{"id":5192,"date":"2017-05-14T00:02:52","date_gmt":"2017-05-14T00:02:52","guid":{"rendered":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?p=5192"},"modified":"2025-12-12T15:27:22","modified_gmt":"2025-12-12T15:27:22","slug":"pierre-joseph-redoute-le-geant-des-fleurs","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?p=5192","title":{"rendered":"EXPOSITION : Pierre-Joseph Redout\u00e9, le pouvoir des fleurs"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img alt=\"\"\/><\/figure>\n\n\n<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Il \u00e9tait comme l&rsquo;abeille, il avait l&rsquo;intuition des plus belles fleurs&nbsp;&raquo;<\/strong> <\/em>(Jules Janin)<\/p>\n<div id=\"attachment_5193\" style=\"width: 762px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5193\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-5193 size-large\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/2.-2.-Baron-Fran-ois-Pascal-Simon-Gerard-1170-1837-Portrait-du-peintre-Redoute-Belgique-Bruxelles-musee-R.jpg?resize=752%2C876\" width=\"752\" height=\"876\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/2.-2.-Baron-Fran-ois-Pascal-Simon-Gerard-1170-1837-Portrait-du-peintre-Redoute-Belgique-Bruxelles-musee-R.jpg?resize=879%2C1024 879w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/2.-2.-Baron-Fran-ois-Pascal-Simon-Gerard-1170-1837-Portrait-du-peintre-Redoute-Belgique-Bruxelles-musee-R.jpg?resize=258%2C300 258w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/2.-2.-Baron-Fran-ois-Pascal-Simon-Gerard-1170-1837-Portrait-du-peintre-Redoute-Belgique-Bruxelles-musee-R.jpg?resize=768%2C894 768w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/2.-2.-Baron-Fran-ois-Pascal-Simon-Gerard-1170-1837-Portrait-du-peintre-Redoute-Belgique-Bruxelles-musee-R.jpg?resize=560%2C652 560w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/2.-2.-Baron-Fran-ois-Pascal-Simon-Gerard-1170-1837-Portrait-du-peintre-Redoute-Belgique-Bruxelles-musee-R.jpg?resize=160%2C186 160w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/2.-2.-Baron-Fran-ois-Pascal-Simon-Gerard-1170-1837-Portrait-du-peintre-Redoute-Belgique-Bruxelles-musee-R.jpg?w=992 992w\" sizes=\"(max-width: 752px) 100vw, 752px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><p id=\"caption-attachment-5193\" class=\"wp-caption-text\"><strong>fig.1 Baron Fran\u00e7ois G\u00e9rard<\/strong> (1770-1837)\u00a0<strong><em>Portrait du peintre Pierre-Joseph Redout\u00e9<\/em><\/strong>, 1808-1809, huile sur toile \u00a9Bruxelles, mus\u00e9e royaux des Beaux-Arts de Belgique<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est toujours un plaisir de se rendre au Mus\u00e9e de la Vie romantique \u00e0 Paris, auquel on acc\u00e8de en suivant une myst\u00e9rieuse impasse de la rue Chaptal plant\u00e9e de marronniers et bord\u00e9e de treillages de lierres, de g\u00e9raniums et de foug\u00e8res.\u00a0<strong>Les expositions bien que petites r\u00e9pondent parfaitement \u00e0 la vocation de ce lieu intimiste<\/strong>, \u00e0 l&rsquo;image de celle qui s&rsquo;y tient du 26 avril au 1er octobre 2017, \u00a0<a href=\"http:\/\/museevieromantique.paris.fr\/fr\/les-expositions\/exposition-le-pouvoir-des-fleurs-pierre-joseph-redout\u00e9-1759-1840-un-parcours\">Le pouvoir des fleurs, Pierre-Joseph Redout\u00e9 (1759-1840)<\/a>, gr\u00e2ce au commissariat de\u00a0Catherine de Bourgoing, historienne des jardins, de J\u00e9r\u00f4me Farigoule, directeur du mus\u00e9e de la Vie romantique et de Sophie Eloy, directrice adjointe du mus\u00e9e de la Vie romantique, avec le partenariat exceptionnel du Mus\u00e9um national d\u2019Histoire naturelle. Un parcours contemporain est co-organis\u00e9 avec Ateliers d\u2019Art de France.\u00a0Elle rend hommage \u00e0 l&rsquo;un des plus grands peintres de botanique qui fut \u00a0surnomm\u00e9 en son temps le &laquo;&nbsp;Rapha\u00ebl &nbsp;&raquo; ou le &laquo;&nbsp;Rembrandt&nbsp;&raquo; \u00a0des fleurs. Son ombre rose\u00a0plane sur le d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle mais aussi sur l\u2019illustration botanique dont il s\u2019est fait l\u2019esth\u00e8te absolu. <strong>En joignant ses dons d\u2019observation \u00e0 ses qualit\u00e9s de dessinateur hors-pair, il a particip\u00e9 \u00e0 faire conna\u00eetre de nombreuses esp\u00e8ces de fleurs et de v\u00e9g\u00e9taux en magnifiant l&rsquo;illustration naturaliste\u00a0et en portant au sommet l&rsquo;art fran\u00e7ais de la peinture florale<\/strong>. Les c\u00e9l\u00e8bres planches de Redout\u00e9 avec leur belle calligraphie \u00e0 l\u2019anglaise sont devenues tellement populaires qu&rsquo;elles ennuient parfois\u00a0le n\u00e9ophyte mais ravissent toujours d&rsquo;extase les amateurs et connaisseurs. <strong>Il ne faut pas se m\u00e9prendre sur Redout\u00e9 : derri\u00e8re l&rsquo;aspect na\u00eff et bonhomme du personnage peint par le baron Fran\u00e7ois G\u00e9rard (fig.1) se cache un\u00a0prodigieux travailleur, un immense\u00a0peintre, un botaniste, un jardinier, qui fut aussi professeur et \u00e9diteur<\/strong>.\u00a0L&rsquo;exposition le r\u00e9v\u00e8le bien en montrant aussi comment cet amoureux des fleurs parvint \u00e0 lier art et arts d\u00e9coratifs en mettant son talent de dessinateur au service de techniques vari\u00e9es : papier, aquarelle, graphite, vaisselle, broderie, bijou. Les femmes ne s&rsquo;y sont pas tromp\u00e9es ! Il v\u00e9cut entour\u00e9 de ces derni\u00e8res\u00a0attir\u00e9es par son charisme, parmi lesquelles on ne compte pas moins de quatre\u00a0souveraines : Marie-Antoinette, l&rsquo;imp\u00e9ratrice Jos\u00e9phine, Marie-Louise d&rsquo;Autriche et Marie-Am\u00e9lie de Bourbon.