{"id":359,"date":"2013-06-26T17:20:32","date_gmt":"2013-06-26T17:20:32","guid":{"rendered":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.wordpress.com\/?p=359"},"modified":"2026-02-09T00:43:25","modified_gmt":"2026-02-09T00:43:25","slug":"359","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?p=359","title":{"rendered":"LIRE ET RELIRE Macbeth de William Shakespeare (1606)"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_3883\" style=\"width: 228px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3883\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-3883\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/macbeth11-1.jpg?resize=218%2C300\" alt=\"Lady Macbeth somnambule par Johann Heinrich F\u00fcssli, vers 1784, Mus\u00e9e du Louvre\" width=\"218\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/macbeth11-1.jpg?w=218 218w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/macbeth11-1.jpg?resize=160%2C220 160w\" sizes=\"(max-width: 218px) 100vw, 218px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><p id=\"caption-attachment-3883\" class=\"wp-caption-text\"><em>Lady Macbeth somnambule<\/em> par Johann Heinrich F\u00fcssli, vers 1784, Mus\u00e9e du Louvre<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Macbeth, ce nom seul fait fr\u00e9mir, trembler, comme si des tra\u00een\u00e9es de sang l\u2019enveloppaient dans un suaire de lettres. Shakespeare (1564-1616) \u00a0a su r\u00e9sumer dans cette pi\u00e8ce toute l\u2019horreur de l\u2019\u00e2me humaine d\u00e9vor\u00e9e par l\u2019ambition, la jalousie,l\u2019orgueil et enfin la haine, en montrant comment la gangr\u00e8ne du mal peut transformer le plus honn\u00eate homme en assassin. Il d\u00e9crit l\u2019universel en partant du personnel, hissant ses personnages au rang d\u2019arch\u00e9types, comme un \u00e9crivain-m\u00e9decin diss\u00e9quant la mani\u00e8re tragique avec laquelle un homme d\u00e9cide de faire face \u00e0 son destin, en rejetant d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment sa conscience.<\/p>\n<p><b><i>Destin et Fatalit\u00e9<\/i><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019embl\u00e9e l\u2019atmosph\u00e8re est irr\u00e9elle avec une pi\u00e8ce qui s\u2019ouvre sur le rassemblement des trois sorci\u00e8res qui pr\u00e9disent au g\u00e9n\u00e9ral Macbeth victorieux qu\u2019il sera roi d\u2019Ecosse mais qu\u2019il n\u2019aura pas de descendanceau profit de son compagnon Banquo. Influenc\u00e9 par la proph\u00e9tie, Macbeth assassine le roi Duncan avec la complicit\u00e9 de sa femme Lady Macbeth. C\u2019est le d\u00e9but d\u2019une inexorable chute dans les t\u00e9n\u00e8bres du meurtre pour ce couple cruel\u00a0: Banquo est tu\u00e9, puis la femme et les enfants du noble Macduff qui a d\u00e9couvert les auteurs du crime. Naturel et surnaturel s\u2019imbriquent dans une intrigue noire qui se passe presque toujours durant la nuit. La pi\u00e8ce est ponctu\u00e9e de sinistres symboles\u00a0: corbeaux, cris de morts, vent glacial, flambeaux et spectres, sous le regard d\u2019H\u00e9cate la sombre d\u00e9esse de la lune noire.Shakespeare pr\u00e9sente des personnages qui sont\u00a0\u00e0 la fois les jouets du destin mais aussi responsables de leur existence, en les peignant avec une certaine piti\u00e9. Il d\u00e9crit notamment le cas de conscience d\u2019un Macbeth encore h\u00e9sitant, pouss\u00e9 par la perversit\u00e9 de son \u00e9pouse \u00e0 commettre un acte qu\u2019il r\u00e9prouve en lui-m\u00eame. Le m\u00e9pris de Lady Macbeth refl\u00e8te l\u2019\u00e2me pr\u00eate \u00e0 toutes les audaces pour en arriver \u00e0 ses fins,qu\u2019elles soient bonnes ou mauvaises car une chose est de convoiter, une autre est d\u2019agir en faveur de ce que l\u2019on convoite\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>\u00ab\u00a0Dor\u00e9navant<\/em><br \/><em> C\u2019est ainsi que je juge de ton amour\u00a0! As-tu donc peur<\/em><br \/><em> D\u2019\u00eatre le m\u00eame, en action, en courage,<\/em><br \/><em> Que tu es en d\u00e9sir\u00a0? Peux-tu, au m\u00eame instant,<\/em><br \/><em> Vouloir ce que tu tiens pour l\u2019or de la vie<\/em><br \/><em> Et vivre comme un l\u00e2che, qui se sait tel,<\/em><br \/><em> Laissant \u00ab\u00a0Je n\u2019ose pas\u00a0\u00bb suivre \u00ab\u00a0Je voudrais bien\u00a0\u00bb<\/em><br \/><em> Comme le minable chat du proverbe.