{"id":1155,"date":"2013-12-21T00:08:45","date_gmt":"2013-12-21T00:08:45","guid":{"rendered":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.wordpress.com\/?p=1155"},"modified":"2026-02-09T00:05:34","modified_gmt":"2026-02-09T00:05:34","slug":"desirs-et-volupte-a-lepoque-victorienne-collection-perez-simon-exposition-au-musee-jacquemart-andre","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?p=1155","title":{"rendered":"EXPOSITION : D\u00e9sirs et volupt\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque victorienne. Collection P\u00e9rez Simon (exposition au Mus\u00e9e Jacquemart-Andr\u00e9)"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image wp-image-4091 size-medium\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"184\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/les-roses-dhc3a9liogabale-alma-tadama2-1.jpg?resize=300%2C184\" alt=\"Lawrence Alma-Tadema, Les Roses d'H\u00e9liogabale, 1888, huile sur toile\" class=\"wp-image-4091\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/les-roses-dhc3a9liogabale-alma-tadama2-1.jpg?resize=300%2C184 300w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/les-roses-dhc3a9liogabale-alma-tadama2-1.jpg?resize=260%2C160 260w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/les-roses-dhc3a9liogabale-alma-tadama2-1.jpg?resize=160%2C98 160w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/les-roses-dhc3a9liogabale-alma-tadama2-1.jpg?w=548 548w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><figcaption><strong>fig.1<\/strong> Lawrence Alma-Tadema (1856-1912)&nbsp;<em>Les Roses d&rsquo;H\u00e9liogabale<\/em>, 1888, huile sur toile \u00a9collection P\u00e9rez Simon<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><b>D\u00e9sirs et volupt\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque victorienne. Collection P\u00e9rez Simon<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>Que le mus\u00e9e Jacquemart-Andr\u00e9 et l\u2019Institut de France soient hautement salu\u00e9s et remerci\u00e9s d\u2019avoir eu le courage de pr\u00e9senter une collection d\u2019art anglais en France, pays qui \u00e9tait plut\u00f4t frileux et r\u00e9ticent \u00e0 savourer les beaut\u00e9s \u00e9tranges et oniriques de ce cher XIX\u00e8me si\u00e8cle britannique, jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019on observe un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat pour cette p\u00e9riode fascinante*. Et pourtant, et pourtant, que de messages magnifiques habitent ces peintures pour qui sait se taire et les contempler&nbsp;! Certes, les tableaux sont de qualit\u00e9 in\u00e9gale, mais admirons Juan Antonio Perez Simon d\u2019avoir \u00e9tabli cette collection avec amour et de la partager de bon c\u0153ur avec le public fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9crin du Jacquemart-Andr\u00e9 est une antichambre r\u00eav\u00e9e pour introduire le visiteur dans l\u2019atmosph\u00e8re feutr\u00e9e et intimiste des chambres victoriennes. Une odeur de cire flotte dans les airs, les tapis sont moelleux et la maison semble battre encore du c\u0153ur-artiste de Nelly. Dans la grande salle italienne du premier \u00e9tage, une vid\u00e9o d\u2019introduction permet de plonger dans le contexte de l\u2019\u00e9poque victorienne. On peut lui reprocher son c\u00f4t\u00e9 simpliste et facile avec les \u00e9ternels clich\u00e9s de la p\u00e9riode concern\u00e9e (sph\u00e8re masculine\/f\u00e9minine, puritanisme, soci\u00e9t\u00e9 patriarcale, etc.) qui sont \u00e0 nuancer de nos jours. Les pseudo-sph\u00e8res n\u2019\u00e9taient pas si distinctes car toutes les femmes n\u2019avaient pas la chance d\u2019avoir un <i>home sweet home<\/i> ni d\u2019\u00eatre l\u2019<i>Angel in the House<\/i>, le puritanisme est un terme dangereux qui concerne essentiellement le XVIIe si\u00e8cle&nbsp;(il vaut mieux \u00e9tudier les cons\u00e9quences de l\u2019Evang\u00e9lisme au XIXe si\u00e8cle), et comment encore parler de \u00ab&nbsp;soci\u00e9t\u00e9 patriarcale&nbsp;\u00bb dans un si\u00e8cle domin\u00e9 par la figure toute-puissante d\u2019une femme, Victoria&nbsp;? Mais les archives de cette vid\u00e9o sont exquises.