{"id":6098,"date":"2018-02-11T21:32:06","date_gmt":"2018-02-11T21:32:06","guid":{"rendered":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?page_id=6098"},"modified":"2022-05-27T12:29:10","modified_gmt":"2022-05-27T12:29:10","slug":"la-genese-poetique-dhortus-conclusus","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/laplumedeloiseaulyre.com\/?page_id=6098","title":{"rendered":"La gen\u00e8se po\u00e9tique d&rsquo;Hortus Conclusus (2017)"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\"wp-image-5839 alignright\" src=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/IMG_5022.jpg?resize=245%2C327\" alt=\"\" width=\"245\" height=\"327\" srcset=\"https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/IMG_5022.jpg?w=1932 1932w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/IMG_5022.jpg?resize=225%2C300 225w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/IMG_5022.jpg?resize=768%2C1024 768w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/IMG_5022.jpg?resize=560%2C747 560w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/IMG_5022.jpg?resize=160%2C213 160w, https:\/\/i1.wp.com\/laplumedeloiseaulyre.com\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/IMG_5022.jpg?w=1720 1720w\" sizes=\"(max-width: 245px) 100vw, 245px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><\/p>\n<p>Cher Lecteur,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9crit entre 2014 et 2016, le recueil&nbsp;<strong><em>Hortus Conclusus, Les Litanies du Jardin<\/em><\/strong>&nbsp;est compos\u00e9 de plus de 650 quatrains d\u00e9di\u00e9s aux fleurs et v\u00e9g\u00e9taux. J\u2019en ai tiss\u00e9 les vers, jour apr\u00e8s jour sur la trame de l\u2019exp\u00e9rience personnelle pour me hisser \u00e0 l\u2019Universel, car n\u2019est-ce pas le sens de toute vocation po\u00e9tique que d\u2019\u00e9crire les \u00e9chos de son coeur dans la for\u00eat de ses carnets pensifs, en percevant toutes les gammes de l\u2019\u00e2me humaine, afin que l\u2019humanit\u00e9 s\u2019y reconnaisse aussi ? Po\u00e9tesse, je suis partie du d\u00e9tail de mon int\u00e9riorit\u00e9, mine fabuleuse dont j\u2019ai extrait le minerai \u00e0 la force de mon bras, \u00e0 la fatigue de mon esprit et \u00e0 la source de mes larmes, comme la chercheuse d\u2019or en qu\u00eate de son tr\u00e9sor, comme l\u2019alchimiste abandonne tout pour trouver la pierre philosophale.<strong>&nbsp;Il n\u2019y a pas de po\u00e9sie facile.<\/strong>&nbsp;M\u00eame la phrase qui semble la plus simple \u00e0 l\u2019oreille ou \u00e0 la lecture est le fruit d\u2019un travail et non d\u2019un hasard, sauf lorsque l\u2019\u00e9criture a su saisir et capter le mot juste comme l\u2019astronome intercepte une constellation qu\u2019il esp\u00e9rait !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>J\u2019ai&nbsp;voyag\u00e9, j\u2019ai march\u00e9 dans ces paysages lointains, sans cesse et toujours, en m\u2019\u00e9merveillant et en m\u2019\u00e9tonnant&nbsp;de l\u2019analogie de mes sentiments, de mes pens\u00e9es et de mes sensations avec la nature qui &nbsp;foudroie par sa magnificence et sa complexit\u00e9.<\/strong>&nbsp;De l\u2019infiniment grand de la vo\u00fbte c\u00e9leste \u00e0 l\u2019infiniment petit de la flore, tout \u00e9tait \u00e0 l\u2019image de mon \u00eatre : vibrant, vivant, joyeux et souffrant. J\u2019ai pris ma torche d\u2019Id\u00e9al et j\u2019ai fendu la nuit obscure de mon pas, en laissant les morts enterrer leurs morts pour trouver cette magnifique vie int\u00e9rieure qui ne s\u2019ach\u00e8te, ni ne se vend. Tous les arts ne furent pas de trop pour me soutenir durant cette qu\u00eate. Un seul titre devint alors possible pour ce recueil :&nbsp;<em>Hortus Conclusus<\/em>, qui signifie&nbsp; &laquo;&nbsp;Jardin Clos&nbsp;&raquo; en latin, terme issu du c\u00e9l\u00e8bre jardin m\u00e9di\u00e9val inspir\u00e9 du Cantique des Cantiques et qui qualifie la Bien-Aim\u00e9e parce que <strong>le jardin int\u00e9rieur de Po\u00e9sie est n\u00e9cessairement clos, \u00e0 l\u2019abri des regards.