{"id":83,"date":"2011-11-16T13:10:11","date_gmt":"2011-11-16T13:10:11","guid":{"rendered":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.wordpress.com\/?p=83"},"modified":"2016-01-28T18:44:09","modified_gmt":"2016-01-28T18:44:09","slug":"lire-et-relire-chronique-n1-lart-et-lartisanat-de-william-morris","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?p=83","title":{"rendered":"LIRE ET RELIRE L\u2019Art et l\u2019Artisanat de William Morris"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0<\/strong><strong>\u00a0<img loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-3910 alignleft\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/312845_263211587063364_830683525_n.jpg?resize=194%2C300\" alt=\"312845_263211587063364_830683525_n\" width=\"194\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/312845_263211587063364_830683525_n.jpg?resize=194%2C300 194w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/312845_263211587063364_830683525_n.jpg?resize=160%2C248 160w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/312845_263211587063364_830683525_n.jpg?w=200 200w\" sizes=\"(max-width: 194px) 100vw, 194px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/strong>Ce petit ouvrage (1) permet au lecteur curieux de s\u2019aventurer vers les brouillards anglais, et\u00a0 de d\u00e9couvrir la pens\u00e9e du g\u00e9nial William Morris, \u00e9crivain, peintre, architecte, \u00a0po\u00e8te, d\u00e9corateur, illustrateur, traducteur, infatigable artiste et intellectuel qui fut \u00e0 l\u2019origine du mouvement<em>\u00a0Arts and Crafts\u00a0<\/em>en Angleterre. Trois conf\u00e9rences et discours prononc\u00e9s par Morris constituent ce petit livre\u00a0:<em>\u00a0L\u2019Art et l\u2019Artisanat d\u2019aujourd\u2019hui\u00a0<\/em>(discours pr\u00e9sidentiel\u00a0 de la Section d\u2019arts appliqu\u00e9s de l\u2019Association nationale pour le progr\u00e8s de l\u2019art prononc\u00e9 par Morris le 30 octobre 1889 \u00e0\u00a0<em>Queen Street Hall<\/em>, \u00e0 Edimbourg),\u00a0<em>\u00a0L\u2019Art en Ploutocratie\u00a0<\/em>(conf\u00e9rence au\u00a0<em>Russell Club<\/em>\u00a0d\u2019Oxford, le 7 novembre 1883) et\u00a0<em>\u00a0L\u2019Art\u00a0: Id\u00e9al Socialiste\u00a0<\/em>(Essai paru dans le journal<em>\u00a0New Review,\u00a0<\/em>en<em>\u00a0<\/em>janvier 1891).<em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0William Morris, n\u00e9 en 1834, est attir\u00e9 d\u2019abord par une carri\u00e8re eccl\u00e9siastique avant de choisir une\u00a0 voie\u00a0 artistique, comme son ami le peintre Edward \u00a0Burne-Jones qu\u2019il avait rencontr\u00e9 en 1853 durant ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019<em>Exeter College<\/em>\u00a0d\u2019Oxford. Tous deux prennent cette d\u00e9cision apr\u00e8s\u00a0un voyage en Belgique et en France, en 1854, o\u00f9 la splendeur architecturale des cath\u00e9drales gothiques leur fait prendre conscience de la n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9fendre un art inspir\u00e9 des valeurs m\u00e9di\u00e9vales. Face \u00e0 la m\u00e9canisation de l\u2019homme et de la soci\u00e9t\u00e9 victorienne marqu\u00e9e par la r\u00e9volution industrielle, Morris ne s\u2019insurge pas contre la machine, utile et bonne en soi, mais contre la laideur des arts et la d\u00e9shumanisation des travailleurs qu\u2019elle engendre. Il ne d\u00e9sire pas revenir au Moyen-\u00e2ge mais il constate que l\u2019esprit de cette \u00e9poque est anim\u00e9 par une solidarit\u00e9 humaine au service de la beaut\u00e9 et de la qualit\u00e9,\u00a0qui se refl\u00e8tent encore aujourd\u2019hui dans les \u00e9difices et les arts tels que les manuscrits enlumin\u00e9s. Ainsi, Morris souligne que la cath\u00e9drale n\u2019est jamais construite par un seul homme, mais par une interd\u00e9pendance des corps de m\u00e9tier\u00a0: le talent et l\u2019intelligence de chacun sont n\u00e9cessaires pour\u00a0 participer \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de l\u2019\u00e9glise. Une coop\u00e9ration naturelle entre les diff\u00e9rentes \u00e9chelles de la soci\u00e9t\u00e9 