<\/p>\n\n\n\n<p>A 17h les salles \u00e9taient vides&nbsp;! Quel bonheur de d\u00e9ambuler dans ces espaces habituellement envahis de monde et de commentaires d\u00e9sagr\u00e9ables car chacun veut avoir sa place devant les \u0153uvres. <strong>La mise en sc\u00e8ne a \u00e9t\u00e9 choisie avec go\u00fbt et raffinement&nbsp;: faux marbres, trompe-l\u2019\u0153il et moquettes assorties aux motifs des tableaux r\u00e9cr\u00e9ent une ambiance propice aux m\u00e9ditations esth\u00e9tiques<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les voil\u00e0 qui arrivent&nbsp;! Voil\u00e0 les g\u00e9nies bien-aim\u00e9s qui se succ\u00e8dent avec un bonheur unique&nbsp;: Alma-Tadema, Leighton, Moore, Burne-Jones, Rossetti! Mais dites-moi depuis quand un Frederick Goodall a pos\u00e9 son cadre en terre fran\u00e7aise&nbsp;? Enfin, les voil\u00e0 tous ensemble, sortis de leurs cachettes lointaines avant d\u2019y repartir en nous laissant attrist\u00e9s et comme endeuill\u00e9s. Profitons et savourons donc en plagiant Keats&nbsp;\u00e0 notre mani\u00e8re: \u00ab&nbsp;<i>A thing of beauty is a joy for today&nbsp;<\/i>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><b>1<sup>\u00e8re<\/sup> Salle, D\u00e9sirs d&rsquo;Antique<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>Les tableaux, ici en majorit\u00e9 d&rsquo;Alma-Tadema, sont de petite taille mais on admire la d\u00e9licatesse et le raffinement des aquarelles sur papier ou carton comme <i>Agrippine rendant visite aux cendres de Germanicus<\/i>, <i>Le Retour du march\u00e9<\/i>, <i>Le Vin grec<\/i>, <i>Une Ex\u00e8dre<\/i>, <i>La Question<\/i>. On passe devant une sc\u00e8ne de maternit\u00e9 pompeusement intitul\u00e9e <i>Paradis terrestre, <\/i>\u00e0 la mi\u00e8vrerie sauv\u00e9e par la qualit\u00e9 de la touche.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image wp-image-4092 size-medium\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" width=\"200\" height=\"300\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/220px-Esther_haram.jpg?resize=200%2C300\" alt=\"\u00a9collection P\u00e9rez Siimon\" class=\"wp-image-4092\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/220px-Esther_haram.jpg?resize=200%2C300 200w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/220px-Esther_haram.jpg?resize=160%2C240 160w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/220px-Esther_haram.jpg?w=220 220w\" sizes=\"(max-width: 200px) 100vw, 200px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><figcaption><strong>fig.2<\/strong> Edwin Long (1829-1891)&nbsp;<em>La Reine Esther<\/em>, 1878, huile sur toile \u00a9collection P\u00e9rez Simon<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Puis viennent les roses, les masses de roses en brass\u00e9es voluptueuses des c\u00e9l\u00e8bres <i>Roses d\u2019H\u00e9liogabale&nbsp;<\/i>(<strong>fig.1<\/strong>), \u0153uvre si fascinante. Combien de p\u00e9tales notre Alma-Tadema s\u2019est-il astreint \u00e0 peindre en pliant et repliant son pinceau comme autant de plis et de replis de fleurs&nbsp;? Il a du probablement subir un \u00e9touffement visuel rose \u00e0 l\u2019image de cette histoire sinistre qui se d\u00e9roule sous nos yeux sous des dehors enchanteurs. H\u00e9liogabale <i>\u00ab&nbsp;utilisa le toit r\u00e9versible d\u2019une salle de banquet pour faire tomber en abondance des violettes et d\u2019autres fleurs sur ses courtisans, de telle mani\u00e8re que plusieurs d\u2019entre eux, incapables d\u2019\u00e9merger \u00e0 la surface, moururent \u00e9touff\u00e9s&nbsp;\u00bb <\/i>(<i>Vita Antonini Heliogabali in Histaria Augusta, IVe si\u00e8cle,<\/i> traduit au XIXe si\u00e8cle).