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>D\u00e8s lors, Macbeth adopte la tromperie et affirme sa volont\u00e9 de duper la cour\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>\u00ab Me voici r\u00e9solu\u00a0! Et je rassemble<\/em><br \/><em> Toutes mes \u00e9nergies pour ce terrible exploit.<\/em><br \/><em> Allons, dupons-les tous de notre air affable\u00a0!<\/em><br \/><em> Trompeur<\/em><br \/><em> Doit \u00eatre le visage quand l\u2019est le c\u0153ur.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><b><i>Les nuits du mal et de la culpabilit\u00e9<\/i><\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce c\u0153ur trompeur finit par \u00eatre tromp\u00e9 par lui-m\u00eame.L\u2019engrenage du mal est une spirale qui se nourrit de sa propre chair tel un ouroboros comme le ressent alors Macbeth\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0Ce qui commence par le mal ne prosp\u00e8re que par le mal\u00a0\u00bb<\/em>. La vanit\u00e9 d\u2019un pouvoir si mal acquis perturbe les deux \u00e9poux incapables de savourer leur victoire. Shakespeare analyse parfaitement le m\u00e9lange de honte et de remord qui assaille les criminels\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>\u00ab\u00a0On a tout d\u00e9pens\u00e9 en pure perte<br \/>Quand on a eu ce que l\u2019on d\u00e9sire, mais sans bonheur.<br \/>Et mieux vaut \u00eatre ce\u00a0 que l\u2019on a d\u00e9truit<br \/>Que de n\u2019en retirer que cette joie qui s\u2019angoisse.\u00bb<\/em> (Lady Macbeth)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00ab\u00a0<em>Serais-je mort il y a moins d\u2019une heure,<br \/>Ma vie aurait \u00e9t\u00e9 b\u00e9nie. Dor\u00e9navant,<br \/>Rien n\u2019a de prix dans cette existence mortelle,<br \/>Tout n\u2019y est que mirage. L\u2019honneur, la gloire<br \/>Sont morts. Le vin de la vie est tir\u00e9.<br \/>Ce n\u2019est que d\u2019une lie que peut se vanter cette cave.\u00a0<\/em>\u00bb (Macbeth)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le poison de la culpabilit\u00e9 circule dans leurs veines, tandis qu\u2019ils se mettent \u00e0 \u00eatre en proie \u00e0 des visions, des crises de parano\u00efa et de somnambulisme. Devenue pathologiquement maniaque Lady Macbeth se lave les mains en vain (\u00ab <em>Encore cette odeur de sang\u00a0!Tous les parfums de l\u2019Arabie ne purifieront pas cette petite main<\/em>.\u00bb). Le symbole des mains tach\u00e9es de sang \u00e0 tout jamais br\u00fble aussi le nouveau roi d\u2019Ecosse\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>\u00ab\u00a0Ces mains\u00a0? Ah, elles m\u2019arrachent les yeux\u00a0!<br \/>Tout l\u2019oc\u00e9an du grand Neptune pourra-t-il<br \/>Les laver de ce sang\u00a0? Non, c\u2019est elles plut\u00f4t<br \/>Qui, empourprant les innombrables mers,<br \/>Feront avec l\u2019eau verte du rouge, rien que du rouge\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0(Macbeth)<\/p>\n<p>En pactisant avec le mal, Macbeth se prive de la b\u00e9n\u00e9diction divine. Il ne peut plus prier\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>\u00ab\u00a0Mais, pourquoi n\u2019ai-je pu prononcer\u00a0: \u00ab\u00a0Amen\u00a0!\u00a0\u00bb<br \/>J\u2019avais si grand besoin de b\u00e9n\u00e9diction,<br \/>Et cependant \u00ab\u00a0Amen\u00a0\u00bb m\u2019est rest\u00e9 dans la gorge.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Suit alors l\u2019admirable sc\u00e8ne de somnambulisme de la reine (Acte V, sc\u00e8ne 1), comme l\u2019a si \u00e9trangement repr\u00e9sent\u00e9 F\u00fcssli (Mus\u00e9e du Louvre). Cet \u00e9pisode met en sc\u00e8ne le m\u00e9decin, Lady Macbeth et une dame de compagnie. Tous les deux assistent au d\u00e9lire de la reine endormie qui se l\u00e8ve et marche avec un flambeau en r\u00e9v\u00e9lant son secret. Shakespeare se fait psychanalyste avant l\u2019heure enenvisageant le ph\u00e9nom\u00e8ne du r\u00eave, du sommeil et du somnambulisme comme un moyende r\u00e9silience pour l\u2019esprit\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>\u00a0\u00ab C\u2019est \u00e0 leur oreiller, puisqu\u2019il est sourd, que confient leurs