<\/p>\n<div id=\"attachment_5195\" style=\"width: 280px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5195\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-5195 \" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/Unknown.jpeg?resize=270%2C375\" width=\"270\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/Unknown.jpeg?w=191 191w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/Unknown.jpeg?resize=160%2C222 160w\" sizes=\"(max-width: 270px) 100vw, 270px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><p id=\"caption-attachment-5195\" class=\"wp-caption-text\"><strong>fig.2 Pierre-Joseph Redout\u00e9, <\/strong><em><strong>Vierge pastourelle assise dans une guirlande de fleurs<\/strong><\/em>, avant 1783, huile sur toile \u00a9Namur, Mus\u00e9e de Groesbeeck de Croix<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Pas de Pierre-Joseph Redout\u00e9 sans Charles-Louis l\u2019H\u00e9ritier <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N\u00e9 en 1759 dans les Ardennes, Pierre-Joseph Redout\u00e9 est issu d&rsquo;une modeste famille de peintres. Form\u00e9 \u00e0 la peinture de sc\u00e8nes religieuses et de d\u00e9cors, il quitte le foyer paternel comme artiste itin\u00e9rant en \u00e9tudiant les diverses peintures des \u00e9coles bruxelloises et anversoises dans le Brabant et dans les Flandres. Il a dix-sept ans quand son p\u00e8re meurt en 1776. C&rsquo;est de cette p\u00e9riode que date probablement la peinture \u00e0 l&rsquo;huile repr\u00e9sentant la <em><strong>Vierge pastourelle assise dans une guirlande de fleur<\/strong><\/em> (<strong>fig.2<\/strong>) dans la plus pure tradition des grandes compositions florales dans l&rsquo;esprit de Daniel Seghers (1590-1661) mais avec une iconographie rare de la Vierge berg\u00e8re. En 1782, il part rejoindre son fr\u00e8re Antoine-Ferdinand qui effectue des d\u00e9cors pour le nouveau Th\u00e9\u00e2tre Italien \u00e0 Paris. <strong>Il profite de son temps libre pour visiter le Jardin du Roi\u00a0(renomm\u00e9 Jardin des Plantes apr\u00e8s la R\u00e9volution).<\/strong> Il \u00e9tudie et dessine avec passion les fleurs qu&rsquo;il y observe. En 1784, un marchand d\u2019estampe lui ach\u00e8te quelques dessins qu&rsquo;il fait graver et colorer \u00e0 la main pour les vendre comme mod\u00e8les aux dessinateurs botanistes. Il fait \u00e0 cette occasion la rencontre providentielle de Charles-Louis l\u2019H\u00e9ritier de Brutelle (1746-1800), riche aristocrate, Conseiller \u00e0 la Cour des Aides et bibliophile passionn\u00e9 par la botanique. <strong>Il remarque ses dessins et engage Redout\u00e9 \u00e0 travailler pour lui, tout en lui ouvrant sa biblioth\u00e8que et en lui pr\u00e9sentant amis et gens influents.<\/strong>\u00a0Entre 1785 et 1791, l&rsquo;H\u00e9ritier publie les\u00a0<a href=\"http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k965777\/f58.image\"><em>Stirpes Novae<\/em><\/a> (<em>Nouvelles Plantes<\/em>) \u00a0qui sont \u00e9dit\u00e9es en fascicules. Redout\u00e9 effectue une\u00a0cinquantaine de dessins qui sont ensuite grav\u00e9s. Sept artistes sont en charge des autres planches.\u00a0<strong>En 1787, Redout\u00e9 rejoint l\u2019H\u00e9ritier \u00a0qui se trouve \u00e0 Londres. C&rsquo;est l&rsquo;occasion pour lui d&rsquo;\u00e9tudier les jardins botaniques de Kew, de rencontrer des artistes comme Francesco Bartolozzi qui lui apprend la technique de la gravure en pointill\u00e9 [1].<\/strong> \u00a0Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;usage de traits et de points, il peut moduler les tons et d\u00e9veloppe une illustration raffin\u00e9e plus r\u00e9aliste.<\/p>\n<div id=\"attachment_5210\" style=\"width: 221px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5210\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-5210\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/127303.jpg?resize=211%2C300\" alt=\"\" width=\"211\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/127303.jpg?resize=211%2C300 211w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/127303.jpg?resize=719%2C1024 719w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/127303.jpg?resize=560%2C798 560w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/127303.jpg?resize=160%2C228 160w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/127303.jpg?w=758 758w\" sizes=\"(max-width: 211px) 100vw, 211px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><p id=\"caption-attachment-5210\" class=\"wp-caption-text\"><strong>fig.3<\/strong> Gravure de l&rsquo;<strong><em>Eucalyptus obliqua<\/em><\/strong>, d&rsquo;apr\u00e8s un dessin de <strong>Pierre-Joseph Redout\u00e9<\/strong> pour le <em>Sertum Anglicum<\/em> de <strong>Charles-Louis l&rsquo;H\u00e9ritier de Brutelle<\/strong>, 1788<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1788, l&rsquo;H\u00e9ritier publie une recension des plantes de Kew, le\u00a0<a href=\"http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k97565g\"><em>Sertum Anglicum<\/em><\/a>, ou &laquo;&nbsp;guirlande anglaise&nbsp;&raquo; avec des illustrations de Redout\u00e9 qui ex\u00e9cute vingt-deux lavis d&rsquo;apr\u00e8s\u00a0les plantes observ\u00e9es \u00e0 Kew et l&rsquo;herbier de Joseph Banks qui participa au voyage de Cook. On trouve notamment l&rsquo;eucalyptus, plante de la famille des Myrtac\u00e9es d\u00e9couverte en Australie et reproduite ici pour la premi\u00e8re fois (<strong>fig.3<\/strong>). Y apparaissent aussi le <em><a href=\"http:\/\/art.rmngp.fr\/fr\/library\/artworks\/pierre-joseph-redoute_une-plante-du-jardin-de-cels-melaleuca-hypericifolia_lavis-gris_lavis\">Melaleuca hypericifolia<\/a>\u00a0<\/em>(arbuste australien), l&rsquo;<em>Heracleum absinthium <\/em>(Bagdad), le <em>Dillenia volubilis<\/em> (Australie) et le<em> Chysanthemum praealtum <\/em>(Perse). \u00a0Entre temps, Redout\u00e9 s&rsquo;est mari\u00e9 en f\u00e9vrier 1789 avec\u00a0Marie-Marthe Gobert dont il aura deux filles, Marie-Joseph surnomm\u00e9e Jos\u00e9phine, Marie-Louise surnomm\u00e9e Ad\u00e9la\u00efde et un fils Charles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;\u00e9poque des &laquo;&nbsp;chasseurs de plantes&nbsp;&raquo;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Redout\u00e9, fils de son si\u00e8cle, na\u00eet \u00e0 \u00a0l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or des\u00a0\u00a0grands voyages dans les terres lointaines o\u00f9 les &laquo;&nbsp;chasseurs de plantes&nbsp;&raquo; et les botanistes accompagnent les exp\u00e9ditions militaires. <strong>Des sp\u00e9cialistes sont envoy\u00e9s en Am\u00e9rique, en Afrique, en Asie et en Australie d&rsquo;o\u00f9 ils rapportent des herbiers et des plantes exotiques, souvent au p\u00e9ril de leurs vies.