<strong> Alma-Tadema explique en une toile le drame de la beaut\u00e9 perverse. Il montre l\u2019acm\u00e9 de la tentation avant le basculement dans les t\u00e9n\u00e8bres&nbsp;: tout est rose mais tout sera noir quand les derniers p\u00e9tales morbides se seront amoncel\u00e9s en mourant avec leurs victimes<\/strong>. Il se moque lui-m\u00eame de la beaut\u00e9 sucr\u00e9e qui finit par un lait d\u2019amertume comme la peinture trop acad\u00e9mique lasse et ennuie. On pourrait rester longtemps \u00e0 contempler l\u2019Instant. Alma-Tadema, ou l\u2019art de l\u2019apesanteur et de la suspension. Le v\u00e9lum s\u2019\u00e9croule et son souffle irradie jusqu\u2019\u00e0 nous en un tournoiement de bijoux, de grenades, d\u2019ors, d\u2019\u00e9maux, de lauriers, de figues, de marbres, de raisins, de poires, de plumes et de guirlandes de violettes. Comme il y a de parfums dans ce tableau&nbsp;! Le chatoiement de la tunique d&rsquo;or d&rsquo;H\u00e9liogabale a d\u00e9j\u00e0 la couleur d\u2019un soleil cr\u00e9pusculaire. Les visages sont fig\u00e9s \u00e0 tout jamais. En face une grande toile d\u2019Edwin Long (1829-1891), <i>La Reine Esther<\/i> (<strong>fig.2<\/strong>), &nbsp;rappelle que les sc\u00e8nes bibliques avaient beaucoup de succ\u00e8s dans une Angleterre qui red\u00e9couvrait&nbsp; pleinement la peinture \u00e0 sujet religieux.<\/p>\n\n\n\n<p><b>2<sup>\u00e8me<\/sup> Salle, Beaut\u00e9s classiques&nbsp;<\/b><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image size-medium wp-image-4093\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" width=\"242\" height=\"300\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/483px-Antigoneleigh.jpg?resize=242%2C300\" alt=\"Frederic Leighton, Antigone, 1882, huile sur toile \u00a9 collection P\u00e9rez Simon\" class=\"wp-image-4093\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/483px-Antigoneleigh.jpg?resize=242%2C300 242w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/483px-Antigoneleigh.jpg?resize=260%2C322 260w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/483px-Antigoneleigh.jpg?resize=160%2C198 160w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/483px-Antigoneleigh.jpg?w=483 483w\" sizes=\"(max-width: 242px) 100vw, 242px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><figcaption><strong>fig. 3<\/strong> Frederic Leighton (1830-1896)&nbsp;<em>Antigone<\/em>, 1882, huile sur toile \u00a9collection P\u00e9rez Simon<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>De formation internationale, Leighton est pass\u00e9 par l\u2019Italie, Francfort, Paris. Il est \u00e0 la <i>Royal Academy<\/i> de Londres \u00e0 partir de 1859, puis il part voyager en Afrique et au Moyen Orient. <i>L\u2019Ile de Rhodes, vue d\u2019une baie<\/i> laisse une impression d\u2019id\u00e9al paisible g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par une luminosit\u00e9 parfaite.<i> Les jeunes filles grecques ramassant des galets au bord de la mer <\/i>(1871) sont un peu trop fig\u00e9es comme des figures d\u2019atelier devant un d\u00e9cor-oc\u00e9an un peu trop bleu. En revanche l\u2019<i>Antigone<\/i> (<strong>fig.3<\/strong>), inspir\u00e9e par le visage de Dorothy Dene, d\u00e9veloppe un t\u00e9n\u00e9brisme bien plus int\u00e9ressant et subtil. Leighton abandonne ici Botticelli pour Titien. Albert Moore (1841-1893) est repr\u00e9sent\u00e9 par la toile-synesth\u00e9sique <i>Le Quatuor, hommage du peintre \u00e0 l\u2019art de la musique<\/i> (<strong>fig.4<\/strong>) en introduisant avec audace des instruments modernes (contrebasse, violoncelle, violon) dans une sc\u00e8ne antique dont la scansion visuelle des personnages masculins et f\u00e9minins rappelle celle d\u2019une partition.