permet que tout ce que chaque homme fait est utile pour les autres et inversement. Morris d\u00e9nonce en parall\u00e8le les abus de la soci\u00e9t\u00e9 industrielle et sa recherche effr\u00e9n\u00e9e de profit, accentuant le foss\u00e9 entre les classes et transformant la vie des ouvriers en d\u00e9sert d\u2019ignorance et de mis\u00e8re\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0(\u2026) j\u2019\u00e9prouve un sentiment de honte pour mon semblable civilis\u00e9 de la bourgeoisie, qui ne se soucie pas de la qualit\u00e9 des marchandises qu\u2019il vend, mais s\u2019inqui\u00e8te des profits qu\u2019il peut en tirer.(\u2026) Le peintre d\u00e9coratif, le mosa\u00efste, le fen\u00eatrier, l\u2019\u00e9b\u00e9niste, le tapissier, le potier, le tisseur doivent tous lutter contre la tendance de notre \u00e9poque quand ils essaient de produire de la beaut\u00e9 plut\u00f4t que du raffinement commercialisable, d\u2019apporter une touche artistique \u00e0 leur travail plut\u00f4t qu\u2019une touche mercantile.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0Ne se contentant pas de d\u00e9noncer les m\u00e9faits de l\u2019industrialisation, Morris s\u2019active pour apporter des solutions, \u00e0 travers diverses r\u00e9alisations. Il lance le concept des\u00a0<em>Arts and Crafts<\/em>\u00a0et l\u2019applique au domaine des arts d\u00e9coratifs. Sa th\u00e9orie est simple\u00a0: Morris part du constat que l\u2019ornement est inutile \u00e0 un objet mais que de tout temps l\u2019artisan n\u2019a jamais pu s\u2019emp\u00eacher de d\u00e9corer les objets de son travail. Pourquoi\u00a0? Morris argumente que la nature de l\u2019homme le condamne \u00e0 travailler et que dans son labeur fastidieux l\u2019art est une consolation. Loin d\u2019\u00eatre futile, le d\u00e9cor et l\u2019ornement permettent au travailleur de se sentir cr\u00e9er quelque chose de beau et de personnel. Face \u00e0 des travaux \u00e9prouvants, l\u2019appropriation de sa t\u00e2che par un processus individuel et artistique permet \u00e0 l\u2019\u00eatre humain d\u2019accepter son travail et de s\u2019y consacrer de meilleur c\u0153ur. Ainsi,\u00a0<em>\u00ab\u00a0(\u2026) la production de biens utilitaires sans art ou sans le plaisir de cr\u00e9er est fastidieuse\u00a0\u00bb.<\/em>\u00a0D\u2019autre part, la recherche de beaut\u00e9 et de qualit\u00e9 \u00e9l\u00e8ve l\u2019\u00eatre humain, tandis que la qu\u00eate absolue de b\u00e9n\u00e9fice et de rendement diminue g\u00e9n\u00e9ralement la valeur affective et mat\u00e9rielle de l\u2019objet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0Morris lance en 1855-56 l\u2019<em>Oxford and Cambridge Magazine\u00a0<\/em>pour diffuser ses id\u00e9es, en lien avec les id\u00e9aux pr\u00e9rapha\u00e9lites qu\u2019il partage. En effet, apr\u00e8s \u00eatre entr\u00e9 \u00e0 Londres dans le cabinet du c\u00e9l\u00e8bre architecte victorien George Edmund Street en 1856, il peint \u00e0 Oxford l\u2019une des fresques de l\u2019<em>Oxford Union<\/em>, accompagn\u00e9 par les artistes pr\u00e9rapha\u00e9lites qu\u2019il y a rencontr\u00e9s (Dante Gabriel Rossetti, Arthur Hughes, Edward Burne-Jones, John Hungerford Pollen, Spencer Stanhope et Val Prinsep). C\u2019est \u00e0 cette occasion qu\u2019il tombe amoureux de sa future femme, Jane Burden, muse pr\u00e9rapha\u00e9lite, qui hantera les toiles de Rossetti.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0Il fonde en 1859, l\u2019ann\u00e9e de son mariage, la firme\u00a0<em>Morris and Co<\/em>, en red\u00e9finissant le mot \u00ab\u00a0art\u00a0\u00bb au profit d\u2019\u00a0\u00ab\u00a0arts appliqu\u00e9s\u00a0\u00bb qu\u2019il \u00e9tend \u00e0 tous les domaines: peinture, sculpture, architecture, objets domestiques, papiers peints, mobiliers.