<\/strong> L&rsquo;histoire naturelle se d\u00e9veloppe gr\u00e2ce aux syst\u00e8mes de classifications et de nomenclature d\u00e9velopp\u00e9s par Carl Von Linn\u00e9, Buffon, Cuvier, Jussieu. \u00a0<strong>Les artistes naturalistes sont donc form\u00e9s \u00e0 l&rsquo;art de peindre les plantes avec minutie, pr\u00e9cision et science pour pouvoir d\u00e9crire le plus parfaitement possible les nouvelles flores rapport\u00e9es et acclimat\u00e9es en Occident. <\/strong>C&rsquo;est ainsi que<strong>\u00a0<\/strong>Redout\u00e9 va collaborer avec le botaniste et voyageur Jacques-Julien Houtou de la Billardi\u00e8re (1755-1834), l&rsquo;explorateur et botaniste Andr\u00e9 Michaux (1746-1802), le botaniste Etienne-Pierre Ventenat et l&rsquo;horticulteur et collectionneur Jacques Philippe Martin Cels (1740-1806). Ce dernier acclimate \u00e0 Montrouge le robinier et le rhododendron d&rsquo;Am\u00e9rique, la centaur\u00e9e d&rsquo;Egypte, le mimosa d&rsquo;Australie, des iris et roses de Chine, des bulbes d&rsquo;Afrique du Sud et le chrysanth\u00e8me de Perse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les V\u00e9lins du Roi<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_5202\" style=\"width: 241px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5202\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-5202\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/963b53d56afa2a5b9ed80abeb478cd92.jpg?resize=231%2C300\" alt=\"\" width=\"231\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/963b53d56afa2a5b9ed80abeb478cd92.jpg?resize=231%2C300 231w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/963b53d56afa2a5b9ed80abeb478cd92.jpg?resize=160%2C208 160w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/963b53d56afa2a5b9ed80abeb478cd92.jpg?w=501 501w\" sizes=\"(max-width: 231px) 100vw, 231px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><p id=\"caption-attachment-5202\" class=\"wp-caption-text\"><strong>fig.4 Gerardus Van Spaendonck <\/strong>(1746-1822)\u00a0<strong><em>Corbeille et vase de fleurs<\/em><\/strong>, 1785, huile sur toile \u00a9Ch\u00e2teau de Fontainebleau,<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1788, Redout\u00e9 est de retour en France. Il devient\u00a0membre fondateur de la Soci\u00e9t\u00e9 Linn\u00e9enne de Paris. <strong>Il fait la connaissance de Gerardus van Spaendonck (1746-1822), artiste hollandais professeur de Peinture de Fleurs au Mus\u00e9um d\u2019Histoire Naturelle<\/strong> qui a effectu\u00e9 une remarquable huile sur toile <em>Corbeille et Vase de fleurs<\/em> (<strong>fig.4<\/strong>). \u00a0On distingue dans cette oeuvre une profusion de fleurs d\u00e9licates qui semblent toutes fra\u00eechement coup\u00e9es, \u00e0 l&rsquo;image du lilas au premier rang dont la torsion de la branche bris\u00e9e et remarquablement rendue. Une coccinelle se pose m\u00eame dessus ! Des gouttes de ros\u00e9e brillent parmi les pivoines, les roses mousseuses, les tulipes, les papillons, les delphiniums, les pavots et les myosotis, autour d&rsquo;un bas-relief repr\u00e9sentant<em> l&rsquo;Offrande \u00e0 \u00c9ros<\/em>. \u00a0Un oiseau picore une chenille pour nourrir ses petits dans leur nid. <strong>Spaendonck\u00a0est charg\u00e9 de livrer\u00a0tous les ans depuis 1774 vingt-quatre\u00a0peintures botaniques et animali\u00e8res sur v\u00e9lin, pour contribuer \u00e0 la fameuse \u00a0collection dite des &laquo;&nbsp;V\u00e9lins du Roi&nbsp;&raquo;<\/strong>\u00a0[2]. Ce chef d&rsquo;oeuvre \u00a0a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9 par\u00a0Gaston d\u2019Orl\u00e9ans, oncle de Louis XIV et plusieurs peintres se succ\u00e8dent depuis 150 ans pour l&rsquo;enrichir. Spaendonck invite Redout\u00e9 \u00e0 y ajouter ses fleurs. Redout\u00e9 pr\u00e9f\u00e8re choisir l&rsquo;aquarelle \u00e0 la traditionnelle gouache m\u00eal\u00e9e \u00e0 de l&rsquo;eau gomm\u00e9e et miell\u00e9e, qu&rsquo;il consid\u00e8re trop \u00e9paisse et s\u2019\u00e9caillant avec le temps. <strong>Les couleurs de l&rsquo;aquarelle r\u00e9pondent \u00e0 son souci de rendu naturaliste plus frais et lumineux.<\/strong> Le terme &laquo;&nbsp;v\u00e9lin&nbsp;&raquo; est employ\u00e9 pour qualifier le\u00a0parchemin tr\u00e8s blanc issu de la peau de veau mort-n\u00e9 ou de veau de lait, utilis\u00e9 par les artistes pour sa qualit\u00e9 et sa luminosit\u00e9 sur un\u00a0format traditionnel de 46&#215;33 cm. Redout\u00e9 comprend que cette mati\u00e8re translucide et sans asp\u00e9rit\u00e9 permet de rendre avec finesse et subtilit\u00e9 les teintes fleuries de l&rsquo;aquarelle.