<i> <\/i><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image size-medium wp-image-4094\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"208\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/13012698_573990739427307_8170884987859329644_n.jpg?resize=300%2C208\" alt=\"Albert Joseph Moore, Le Quatuor, hommage du peintre \u00e0 l'art de la musique, 1868, huile sur toile \u00a9collection P\u00e9rez Simon\" class=\"wp-image-4094\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/13012698_573990739427307_8170884987859329644_n.jpg?resize=300%2C208 300w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/13012698_573990739427307_8170884987859329644_n.jpg?resize=768%2C533 768w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/13012698_573990739427307_8170884987859329644_n.jpg?resize=560%2C389 560w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/13012698_573990739427307_8170884987859329644_n.jpg?resize=260%2C180 260w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/13012698_573990739427307_8170884987859329644_n.jpg?resize=160%2C111 160w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/13012698_573990739427307_8170884987859329644_n.jpg?resize=900%2C624 900w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/13012698_573990739427307_8170884987859329644_n.jpg?w=960 960w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><figcaption><strong>fig.4<\/strong> Albert Joseph Moore (1841-1893)<em>&nbsp;Le Quatuor, hommage du peintre \u00e0 l&rsquo;art de la musique<\/em>, 1868, huile sur toile \u00a9collection P\u00e9rez Simon<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><i>Coquillages<\/i> affiche une figure debout dans un paysage comme Moore aime les peindre, avec une mati\u00e8re un peu fade et une ligne s\u00e8che botticellienne. <strong>On songe beaucoup \u00e0 la min\u00e9ralogie de Ruskin et aux d\u00e9couvertes de Darwin quand on passe devant de nombreux tableaux de cette exposition avec des descriptions minutieuses de pierres, de galets, de rocs et de coquillages<\/strong>. La geste du symbolisme est paradoxalement port\u00e9e par une grammaire picturale tr\u00e8s scientifique.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image size-full wp-image-4095\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" width=\"220\" height=\"296\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/220px-The_Finding_of_Moses.jpg?resize=220%2C296\" alt=\"Frederick Goodall (1822-1904), Mo\u00efse sauv\u00e9 des eaux, 1885, huile sur toile \u00a9collection P\u00e9rez Simon\" class=\"wp-image-4095\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/220px-The_Finding_of_Moses.jpg?w=220 220w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/220px-The_Finding_of_Moses.jpg?resize=160%2C215 160w\" sizes=\"(max-width: 220px) 100vw, 220px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><figcaption><strong>fig.5<\/strong> Frederick Goodall (1822-1904)&nbsp;<em>Mo\u00efse sauv\u00e9 des eaux<\/em>, 1885, huile sur toile \u00a9collection P\u00e9rez Simon<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Il est rare de contempler un tableau de Frederick Goodall en France. On retrouve dans <i>Mo\u00efse sauv\u00e9 des eaux<\/i>&nbsp;(<strong>fig.5<\/strong>) un th\u00e8me biblique, une touche lisse et lumineuse au service d\u2019une beaut\u00e9 formelle. Son bambin Mo\u00efse rappelle ses \u00ab&nbsp;Enfant-J\u00e9sus&nbsp;\u00bb&nbsp;\u00e0 bien des \u00e9gards (Citons par exemple <i>Already He knew God as his Father<\/i>).