\u00a0<em>\u00ab\u00a0La disparition de l\u2019art d\u00e9coratif est une perte cruelle pour le monde\u00a0\u00bb\u00a0<\/em>clame Morris qui encourage dans sa firme la fabrication d\u2019objets dans des conditions respectables et respectueuses, en valorisant la transmission des savoirs artistiques et l\u2019id\u00e9al d\u2019un art coop\u00e9ratif. Durant les ann\u00e9es florissantes qui suivent la fondation de sa firme, Morris fustige l\u2019hypocrisie de la soci\u00e9t\u00e9 victorienne fond\u00e9e sur le commerce concurrentiel des objets\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0Que l\u2019on cesse de fabriquer ces montagnes de marchandises qui ne servent \u00e0 rien ou ne sont utiles qu\u2019aux esclaves et \u00e0 leurs ma\u00eetres, et aussit\u00f4t, l\u2019art servira \u00e0 nouveau \u00e0 d\u00e9terminer quelles choses sont utiles et celles qu\u2019il est inutile de fabriquer, puisque l\u2019on ne devrait rien produire qui ne procure de plaisir au fabricant et \u00e0 l\u2019utilisateur, et que c\u2019est ce plaisir de produire qui donne, entre les mains du travailleur, l\u2019art.\u00a0 Ainsi, l\u2019art servira \u00e0 distinguer entre la peine perdue\u00a0 et le travail utile, alors qu\u2019actuellement, on ne tient absolument pas compte du travail inutile, comme j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 eu l\u2019occasion de le dire. Tant que l\u2019homme travaille, il est cens\u00e9 \u00eatre utile, quel que soit l\u2019objet de son labeur.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0D\u00e8s les ann\u00e9es 1870, William Morris poursuit la publication d\u2019ouvrages et de po\u00e8mes, d\u00e9veloppe des gammes de mobilier et diversifie ses papiers peints aux motifs v\u00e9g\u00e9taux et animaliers caract\u00e9ristiques du style<em>\u00a0&laquo;&nbsp;Arts and Crafts&nbsp;&raquo;.\u00a0<\/em>En 1873, il voyage en Islande et en Italie. Il d\u00e9fend la protection des monuments historiques face aux restaurations modernes peu scrupuleuses et \u00e9crit parall\u00e8lement plusieurs manifestes en faveur des ouvriers. Il s\u2019engage en faveur du Socialisme dans les ann\u00e9es 1880. La modernit\u00e9 (et l\u2019actualit\u00e9) de Morris\u00a0fut de d\u00e9plorer que l\u2019art du commerce ait remplac\u00e9 la commercialisation de l\u2019art. Il effectue une distinction nette entre deux concepts de production, en s\u2019inspirant toujours de l\u2019id\u00e9al m\u00e9di\u00e9val\u00a0: la production destin\u00e9e \u00e0 un march\u00e9 et la production destin\u00e9e \u00e0 des \u00eatres hum<span style=\"letter-spacing: 0.05em; line-height: 1.6875;\">ains. Quand l\u2019ouvrier produit pour un march\u00e9, il se transforme en machine humaine destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre rentable et \u00e0 rentabiliser. Son talent et son \u00e9nergie sont g\u00e2ch\u00e9s. Au contraire, quand l\u2019ouvrier produit pour des \u00eatres humains, son travail prend du sens\u00a0:\u00a0<\/span><em style=\"letter-spacing: 0.05em; line-height: 1.6875;\">\u00ab\u00a0Mais la fin recherch\u00e9e par le commerce est la cr\u00e9ation d\u2019une demande du march\u00e9, et sa satisfaction une fois cr\u00e9\u00e9e, dans le but de faire des profits individuels, tandis que la fin recherch\u00e9e par les arts appliqu\u00e9s aux articles utilitaires\u00a0 \u00e9tait de satisfaire des besoins authentiques et spontan\u00e9s du public, et de quoi s\u2019assurer un gagne-pain pour les producteurs.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00a0<\/em>\u00a0 \u00a0Une fois de plus, le retour au pass\u00e9 n\u2019est pas pour Morris un caprice pass\u00e9iste (Il s\u2019interroge de bonne foi\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0Sommes-nous des r\u00e9actionnaires ancr\u00e9s dans un pass\u00e9 mort\u00a0?<\/em>), mais un moyen de prendre au s\u00e9rieux le savoir ancestral afin de comprendre le pr\u00e9sent et de l\u2019y int\u00e9grer avec sagesse, en puisant dans l\u2019immense atelier des si\u00e8cles\u00a0:<em>\u00a0\u00ab\u00a0En r\u00e9sum\u00e9, c\u2019est par l\u2019apprentissage des si\u00e8cles qu\u2019un artiste na\u00eet dans l\u2019atelier du monde\u00a0\u00bb.