\u00a0Seul inconv\u00e9nient : ce mat\u00e9riau est fragile et r\u00e9siste mal \u00e0 la lumi\u00e8re. La peinture sur v\u00e9lin rel\u00e8ve de l&rsquo;art de la miniature dont il conserve la pr\u00e9cision \u00e9maill\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>De Marie-Antoinette \u00e0 Jos\u00e9phine<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_5216\" style=\"width: 228px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5216\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-5216\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/cactsu.jpg?resize=218%2C300\" alt=\"\" width=\"218\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/cactsu.jpg?resize=218%2C300 218w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/cactsu.jpg?resize=160%2C221 160w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/cactsu.jpg?w=343 343w\" sizes=\"(max-width: 218px) 100vw, 218px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><p id=\"caption-attachment-5216\" class=\"wp-caption-text\"><strong>fig.5<\/strong> <strong>Augustin Pyrame de Candolle<\/strong> (1778-1841) et <strong>Pierre-Joseph Redout\u00e9<\/strong> (1759-1840)<br \/><strong><em>Cactus cochenillifer\/Opuntia cochenillifera<\/em><\/strong>, famille des Cactac\u00e9es, \u00a0aquarelle sur v\u00e9lin, pl.39 \u00a9Paris, mus\u00e9um national d\u2019histoire naturelle<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019H\u00e9ritier, Redout\u00e9 est amen\u00e9 au Petit Trianon de Versailles o\u00f9 il peint des fleurs dans les jardins de la Reine Marie-Antoinette qui lui d\u00e9cerne le titre de &laquo;&nbsp;Dessinateur et peintre du Cabinet de la Reine&nbsp;&raquo; mais la R\u00e9volution gronde d\u00e9j\u00e0. En\u00a01792, la famille royale est emprisonn\u00e9e.\u00a0<strong>L&rsquo;anecdote du cactus du Temple m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre cit\u00e9e car Redout\u00e9 est autoris\u00e9 \u00e0 entrer dans la cellule de la reine pour peindre un cactus qui fleurit \u00e0 un moment d\u00e9termin\u00e9 de l&rsquo;ann\u00e9e [3] !<\/strong>\u00a0 Il est nomm\u00e9 Dessinateur de l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences et expose r\u00e9guli\u00e8rement se peintures de fleurs au Salon. Apr\u00e8s la R\u00e9volution la collection\u00a0des &laquo;&nbsp;V\u00e9lins du Roi&nbsp;&raquo; est transf\u00e9r\u00e9e au Jardin des Plantes. Redout\u00e9 et son fr\u00e8re Henri-Joseph, peintre animalier qui participa \u00e0 la campagne d&rsquo;Egypte, remportent\u00a0le concours pour \u00a0pour poursuivre la collection (d\u00e9cret du 11 septembre 1793). En\u00a01796, Redout\u00e9 loge au Palais du Louvre avec sa famille. En\u00a01798, para\u00eet \u00a0le d\u00e9but de la <a href=\"http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k97346n\"><em>Flora Atlantica<\/em><\/a>, qui rassemble une s\u00e9rie de v\u00e9g\u00e9taux rapport\u00e9s d&rsquo;Afrique du Nord, \u00e9crit par\u00a0le botaniste Ren\u00e9 Desfontaines. Pierre-Joseph Redout\u00e9 effectue soixante-deux dessins et son fr\u00e8re Henri-Joseph soixante-et-un.\u00a0<strong>Parce que les plantes grasses dites &laquo;&nbsp;succulentes&nbsp;&raquo; se conservent tr\u00e8s mal en herbier, l&rsquo;H\u00e9ritier conseille \u00e0 Redout\u00e9 de les peindre<\/strong>. L&rsquo;artiste engage \u00a0le botaniste suisse Augustin-Pyrame de Candolle pour \u00e9crire le texte en fran\u00e7ais et en latin tandis que Redout\u00e9 effectue les illustrations sur\u00a0v\u00e9lin avec encadrement dor\u00e9. En 1799 para\u00eet <em>L\u2019Histoire des plantes Grasses<\/em>\u00a0(<em><a href=\"https:\/\/books.google.fr\/books?id=aAuCURnYN_8C&amp;pg=PT4&amp;lpg=PT4&amp;dq=plantarum+succulentarum&amp;source=bl&amp;ots=3zAQroZCaD&amp;sig=vpQr_W0H4YuF1MeBxx7uSzLnQP4&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjgr-be5-jTAhWDfxoKHSHdBY4Q6AEIWjAG#v=onepage&amp;q=plantarum%20succulentarum&amp;f=false\">Plantarum Historia Succulentarum<\/a><\/em>), ouvrage tr\u00e8s bien re\u00e7u.\u00a0Vingt-huit livraisons se succ\u00e9deront jusqu&rsquo;en 1805.\u00a0On trouve notamment le <em>Mesembryanthemum calamiforme<\/em> (Fico\u00efde calamiforme), le <em>Pelargonium tetragonum<\/em>\u00a0(du Cap), le <em>Cactus Opuntia <\/em><em>Multiflore<\/em> (cactus raquette), l&rsquo;<em>Anthericum frutescens<\/em>, le <em>Sempervivum tectorum<\/em> (Joubarbe des toits), l&rsquo;<em>Aloe picta<\/em> (aloe peint), le Cactus royeni (cactus de Royen), le <em>Cactus cochellinifer<\/em>\u00a0(&laquo;&nbsp;cierge \u00e0 cochenille&nbsp;&raquo; de Saint-Domingue, <strong>fig.5<\/strong>), l&rsquo;<em>Anthericum aloo\u00efdes<\/em> (anthericum \u00e0 feuille d&rsquo;alo\u00e8s), l&rsquo;<em>Aloe arachnoides<\/em> (Aloe \u00e0 patte d&rsquo;araign\u00e9e).<\/p>\n<div id=\"attachment_5218\" style=\"width: 450px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5218\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-5218 size-full\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/24033.jpg?resize=440%2C600\" width=\"440\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/24033.jpg?w=440 440w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/24033.jpg?resize=220%2C300 220w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/24033.jpg?resize=160%2C218 160w\" sizes=\"(max-width: 440px) 100vw, 440px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><p id=\"caption-attachment-5218\" class=\"wp-caption-text\"><strong>fig.6 Pierre-Paul Prud\u2019hon<\/strong> (1758-1823)<em><strong>\u00a0Portrait de l\u2019imp\u00e9ratrice Jos\u00e9phine dans le parc de la Malmaison<\/strong><\/em>, 1805-1809,huile sur toile \u00a9Paris, mus\u00e9e du Louvre<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1800, L\u2019H\u00e9ritier qui avait \u00e9t\u00e9 ruin\u00e9 par la R\u00e9volution est malheureusement assassin\u00e9 par un meurtrier dans la rue. Cuvier est charg\u00e9 de faire son \u00a0\u00e9loge fun\u00e8bre. C&rsquo;est une grande tristesse\u00a0pour Redout\u00e9 qui perd un ami fid\u00e8le et un soutien.<strong> En 1799, Jos\u00e9phine Bonaparte (fig.6), f\u00e9rue de plantes, ach\u00e8te le domaine de la Malmaison et y cr\u00e9e un parc \u00e0 l&rsquo;anglaise en installant des serres o\u00f9 elle cultive des plantes exotiques en souvenir de son enfance dans les Antilles, avec l&rsquo;aide du botaniste Aim\u00e9\u00a0Bonpland (1773-1858)<\/strong>.