<\/p>\n\n\n\n<p><b>3<sup>\u00e8me<\/sup> Salle, Burne-Jones, muses et mod\u00e8les<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>Avant d\u2019admirer les Burne-Jones, quelle surprise de pouvoir apercevoir &nbsp;un r\u00eave de sanguine de Simeon Solomon all\u00e9gorisant <em>Le Sommeil.<\/em> Chut, taisez-vous ! <strong>Laissez-nous contempler le trait glissant du peintre, si imperceptible et si l\u00e9ger et pourtant si profond comme le sommeil de ce visage couronn\u00e9 de pavots, aux cheveux ail\u00e9s<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image wp-image-4096 size-medium\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" width=\"238\" height=\"300\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Capture-d-ecran-2013-11-01-a-11.07.57.png?resize=238%2C300\" alt=\"Edward Burne-Jones, Pygmalion. Les d\u00e9sirs du coeur, 1871, aquarelle et encre sur papier\" class=\"wp-image-4096\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Capture-d-ecran-2013-11-01-a-11.07.57.png?resize=238%2C300 238w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Capture-d-ecran-2013-11-01-a-11.07.57.png?resize=260%2C328 260w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Capture-d-ecran-2013-11-01-a-11.07.57.png?resize=160%2C202 160w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Capture-d-ecran-2013-11-01-a-11.07.57.png?w=485 485w\" sizes=\"(max-width: 238px) 100vw, 238px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><figcaption><strong>fig.6<\/strong> Edward Burne-Jones (1833-1898)&nbsp;<em>Pygmalion,&nbsp;Les d\u00e9sirs du coeur<\/em>, 1871, aquarelle et encre sur papier \u00a9collection P\u00e9rez Simon<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Quatre \u0153uvres de Burne-Jones&nbsp;suivent :<i> Fatima,&nbsp;<\/i>puis<i> Pygmalion. Les d\u00e9sirs du c\u0153ur<\/i>&nbsp;(<strong>fig.6<\/strong>) et deux \u00e9tudes de Bessie Keene<i> <\/i>(le mod\u00e8le de \u00ab&nbsp;<i>Vespertina Quies&nbsp;\u00bb<\/i>). Fatima et l\u2019\u00e9pouse innocente mais indiscr\u00e8te de Barbe-Bleue. Elle porte un trousseau de clef et s\u2019appr\u00eate \u00e0 ouvrir la porte fatale du cabinet interdit. La voil\u00e0 qui a gliss\u00e9 la clef et qui commence \u00e0 la tourner dans&nbsp; la serrure en regardant le spectateur invisible, pourtant t\u00e9moin bien vivant de sa curiosit\u00e9&nbsp;! Coquette, elle rel\u00e8ve sa robe en un geste gracieux, comme si elle pressentait qu\u2019elle allait se souiller avec la clef maudite qui saignera soudain par un sortil\u00e8ge terrible. Son visage clair est entour\u00e9 de p\u00e9nombre et l&rsquo;on ne sait si c&rsquo;est une coiffe de la Renaissance ou une&nbsp;aur\u00e9ole incongrue qui l\u2019encadre. <strong>Burne-Jones a m\u00eame ajout\u00e9 une bague \u00e0 l\u2019auriculaire de la jeune femme, comme un \u00e9cho m\u00e9tallique \u00e0 la clef que sa main dirige<\/strong>. L\u2019\u00e9tude de Bessie Keene offre un exemple de la mani\u00e8re de faire de Burne-Jones gr\u00e2ce \u00e0 sa facture inachev\u00e9e, laissant appara\u00eetre l\u2019\u00e9bauche d\u2019un visage d\u00e9j\u00e0 convainquant. <i>Pygmalion. Les d\u00e9sirs du c\u0153ur<\/i>, fait partie d\u2019une s\u00e9rie extr\u00eamement int\u00e9ressante dans laquelle le peintre a r\u00e9fl\u00e9chi sur le cr\u00e9ateur et sa cr\u00e9ation, \u00e0 travers l\u2019\u00e9pisode c\u00e9l\u00e8bre des <i>M\u00e9tamorphoses<\/i> d\u2019Ovide. Dans cette grande aquarelle, on distingue le sculpteur en pleine \u00ab&nbsp;gestation&nbsp;\u00bb de son \u0153uvre. Pensif, il est \u00e0 la crois\u00e9e de sa conscience partag\u00e9e entre les plaisirs terrestres et sa qu\u00eate d\u2019id\u00e9al. On voudrait voir la suite&nbsp;!