\u00a0<\/em>Morris ne peut s\u2019emp\u00eacher de constater que le pass\u00e9 est pr\u00e9sent en toute civilisation, \u00e0 chaque coin de rue, en chaque ouvrage, en innombrables lieux et choses, qu\u2019on le veuille ou non. Il s\u2019enhardit \u00e0 affirmer que c\u2019est m\u00eame le pass\u00e9 qui fait vivre le pr\u00e9sent en le permettant de s\u2019approprier des formes et d\u2019y substituer d\u2019autres, comme l\u2019embryon d\u2019un enfant emprunte de la chair \u00e0 sa m\u00e8re pour se fortifier et grandir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 En 1887, Morris fonde\u00a0<em>The Arts and Crafts Exhibition Society<\/em>, exposition annuelle qui permet aux artistes et aux artisans du mouvement d\u2019exposer et de se faire conna\u00eetre. Il ne cesse de publier des ouvrages, ce qui le m\u00e8ne \u00e0 cr\u00e9er en 1890 les\u00a0<em>Kelmscott Press<\/em>, une imprimerie d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la fabrication d\u2019ouvrages artisanaux dont la qualit\u00e9 engendra un renouveau de l\u2019art du livre en Angleterre. Il meurt en 1896, apr\u00e8s avoir publi\u00e9 une traduction de la l\u00e9gende de Beowulf et une riche \u00e9dition de Chaucer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 Ainsi, William Morris ne fut pas un imitateur mais un artiste talentueux qui sut saisir l\u2019esprit cr\u00e9atif du pass\u00e9\u00a0et se l\u2019approprier, en comprenant l\u2019importance du r\u00f4le de l\u2019artiste et de l&rsquo;artisan au sein de toute civilisation. Sa riche personnalit\u00e9, ses multiples talents et son ambition philanthropique \u00e9blouissent le paysage artistique anglais de la seconde moiti\u00e9 du 19\u00e8me si\u00e8cle. Son \u0153uvre prodigieuse ne fait que mettre en avant le principe que lorsque l\u2019art devient un luxe quand il devrait \u00eatre une n\u00e9cessit\u00e9, la r\u00e9volte de l\u2019artiste appara\u00eet essentielle et r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice dans la soci\u00e9t\u00e9 qui l\u2019oublie. Visionnaire, il avait proph\u00e9tis\u00e9 la disparition de l\u2019artisanat en 1889\u00a0:<em>\u00a0\u00ab\u00a0Voil\u00e0 en bref notre position d\u2019artistes\u00a0: nous sommes les derniers repr\u00e9sentants de l\u2019artisanat auquel la production marchande a port\u00e9 un coup fatal.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 Si le socialisme utopique de Morris ne fut finalement pas une r\u00e9volution politique, il fut \u00e0 l\u2019origine d\u2019une gigantesque r\u00e9volution esth\u00e9tique\u00a0: l\u2019apparition des arts appliqu\u00e9s dans la vie des soci\u00e9t\u00e9s,\u00a0plus connus de nos jours sous le terme g\u00e9n\u00e9rique de\u00a0<em>design<\/em>.<\/p>\n<p>Copyright. G.L.S.G., Paris,\u00a0le 16 Novembre 2011<\/p>\n<p>[1] traduit de l\u2019anglais et pr\u00e9fac\u00e9 par Thierry Gillyboeuf<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0Ce petit ouvrage (1) permet au lecteur curieux de s\u2019aventurer vers les brouillards anglais, et\u00a0 de d\u00e9couvrir la pens\u00e9e du g\u00e9nial William Morris, \u00e9crivain, peintre, architecte, \u00a0po\u00e8te, d\u00e9corateur, illustrateur, traducteur, infatigable artiste et intellectuel qui fut&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?p=83\">Read more &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":86,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"spay_email":""},"categories":[4],"tags":[739,54,55,1161,56,102,1162,140,57,293,1163,1164,1165,58],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/312845_263211587063364_830683525_n.jpg?fit=200%2C310","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4lzfC-1l","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/83"}],"collection":[{"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=83"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/83\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3911,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/83\/revisions\/3911"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/86"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=83"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=83"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=83"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}