\u00a0Elle\u00a0fait venir des graines et des boutures du monde entier. Chose admirable, le blocus entre la France et l&rsquo;Angleterre est exceptionnellement interrompu pour pouvoir laisser passer des bateaux charg\u00e9s de roses et de boutures de Kew, envoy\u00e9s par Kennedy, le sp\u00e9cialiste anglais de la culture des roses, gr\u00e2ce \u00e0 un accord pass\u00e9 entre les amiraut\u00e9s fran\u00e7aise et britannique ! <strong>En 1803, para\u00eet le \u00a0premier volume du <em>Jardin de la Malmaison <\/em>comprenant \u00a0des illustrations \u00a0de Redout\u00e9\u00a0avec un texte du botaniste Ventenat.<\/strong> Pas moins de dix-sept graveurs sont sollicit\u00e9s pour cet ouvrage luxueux o\u00f9 l&rsquo;on trouve une plante de la famille des <em>Pedaliaceae<\/em>\u00a0 d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Imp\u00e9ratrice sous le nom\u00a0<a href=\"https:\/\/data.fitzmuseum.cam.ac.uk\/id\/object\/31898\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Josephinia imperatricis<\/em><\/a>.<\/p>\n<div id=\"attachment_5215\" style=\"width: 233px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5215\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-5215 \" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/1.-PJ-Redoute-1759-1840-Fritillaire-imperiale-1807-Paris-MNHN-MNHN_Dist.-RMN.jpg?resize=223%2C340\" width=\"223\" height=\"340\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/1.-PJ-Redoute-1759-1840-Fritillaire-imperiale-1807-Paris-MNHN-MNHN_Dist.-RMN.jpg?resize=197%2C300 197w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/1.-PJ-Redoute-1759-1840-Fritillaire-imperiale-1807-Paris-MNHN-MNHN_Dist.-RMN.jpg?resize=160%2C244 160w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/1.-PJ-Redoute-1759-1840-Fritillaire-imperiale-1807-Paris-MNHN-MNHN_Dist.-RMN.jpg?w=410 410w\" sizes=\"(max-width: 223px) 100vw, 223px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><p id=\"caption-attachment-5215\" class=\"wp-caption-text\"><strong>fig.7 Pierre Joseph Redout\u00e9<\/strong> (1759-1840), <em><strong>Fritillaire imp\u00e9riale\/Fritillaria imperialis<\/strong><\/em>, 1807 \u00a0\u00a9Paris, Mus\u00e9um national d&rsquo;Histoire naturelle (MNHN), biblioth\u00e8que centrale<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Redout\u00e9 devient l&rsquo;un des peintres pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de Jos\u00e9phine et per\u00e7oit un traitement annuel de 18000 francs, ce qui lui permet de vivre dans une certaine aisance et d&rsquo;acheter \u00a0maison et jardin \u00e0 Fleury-sous-Meudon o\u00f9 il plante de nombreux rosiers.<\/strong> Il donne aussi des cours de peinture florale aux jeunes filles de l&rsquo;aristocratie et de la noblesse d&rsquo;Empire. En 1805, le Louvre est transform\u00e9 en mus\u00e9e. Redout\u00e9 s\u2019installe dans l\u2019h\u00f4tel Mirabeau, 6 rue de Seine, pr\u00e8s de Saint Germain des Pr\u00e9s o\u00f9 il vivra jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort. Il y installe un vaste\u00a0atelier pour son \u00e9quipe. Il d\u00e9veloppe\u00a0une technique qui permet d&rsquo;\u00e9tendre sur des planches des encres color\u00e9es\u00a0par surface selon la physionomie des plantes illustr\u00e9es, puis des peintres sp\u00e9cialis\u00e9s effectuent au pinceau fin les petits d\u00e9tails et finitions. L&rsquo;artiste infatigable\u00a0effectue des\u00a0centaines de planches pour plusieurs ouvrages, avec son fr\u00e8re Henri-Joseph et sa fille,\u00a0comme la<em> Botanique<\/em> de Jean-Jacques Rousseau ;\u00a0la <a href=\"http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k106085g\"><em>Description des plantes nouvelles et peu connues cultiv\u00e9es dans le jardin <\/em><\/a>de J.M. Cels et de Ventenat ; l\u2019<em><a href=\"http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k97836q\/f3.planchecontact\">Histoire des arbres forestiers de l\u2019Am\u00e9rique septentrionale<\/a>\u00a0<\/em>[4];\u00a0le\u00a0<em><a href=\"https:\/\/books.google.fr\/books?id=jU6POGt3WAIC&amp;pg=PP5&amp;lpg=PP5&amp;dq=redout\u00e9+trait\u00e9+des+arbres+et+des+arbustes+qui+se+cultivent+en+pleine+terre&amp;source=bl&amp;ots=1Go7QrJvTI&amp;sig=mGb9frUsctdgXoOVaGacxRdGC34&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwiP3qqtxurTAhWFtBoKHeRpC4YQ6AEIQzAF#v=onepage&amp;q=redout\u00e9%20trait\u00e9%20des%20arbres%20et%20des%20arbustes%20qui%20se%20cultivent%20en%20pleine%20terre&amp;f=false\">Trait\u00e9 des Arbres et Arbustes que l\u2019on cultive en France en pleine terre<\/a><\/em>, de Henri-Louis Duhamel du Monceau (1700-1782), dans\u00a0une \u00e9dition augment\u00e9e d\u00e9di\u00e9e \u00e0 &laquo;&nbsp;Madame Bonaparte&nbsp;&raquo; en fournissant 463 planches sur 498.<\/p>\n<p><strong>Rosac\u00e9es et Liliac\u00e9es<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1809, Jos\u00e9phine est r\u00e9pudi\u00e9e par Napol\u00e9on mais Redout\u00e9 continue de travailler pour elle \u00e0 la Malmaison et au domaine de Navarre, notamment en fournissant cinquante-quatre planches pour l&rsquo;ouvrage de Bonpland\u00a0<em>Description des Plantes rares cultiv\u00e9es \u00e0 Malmaison et \u00e0 Navarre, <\/em>\u00a0dont les livraisons s&rsquo;\u00e9chelonnent entre 1812 et 1817.