&nbsp;Emma Sandys, s\u0153ur du grand Frederick Sandys, favorisa les portraits \u00e0 mi-corps qui furent si pris\u00e9s par les Pr\u00e9rapha\u00e9lites. Moins connue, elle est \u00e9voqu\u00e9e ici avec l\u2019\u0153uvre <i>R\u00eaverie <\/i>o\u00f9 une p\u00e2le beaut\u00e9 \u00e0 la chevelure flamboyante, par\u00e9e de coquillages (toujours les coquillages&nbsp;!) songe probablement \u00e0 un amant lointain. L\u2019arri\u00e8re-plan est occup\u00e9 par du houx (ou <i>viburnum&nbsp;<\/i>?) et des iris. Devant ses mains repose un brin d\u2019\u00e9pilobe en \u00e9pi dont elle vient probablement d\u2019\u00f4ter une fleur. Il y aurait \u00e0 chercher plus avant dans la symbolique de la flore victorienne \u00e0 ce sujet.<\/p>\n\n\n\n<p><b>4<sup>\u00e8me<\/sup> Salle, Femmes-Fatales<\/b><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image size-medium wp-image-4098\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" width=\"196\" height=\"300\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/John_William_Waterhouse_-_The_Crystal_Ball.jpg?resize=196%2C300\" alt=\"John William Waterhouse, La Boule de Cristal, 1902, huile sur toile \u00a9\" class=\"wp-image-4098\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/John_William_Waterhouse_-_The_Crystal_Ball.jpg?resize=196%2C300 196w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/John_William_Waterhouse_-_The_Crystal_Ball.jpg?w=260 260w, https:\/\/i0.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/John_William_Waterhouse_-_The_Crystal_Ball.jpg?resize=160%2C245 160w\" sizes=\"(max-width: 196px) 100vw, 196px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><figcaption><strong>fig.7<\/strong> John William Waterhouse (1849-1917),<em> La Boule de Cristal<\/em>, 1902, huile sur toile \u00a9collection P\u00e9rez Simon<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Passant devant le tableau-chromo d\u2019Henry Payne, <i>La Mer enchant\u00e9e<\/i> (vers 1899), nous d\u00e9couvrons quelques Waterhouse dont la technique vigoureuse appara\u00eet dans toute la force de leur <i>brushstroke. La Boule de Cristal<\/i>&nbsp;captive (<strong>fig.7<\/strong>). <i>Le Philtre d\u2019Amour<\/i> demeure inachev\u00e9 mais il semble compl\u00e8tement moderne ainsi.<\/p>\n\n\n\n<p><b>5\u00e8me Salle, H\u00e9ro\u00efnes amoureuses<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>Les femmes fatales de Waterhouse se regardent en chiens de fa\u00efences avec les \u0153uvres de John Melhuish Strudwick, un peintre quelque peu \u00ab&nbsp;succ\u00e9dan\u00e9 de Burne-Jones&nbsp;\u00bb qui a plus de mal \u00e0 retenir l\u2019attention tant sa peinture est artificielle. Son <i>Elaine<\/i> (vers 1891) drap\u00e9e de mille plis est d\u2019un mani\u00e9risme \u00e9mouvant mais elle finit par ressembler \u00e0 une page de bande-dessin\u00e9e. Sa <i>Chanson sans Parole<\/i> (<i>Songs without words, <\/i>1875) pr\u00e9sente une beaut\u00e9 v\u00e9nusienne dans une nature ruskinienne peupl\u00e9e de roches, de pommiers rouges et d\u2019oiseaux. On comprend l\u2019effort du peintre mais le traitement d\u00e9finitif laisse dubitatif. L\u2019artiste manque de conviction&nbsp;! C\u2019est dommage&nbsp;! La belle <i>Sortie d\u2019\u00e9glise au XVe si\u00e8cle<\/i> t\u00e9moigne des infid\u00e9lit\u00e9s \u00ab&nbsp;Troubadours&nbsp;\u00bb du peintre arch\u00e9ologue Alma-Tadema, ici inspir\u00e9 par la fa\u00e7ade de Notre-Dame de Paris.