"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=833"}],"version-history":[{"count":6,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/833\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1768,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/833\/revisions\/1768"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/844"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=833"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=833"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=833"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}