<\/p>\n<div id=\"attachment_5219\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5219\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-5219 size-medium\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/F162-5-prudhon-roi-rome-endormi-f.jpg?resize=300%2C247\" width=\"300\" height=\"247\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/F162-5-prudhon-roi-rome-endormi-f.jpg?resize=300%2C247 300w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/F162-5-prudhon-roi-rome-endormi-f.jpg?resize=768%2C632 768w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/F162-5-prudhon-roi-rome-endormi-f.jpg?resize=1024%2C843 1024w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/F162-5-prudhon-roi-rome-endormi-f.jpg?resize=560%2C461 560w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/F162-5-prudhon-roi-rome-endormi-f.jpg?resize=160%2C132 160w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/F162-5-prudhon-roi-rome-endormi-f.jpg?w=2000 2000w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/F162-5-prudhon-roi-rome-endormi-f.jpg?w=1720 1720w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><p id=\"caption-attachment-5219\" class=\"wp-caption-text\"><strong>fig.8 Pierre-Paul Prud&rsquo;hon<\/strong>\u00a0(1758-1823) <strong><em>Le Roi de Rome endormi<\/em><\/strong>, 1811, huile sur toile \u00a9Paris, mus\u00e9e du Louvre<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il \u00a0continue aussi\u00a0son projet des<a href=\"http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k1041147b\/f11.planchecontact.r=liliac\u00e9es\"><em> Liliac\u00e9es<\/em><\/a>, ouvrage recensant les monocotyl\u00e9es \u00e0 fleurs color\u00e9es, auquel dix-huit graveurs participent. Le public s&rsquo;abonne et re\u00e7oit toutes les six semaines, six planches et six pages de texte par chapitre. C&rsquo;est un grand succ\u00e8s. <strong>Des copies du recueil sont offertes en cadeaux diplomatiques aux chefs d\u2019\u00e9tat de l&rsquo;Europe par Napol\u00e9on. Cet ouvrage met \u00e0 la mode les plantes \u00e0 bulbe comme la <em>Fritillaire imp\u00e9riale<\/em>\u00a0somptueusement illustr\u00e9e et color\u00e9e par Redout\u00e9<\/strong> (<strong>fig.7<\/strong>). Elle va devenir un symbole floral de l&rsquo;Empire, comme le montre le tableau de\u00a0Prud&rsquo;hon, <em>Le Roi de Rome endormi <\/em>(<strong>fig.8<\/strong>), o\u00f9 l&rsquo;h\u00e9ritier imp\u00e9rial est repr\u00e9sent\u00e9 endormi dans la nature comme Romulus ou Mo\u00efse. L&rsquo;oeuvre, qui fut tr\u00e8s bien re\u00e7ue en 1811, d\u00e9voile de mani\u00e8re th\u00e9\u00e2trale, gr\u00e2ce \u00e0 un rideau sur le c\u00f4t\u00e9, l&rsquo;enfant providentiel repose dans un bosquet de myrtes, de lauriers, sous une fritillaire imp\u00e9riale \u00e9clair\u00e9e par un rayon de lumi\u00e8re qui symbolise son ascendance glorieuse. La couronne imp\u00e9riale est \u00e9galement pr\u00e9sente dans le portrait en pied de la Duchesse de Bassano (1780-1827) peinte par G\u00e9rard au milieu d&rsquo;une profusion de fleurs. Redout\u00e9 a acquis une certaine c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 et donne des le\u00e7ons \u00e0 la nouvelle imp\u00e9ratrice Marie-Louise. <strong>En 1814, le d\u00e9c\u00e8s de Jos\u00e9phine engendre la perte de son salaire annuel.<\/strong> Il ne peut compter que momentan\u00e9ment sur le soutien de sa fille Hortense qui part bient\u00f4t en exil. Comble de malchance, le Minist\u00e8re des Beaux-Arts \u00a0annule la moiti\u00e9 de son abonnement aux derniers chapitres des <em>Liliac\u00e9es<\/em>&#8230;<\/p>\n<div id=\"attachment_5220\" style=\"width: 219px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5220\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-5220 size-medium\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/800px-Redoute_-_Rosa_gallica_regalis.jpg?resize=209%2C300\" width=\"209\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/800px-Redoute_-_Rosa_gallica_regalis.jpg?resize=209%2C300 209w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/800px-Redoute_-_Rosa_gallica_regalis.jpg?resize=768%2C1100 768w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/800px-Redoute_-_Rosa_gallica_regalis.jpg?resize=715%2C1024 715w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/800px-Redoute_-_Rosa_gallica_regalis.jpg?resize=560%2C802 560w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/800px-Redoute_-_Rosa_gallica_regalis.jpg?resize=160%2C229 160w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/800px-Redoute_-_Rosa_gallica_regalis.jpg?w=800 800w\" sizes=\"(max-width: 209px) 100vw, 209px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><p id=\"caption-attachment-5220\" class=\"wp-caption-text\"><strong>fig.9 Pierre-Joseph Redout\u00e9 <\/strong>(1759-1840), <strong><em>Rosier\u00a0grandeur\u00a0royale\/Rosa gallica regalis<\/em><\/strong> in <em>Les Roses<\/em> 1817-24, p. 383, ouvrage publi\u00e9 \u00e0 Paris entre 1817-24 \u00a9Washington, Library of Congress<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>En 1817, Redout\u00e9, \u00e9pris de roses, poursuit n\u00e9anmoins son grand projet qui leur est consacr\u00e9 et qui demeure encore aujourd&rsquo;hui un de ses plus magnifiques succ\u00e8s. <\/strong>Il cr\u00e9e <em><a href=\"http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k975822\">Les Roses<\/a>,\u00a0<\/em>un ouvrage\u00a0en plusieurs tomes en collaboration avec le botaniste et grand amateur de roses Claude-Antoine Thory pour recenser et illustrer le maximum de vari\u00e9t\u00e9s connues. Tous deux observent les roses, en font venir de pays divers et \u00e9changent avec des botanistes de nationalit\u00e9s diverses. Redout\u00e9 \u00e9tant\u00a0membre de nombreuses soci\u00e9t\u00e9s savantes, il a l&rsquo;occasion de faire des rencontres fructueuses. <strong>Apr\u00e8s sept ann\u00e9es de travail, trente livraisons, l&rsquo;ouvrage est achev\u00e9 en 1824, chef d&rsquo;oeuvre d&rsquo;\u00e9l\u00e9gance artistique et de raffinement botanique.