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image wp-image-4099 size-medium\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" width=\"207\" height=\"300\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/the-crown-of-loveLarge.jpg?resize=207%2C300\" alt=\"John Everett Millais, La Couronne d'Amour, 1875, huile sur toile\" class=\"wp-image-4099\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/the-crown-of-loveLarge.jpg?resize=207%2C300 207w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/the-crown-of-loveLarge.jpg?resize=260%2C378 260w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/the-crown-of-loveLarge.jpg?resize=160%2C232 160w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/the-crown-of-loveLarge.jpg?w=413 413w\" sizes=\"(max-width: 207px) 100vw, 207px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><figcaption><strong>fig.8<\/strong> John Everett Millais (1829-1896)&nbsp;<em>La Couronne d&rsquo;Amour<\/em>, 1875, huile sur toile&nbsp; \u00a9collection P\u00e9rez Simon<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Il y a un dessin de Millais dans l\u2019ensemble, mais surtout une toile et non des moindres&nbsp;: <i>La Couronne d\u2019Amour<\/i> (<i>The Crown of Love, <\/i><strong>fig.8<\/strong>) Ce tableau expos\u00e9 en 1875 est plus qu&rsquo;une sc\u00e8ne de chevalerie quelconque pour attendrir : c&rsquo;est l&rsquo;illustration&nbsp;m\u00eame de l\u2019amour atteint dans la mort. <strong>Notre \u00e9poque qui a perdu le sens de l&rsquo;effort amoureux&nbsp;m\u00e9riterait de venir faire un tour devant ce tableau et de m\u00e9diter sur les trois strophes emprunt\u00e9es au magnifique po\u00e8me de George Meredith (pr\u00e9sent\u00e9 sur le cartel).<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><i>O might I load my arms with thee,<\/i><br><i>Like that young lover of Romance<\/i><br><i>Who loved and gained so gloriously<\/i><br><i>The fair Princess of France!<\/i><\/p>\n\n\n\n<p><i>Because he dared to love so high,<\/i><br><i>He, bearing her dear weight, shall speed<\/i><br><i>To where the mountain touched on sky:<\/i><br><i>So the proud king decreed.<\/i><\/p>\n\n\n\n<p><i>Unhalting he must bear her on,<\/i><br><i>Nor pause a space to gather breath,<\/i><br><i>And on the height she will be won;<\/i><br><i>And she was won in death!<\/i><\/p>\n\n\n\n<p>Ces vers subtils<i> \u00ab&nbsp;And on the height she will be won \/ And she was won in death!&nbsp;\u00bb <\/i>prennent tout leur sens quand on voit cet homme porter cette femme dont les bras (la \u00ab&nbsp;couronne d\u2019amour&nbsp;\u00bb) lui donnent la force de la soulever et de la porter malgr\u00e9 sa peine.<strong> Seule la mort consacre les amants et c\u2019est vers elle que tendent leurs efforts&nbsp;: l\u2019id\u00e9e de l\u2019\u00e9ternit\u00e9 transfigure le chemin ardu de l&rsquo;amou<\/strong>r.<\/p>\n\n\n\n<p>Les trois derni\u00e8res salles ont h\u00e9las \u00e9t\u00e9 parcourues rapidement car un triste gardien de prison mus\u00e9ale s\u2019est empress\u00e9 de rappeler que&nbsp;: <i>\u00ab&nbsp;La Consigne c\u2019est la Consigne&nbsp;\u00bb,<\/i> en parlant de l\u2019heure. Maudite horloge&nbsp;! Nous t\u2019avions oubli\u00e9e ici. Il faut toujours que tu reviennes frapper nos c\u0153urs de tes aiguilles cruelles&nbsp;! Je hais les montres (que je ne porte jamais d\u2019ailleurs).<\/p>\n\n\n\n<p><b>Salle 6, L&rsquo;harmonie r\u00eav\u00e9e<\/b><\/p>\n\n\n\n<p>Encore des John Melhuish Strudwick. Au pas de course.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Salle 7, La volupt\u00e9 du nu<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><i>V\u00e9nus Verticordia<\/i> (1867-68), pastel de tendresse sensuelle&nbsp;! Cette salle \u00e9voque les nus victoriens, comme l\u2019<i>Androm\u00e8de<\/i> de John Poynter (1869), cousine de l\u2019Ang\u00e9lique d\u2019Ingres. Encore des femmes-muses, des nobles sentiments, de la gr\u00e2ce et cette in\u00e9vitable nostalgie d\u2019un \u00e2ge d\u2019or, \u00e0 l&rsquo;image de <em>Crenaia, la nymphe de la rivi\u00e8re Dargle<\/em> de Leighton, nymphe de la rivi\u00e8re irlandaise impeccablement id\u00e9ale.