secrets les \u00e2mes malades\u00a0\u00bb<\/i>. On sait combien Shakespeare devait \u00eatre fascin\u00e9 par le sommeil, la nuit et la symbolique des r\u00eaves. Il avait d\u00fb lui m\u00eame probablement conna\u00eetre des crises d\u2019insomnie pour mettre cette phrase si juste dans la bouche de Malcolm l\u2019un des fils de Duncan\u00a0: \u00ab\u00a0<i>Car trop longue est la nuit qui cherche en vain le jour\u00a0\u00bb<\/i>. Un grand nombre de pi\u00e8ces abordent ces th\u00e8mes comme l\u2019allusion \u00e0 la reine Mab et la nuit d\u2019amour dans\u00a0<i>Rom\u00e9o et Juliette<\/i>,les f\u00e9\u00e9ries nocturnes du\u00a0<i>Songe d\u2019Une Nuit d\u2019Et\u00e9<\/i>, le monologue d\u2019Hamlet avec son cr\u00e2ne, etc. Dans\u00a0<i>Macbeth<\/i>, les th\u00e8mes du conscient, de l\u2019inconscient et de la conscience offrent une v\u00e9ritable \u00e9tude propice aux interpr\u00e9tations les plus freudiennes. Toutefois, la phrase du m\u00e9decin r\u00e9sume\u00a0le tragique de la condition humaine en avouant les limites de la m\u00e9decine\u00a0: quand plus rien ne peut sauver l\u2019homme, seule la Main de Dieu peut agir avec force. Ce qui semble impardonnable \u00e0 l\u2019homme est pardonnable pour Dieu\u00a0:\u00a0<i>\u00ab\u00a0Plus que d\u2019un m\u00e9decin celle-ci a besoin d\u2019un pr\u00eatre. Ah que Dieu nous pardonne \u00e0 tous\u00a0!\u00a0\u00bb<\/i>\u00a0Le pr\u00eatre peut pardonner au nom de Dieu, ce qu\u2019aucun m\u00e9decin n\u2019a le pouvoir defaire. Mais ici ce sont les sorci\u00e8res et non les anges qui inspirent les \u00e2mes,c\u2019est la sombre H\u00e9cate et ses mal\u00e9dictions qui gouvernent les pulsions des consciences. Lady Macbeth finit par se suicider apr\u00e8s avoir cherch\u00e9 en vain \u00e0 d\u00e9nier son crime et \u00e0 faire taire sa conscience. Macbeth est tu\u00e9 par l\u2019\u00e9p\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Macbeth est une pi\u00e8ce de maturit\u00e9 de l\u2019auteur prolifique, qui m\u00e9dite aussi sur le bon et le mauvais gouvernement en parlant en homme d\u2019exp\u00e9rience. Finalement, le vrai prince est celui qui se croit indigne du pouvoir, celui qui ne s\u2019en empare pas par la force, \u00e0 l\u2019image de Malcolm qui d\u00e9crit les vertus du bon gouverneur : \u00ab\u00a0<i>justice, loyaut\u00e9, mod\u00e9ration, \u00e9quilibre, bont\u00e9, pers\u00e9v\u00e9rance, mis\u00e9ricorde, humilit\u00e9, d\u00e9vouement, patience, bravoure, force d\u2019\u00e2me\u00a0<\/i>\u00bb. Macbeth a refus\u00e9 de les choisir\u00a0au profit d\u2019une vision absurde de l\u2019existence plac\u00e9e sous le signe d\u2019une\u00a0 lune sanglante au d\u00e9triment d\u2019un soleil pur qu\u2019il regrette. Ceci explique l\u2019archi-c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 de ses vers\u00a0:<br \/><em><br \/>\u00ab\u00a0H\u00e9las, demain, demain, demain, demain<br \/>Se faufile \u00e0 pas de souris de jour en jour<br \/>Jusqu\u2019aux derniers \u00e9chos de la m\u00e9moire,<br \/>Et tous nos \u00ab\u00a0hiers\u00a0\u00bb n\u2019ont fait qu\u2019\u00e9clairer les fous<br \/>Sur le chemin de l\u2019ultime poussi\u00e8re.<br \/>Eclaire-toi, br\u00e8ve lampe\u00a0!<br \/>La vie n\u2019est qu\u2019une ombre qui passe, un pauvre acteur<br \/>Qui s\u2019agite et parade une heure, sur la sc\u00e8ne,<br \/>Puis on ne l\u2019entend plus. C\u2019est un r\u00e9cit<br \/>Plein de bruit, de fureur, qu\u2019un idiot raconte<br \/>Et qui n\u2019a pas de sens.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 force de r\u00e9futer la logique de la conscience, cette derni\u00e8re se venge toujours en laissant l\u2019esprit seul et hagard comme un fou sur l\u2019\u00e9chiquier d\u2019un monde devenu irrationnel et o\u00f9 tous les crimes sont possibles. C\u2019est peut-\u00eatre la vertu cathartique du th\u00e9\u00e2tre de Shakespeare que de montrer en 130 pages que si l\u2019homme a de grands d\u00e9sirs, la fin ne justifie jamais les moyens.<\/p>\n<p>GLSG, le 26 juin 2013<\/p>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Macbeth, ce nom seul fait fr\u00e9mir, trembler, comme si des tra\u00een\u00e9es de sang l\u2019enveloppaient dans un suaire de lettres. 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