<\/strong> Les roses y sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9es dans toutes leurs splendides robes : on y trouve\u00a0le Rosier \u00e0 cent feuilles (<em>Rosa centifolia<\/em>), le Rosier jaune de souffre (<em>Rosa sulfurea<\/em>), le Rosier des Indes odorant (<em>Rosa indica fragrans<\/em>), le Rosier de Damas \u00e0 p\u00e9tale teint\u00e9 de rose (<em>Rosa damascena. subalba<\/em>) le Rosier \u00c9glantier (<em>Rosa eglanteria<\/em>), le Rosier de Caroline en Corymbe (<em>Rosa carolina corymbosa<\/em>), le Rosier mousseux \u00e0 fleurs blanches, le Rosier de France \u00e0 fleurs panach\u00e9es (<em>Rosa gallica versicolor<\/em>), le Rosier de Lady Banks (<em>Rosa banksia<\/em>), le Rosier Grandeur royale (<strong>fig.9<\/strong>) et tant d&rsquo;autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Revers de fortune<\/strong><\/p>\n<div id=\"attachment_5214\" style=\"width: 251px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5214\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-5214 size-medium\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/pierre-joseph_redoute_1759-1840_papaver_somniferum._aquarelle_et_crayon_noir_sur_velin1839._paris_musee_de_la_vie_romantique._c_mvr._roger-viollet_0.jpg?resize=241%2C300\" width=\"241\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/pierre-joseph_redoute_1759-1840_papaver_somniferum._aquarelle_et_crayon_noir_sur_velin1839._paris_musee_de_la_vie_romantique._c_mvr._roger-viollet_0.jpg?resize=241%2C300 241w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/pierre-joseph_redoute_1759-1840_papaver_somniferum._aquarelle_et_crayon_noir_sur_velin1839._paris_musee_de_la_vie_romantique._c_mvr._roger-viollet_0.jpg?resize=768%2C957 768w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/pierre-joseph_redoute_1759-1840_papaver_somniferum._aquarelle_et_crayon_noir_sur_velin1839._paris_musee_de_la_vie_romantique._c_mvr._roger-viollet_0.jpg?resize=822%2C1024 822w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/pierre-joseph_redoute_1759-1840_papaver_somniferum._aquarelle_et_crayon_noir_sur_velin1839._paris_musee_de_la_vie_romantique._c_mvr._roger-viollet_0.jpg?resize=560%2C698 560w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/pierre-joseph_redoute_1759-1840_papaver_somniferum._aquarelle_et_crayon_noir_sur_velin1839._paris_musee_de_la_vie_romantique._c_mvr._roger-viollet_0.jpg?resize=160%2C199 160w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/pierre-joseph_redoute_1759-1840_papaver_somniferum._aquarelle_et_crayon_noir_sur_velin1839._paris_musee_de_la_vie_romantique._c_mvr._roger-viollet_0.jpg?w=1720 1720w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/pierre-joseph_redoute_1759-1840_papaver_somniferum._aquarelle_et_crayon_noir_sur_velin1839._paris_musee_de_la_vie_romantique._c_mvr._roger-viollet_0.jpg?w=2580 2580w\" sizes=\"(max-width: 241px) 100vw, 241px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><p id=\"caption-attachment-5214\" class=\"wp-caption-text\"><strong>fig.10 Pierre-Joseph Redout\u00e9<\/strong> (1759-1840), <em><strong>Pavot\/Papaver somniferum<\/strong><\/em>, 1839, aquarelle et crayon noir sur v\u00e9lin \u00a9Paris, mus\u00e9e de la Vie romantique.<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La roue de la fortune tourne pour Redout\u00e9 aussi g\u00e9n\u00e9reux que d\u00e9pensier.\u00a0 <\/strong>Apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de sa fille Ad\u00e9la\u00efde, son coll\u00e8gue Spaendonck meurt en 1822. La chaire d\u2019iconographie naturelle au Mus\u00e9um d\u2019Histoire Naturelle\u00a0\u00e0 laquelle il esp\u00e8re succ\u00e9der est divis\u00e9e en deux postes sous la Restauration : un pour l\u2019illustration botanique, un pour l\u2019illustration animali\u00e8re. \u00a0Redout\u00e9 devient titulaire du premier, avec la charge de\u00a0donner trente le\u00e7ons par an au Jardin des Plantes et de devenir \u00a0responsable des fameux &laquo;&nbsp;V\u00e9lins&nbsp;&raquo;.<strong> S&rsquo;il a du succ\u00e8s et que ses le\u00e7ons sont tr\u00e8s suivies, il ne gagne pas autant d&rsquo;argent qu&rsquo;avant, ce qui l&rsquo;oblige \u00e0 diminuer son train de vie et \u00e0 s&rsquo;endetter. <\/strong>En effet, il per\u00e7oit d\u00e9sormais un salaire de\u00a02500 francs par an, alors qu&rsquo;il touchait auparavant 18000 francs gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;imp\u00e9ratrice \u00a0Jos\u00e9phine. Il continue de peindre des v\u00e9lins comme le <em>Pavot<\/em>\u00a0 (<strong>fig.10<\/strong>) et de donner des cours aux jeunes filles de l&rsquo;aristocratie et des le\u00e7ons particuli\u00e8re aux filles du duc d\u2019Orl\u00e9ans, puis devient le Peintre de Fleurs la Reine Marie-Am\u00e9lie, femme de Louis Philippe. <strong>Dans ses le\u00e7ons, il encourage l&rsquo;<em>&laquo;&nbsp;exactitude, la composition, le coloris&nbsp;&raquo;<\/em> en mettant en garde ses \u00e9l\u00e8ves contre l&rsquo;<em>&laquo;&nbsp;Inexactitude, la raideur, la monotonie&nbsp;&raquo;<\/em>.<\/strong>\u00a0 Il contribue \u00e0 fournir des mod\u00e8les de fleurs pour les artisans et les \u00e9coles d&rsquo;arts appliqu\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 s&rsquo;amorce la R\u00e9volution industrielle. Il collabore avec Alexandre Brogniart, chimiste et pal\u00e9ontologue qui dirige la Manufacture de S\u00e8vres et encourage la recherche sur les couleurs.<strong> On s&rsquo;inspire des guirlandes et motifs de fleurs pour les c\u00e9ramiques, les vases, les tissus, les broderies, papier-peints, \u00e9ventails et tentures<\/strong>. C&rsquo;est la mode des fleurs dans de nombreux domaines. Le peintre\u00a0Simon Saint-Jean effectue<em>\u00a0<\/em>par exemple<em> La Jardini\u00e8re<\/em> (<strong>fig.11<\/strong>)<em> e<\/em>n\u00a0m\u00ealant habilement les genres picturaux de la\u00a0traditionnelle peinture de fleurs, du portrait f\u00e9minin , de l&rsquo;architecture et du paysage.