<\/p>\n\n\n\n<p><b>Salle 8, Le culte de la beaut\u00e9<\/b><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image wp-image-4100 size-medium\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"259\" src=\"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/godward-erato_at_her_lyre-1.jpg?resize=300%2C259\" alt=\"John William Godward, Erato jouant de la lyre, 1895, huile sur toile\" class=\"wp-image-4100\" srcset=\"https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/godward-erato_at_her_lyre-1.jpg?w=300 300w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/godward-erato_at_her_lyre-1.jpg?resize=260%2C224 260w, https:\/\/i2.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/godward-erato_at_her_lyre-1.jpg?resize=160%2C138 160w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><figcaption><strong>fig.9<\/strong> John William Godward (1861-1922)&nbsp;<em>Erato jouant de la lyre<\/em>, 1895, huile sur toile \u00a9collection P\u00e9rez Simon<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><i>La joueuse de Saz<\/i> et <i>Valeria <\/i>de William Clarke Wontner sont charmantes et faciles, comme les beaut\u00e9s de Godward aux coloris surexpos\u00e9s (<em>L&rsquo;absence fait grandir l&rsquo;amour, <\/em>1912 ; <em>Erato jouant de la lyre<\/em>, 1895, <strong>fig.9<\/strong>). <i>Un nuage passe<\/i> (1895-1908) d\u2019Arthur Hugues est plein de d\u00e9licatesse victorienne. Charles Edward Perugini, peintre m\u00e9connu mais remarquable, a cr\u00e9\u00e9 <i>Toucher la main disparue <\/i>(1896, titre original inspir\u00e9 d\u2019un po\u00e8me de Tennyson&nbsp;: <i>\u00abBut O for the touch of a vanish\u2019d hand \/ And the sound of a voice that is still\u00bb<\/i>). <strong>Oui, il y a beaucoup de pr\u00e9ciosit\u00e9, de sentimentalisme et de d\u00e9cors chez ces peintres mais il y a toujours un id\u00e9al sinon une intuition qui soutient la structure de leurs \u0153uvres<\/strong>. Parfois superficielles au premier abord, elles finissent toujours par \u00e9veiller une \u00e9tincelle heureuse dans l\u2019\u00e2me qui s\u2019y int\u00e9resse.<\/p>\n\n\n\n<p>GLSG, le 20 d\u00e9cembre 2013<\/p>\n\n\n\n<p>*Si nous recensons les derni\u00e8res expositions pr\u00e9sent\u00e9es en France concernant l\u2019art britannique de cette p\u00e9riode, nous trouvons&nbsp; notamment&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;<i>Edward Burne-Jones (1833-1898) Un ma\u00eetre anglais de l\u2019imaginaire<\/i> (Mus\u00e9e d\u2019Orsay, 4 mars-6 juin 1999)<br>&#8211; <i>L\u2019Art anglais dans les collections de l\u2019Institut de France<\/i>, (Chantilly Mus\u00e9e Cond\u00e9, 13 octobre 2004-28 f\u00e9vrier 2005)<br>&#8211; <i>William Blake, Le g\u00e9nie visionnaire du romantisme anglais<\/i> (Petit Palais, 2 avril -28 juin 2009)<br>&#8211; <i>Turner et ses peintres<\/i> (Grand Palais, 24 f\u00e9vrier 2010-24 Mai 2010)<br><i>-Une ballade d\u2019amour et de mort&nbsp;: photographie pr\u00e9rapha\u00e9lite en Grande Bretagne, 1848-1875<\/i> (Mus\u00e9e d\u2019Orsay, 8 mars-29 mai 2011)<br>&#8211;<i>Beaut\u00e9, morale et volupt\u00e9 dans l\u2019Angleterre d\u2019Oscar Wilde<\/i> (Mus\u00e9e d\u2019Orsay, 13 septembre 2011-15 janvier 2012)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9sirs et volupt\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque victorienne. 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