<\/p>\n<div id=\"attachment_5225\" style=\"width: 237px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5225\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-5225\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/453px-La_Jardiniere_1837.jpg?resize=227%2C300\" alt=\"\" width=\"227\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/453px-La_Jardiniere_1837.jpg?resize=227%2C300 227w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/453px-La_Jardiniere_1837.jpg?resize=160%2C212 160w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/453px-La_Jardiniere_1837.jpg?w=453 453w\" sizes=\"(max-width: 227px) 100vw, 227px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><p id=\"caption-attachment-5225\" class=\"wp-caption-text\"><strong>fig.11 Simon Saint-Jean (1808-1860)<em>\u00a0La Jardini\u00e8re<\/em><\/strong>, 1837, huile sur toile \u00a9Lyon, mus\u00e9e des Beaux-Arts<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Redout\u00e9 meurt le 19 juin 1840 d\u2019une congestion c\u00e9r\u00e9brale, le jour o\u00f9 il apprend qu&rsquo;une\u00a0commande qu&rsquo;il a sollicit\u00e9e aupr\u00e8s du Ministre secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat de l\u2019Int\u00e9rieur lui a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e.\u00a0Pour survivre, sa veuve et sa fille a\u00een\u00e9e sont oblig\u00e9es de vendre sa maison de campagne \u00e0 Fleury et son appartement. Ses obs\u00e8ques sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise Saint-Germain des Pr\u00e9s le 23 juin suivies par une grande foule, puis Redout\u00e9 est enterr\u00e9 au P\u00e8re Lachaise sous une profusion de fleurs et d&rsquo;hommages po\u00e9tiques. <strong>Ce grand ma\u00eetre de l&rsquo;iconographie v\u00e9g\u00e9tale, ce subtil\u00a0g\u00e9ant des fleurs, savait \u00e0 quel point la nature humaine est aussi fugace que\u00a0le parfum des roses, et qu&rsquo;on ne r\u00e9siste \u00e0 la mort qu&rsquo;en magnifiant pour toujours la fragilit\u00e9 des deux gr\u00e2ce \u00e0 la p\u00e9rennit\u00e9 de l&rsquo;art.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a9Gabrielle de Lassus Saint-Geni\u00e8s, 2017<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">______________________________<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[1] La <strong>technique de la gravure en pointill\u00e9<\/strong> est d&rsquo;origine anglaise. Elle consiste \u00e0 donner \u00e0 une gravure l&rsquo;illusion d&rsquo;un dessin, gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;emploi d&rsquo;une roulette. Cet instrument permet de juxtaposer les points du dessin et ceux de la plaque m\u00e9tallique qui sert \u00e0 l&rsquo;impression. Puis, les couleurs sont appliqu\u00e9es sur la plaque \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un tampon de chiffon appel\u00e9 &laquo;&nbsp;poup\u00e9e&nbsp;&raquo;. Des retouches \u00e0 l&rsquo;aquarelle sont ensuite fr\u00e9quentes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[2] On compte parmi eux\u00a0Nicolas Robert (1614-1685), Jean Joubert (v.1643-1707), Claude Aubriet (1665-1742), Madeleine-Fran\u00e7oise Basseporte (1701-1780).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[3] Cit\u00e9 par M. Mirault, \u00a0&laquo;&nbsp;Notice sur Joseph Redout\u00e9, membre de la Soci\u00e9t\u00e9&nbsp;&raquo;, \u00a0<em>Annales de la Soci\u00e9t\u00e9 libre des Beaux-Arts<\/em>, tome XIII, 1843.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[4] Entre 1810 et 1813. Le Mus\u00e9um conserve la totalit\u00e9 des planches aquarell\u00e9es sur v\u00e9lin destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre grav\u00e9es pour l&rsquo;ouvrage de F-A Michaud (1777-1855). Il avait \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 en 1786 par Louis XVI en Am\u00e9rique pour cr\u00e9er des p\u00e9pini\u00e8res dans le New Jersey et en Caroline du Sud. Apr\u00e8s dix ann\u00e9es pass\u00e9es l\u00e0-bas, il revient en rapportant plus de 60 000 plantes \u00a0et quatre-vingt dix caisses de graines acclimat\u00e9es en France.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&laquo;&nbsp;Il \u00e9tait comme l&rsquo;abeille, il avait l&rsquo;intuition des plus belles fleurs&nbsp;&raquo; (Jules Janin) C\u2019est toujours un plaisir de se rendre au Mus\u00e9e de la Vie romantique \u00e0 Paris, auquel on acc\u00e8de en suivant une myst\u00e9rieuse impasse de la rue Chaptal&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?p=5192\">Read more &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5193,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"spay_email":""},"categories":[10,14],"tags":[1277,4370,4353,1279,4344,562,563,4305,1287,4348,1288,4291,4364,4312,4356,1301,4339,4352,1562,4357,4309,4371,4331,4358,4376,4193,4379,2102,4313,4306,1451,4026,4372,4382,4345,2204,3388,4374,4363,2164,1762,4310,4295,3733,4318,4328,4327,4335,4329,4383,4323,4338,4369,4311,4343,308,4321,4297,4302,4375,220,4342,4347,4308,4299,4354,4301,4314,4365,4317,1009,3178,4378,4304,2319,4303,4325,4296,4315,4368,4373,4293,1756,4355,4340,4337,4336,2977,1368,226,1238,3174,4341,4381,4359,4290,4332,4351,4349,4320,4316,4300,4362,2100,2727,4104,4377,4346,359,4360,4361,4367,197,4334,4294,4380,2301,1390,4322,4324,4350,4366,3424,4307,4319,4298,4333,4330,4292,4326],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/05\/2.-2.-Baron-Fran-ois-Pascal-Simon-Gerard-1170-1837-Portrait-du-peintre-Redoute-Belgique-Bruxelles-musee-R.jpg?fit=992%2C1155","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4lzfC-1lK","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5192"}],"collection":[{"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5192"}],"version-history":[{"count":37,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5192\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16783,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5192\/revisions\/16783"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/5193"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5192"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5192"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5192"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}