<\/strong>&nbsp;Le titre est \u00e9troitement li\u00e9 au po\u00e8me liminaire de Dante Alighieri, extrait de la<em>&nbsp;Vita Nova<\/em>:&nbsp;\u00ab Et lorsqu\u2019ils me demandaient : \u2018Pour qui t\u2019a ainsi consum\u00e9 cet amour ?\u2019 Je les regardais en souriant et ne disais rien.\u2019 \u00bb&nbsp;L\u2019int\u00e9riorit\u00e9 du po\u00e8te est indicible. Il ne peut qu\u2019\u00e9crire ce qu\u2019il vit et ce qu\u2019il ressent, incapable de r\u00e9pondre aux questions brutes et brusques de l\u2019a-po\u00e9sie. Il demande simplement<strong>&nbsp;au questionneur de le suivre et de comprendre lui-m\u00eame son secret, en interrogeant&nbsp;sa propre \u00e2me<\/strong>. C\u2019est en ce sens que po\u00e9tique et philosophie sont toutes deux soeurs de la ma\u00efeutique ch\u00e8re \u00e0 Socrate. Il faut choisir librement d\u2019entrer dans ce jardin ou bien d\u2019en demeurer \u00e0 la porte, alors&nbsp;\u00ab&nbsp;Le myst\u00e8re n\u2019est perdu que pour eux-m\u00eames&nbsp;\u00bb&nbsp;comme le remarquait si bien Rainer Maria Rilke.&nbsp;<strong>Le&nbsp;secret pudique de la po\u00e9sie ne se manifeste qu\u2019\u00e0 celui qui prend le temps d\u2019ouvrir la porte de la page de couverture pour se promener dans ce parc abrit\u00e9. Il faut du silence, du calme, de la disponibilit\u00e9 et du temps, comme toute promenade.<\/strong>&nbsp;On ne parcourt pas tous les chemins d\u2019un seul coup, on ressort, on garde la clef dans sa poche et l\u2019on y revient d\u00e8s que l\u2019\u00e2me se sent pr\u00eate \u00e0 revenir \u00e0 nouveau pour emprunter une autre voie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Chaque plante, arbre, fleur ou fruit, est ici caract\u00e9ris\u00e9 et personnalis\u00e9 en quatre lignes rim\u00e9es, la plupart du temps en d\u00e9casyllabes, hend\u00e9casyllabes ou alexandrins.<\/strong>&nbsp;Exercice po\u00e9tique, jeu de jardin litt\u00e9raire mais aussi contrainte qui oblige la libert\u00e9 \u00e0 s\u2019\u00e9panouir en sacrifiant une part d\u2019elle-m\u00eame pour mieux donner son nectar comme ces arbres qui offrent un fruit meilleur quand ils sont taill\u00e9s.&nbsp;Con\u00e7u comme un alphabet, \u00e0 l\u2019image des fascinants atlas botaniques et des herbiers antiques,&nbsp;<em>Hortus Conclusus<\/em>&nbsp;s\u2019inspire de la po\u00e9sie fran\u00e7aise d\u2019antan dont la langue est&nbsp;glorifi\u00e9e&nbsp; selon le rythme personnel et la voix unique de la po\u00e9tesse.<strong>&nbsp;Ce recueil ne se r\u00e9clame pas d\u2019une quelconque modernit\u00e9 car la Po\u00e9sie est intemporelle: elle n\u2019est la serve d\u2019aucun si\u00e8cle, ou si peu.<\/strong>&nbsp;Elle se veut \u00e2me et non mode. C\u2019est sa splendide gloire et sa merveilleuse fragilit\u00e9 ! Tout po\u00e8te ne fait que recommencer l\u2019\u00e9ternel chemin d\u2019amour tragique d\u2019Orph\u00e9e vers Eurydice, et de l\u2019Eurydice perdue vers les M\u00e9nades, m\u00e9taphores de l\u2019existence qui le d\u00e9vore. Il partage le m\u00eame atelier que tous les voyants et les alchimistes du Verbe de tous les si\u00e8cles. C\u2019est pourquoi l\u2019ouvrage est plac\u00e9 sous la figure all\u00e9gorique de Cl\u00e9mence Isaure, personnage semi-l\u00e9gendaire qui pr\u00e9side l\u2019Acad\u00e9mie des Jeux Floraux fond\u00e9e \u00e0 Toulouse en 1323, l\u2019une des plus anciennes acad\u00e9mies litt\u00e9raires du monde occidental. Cette figure f\u00e9minine qui guide les Cours de po\u00e9sie et couronne les po\u00e8tes du Gai Savoir, est encore aujourd\u2019hui \u00e9minemment symbolique :&nbsp;<strong>le Lyrisme et la force de la Cr\u00e9ation po\u00e9tique se dressent toujours face \u00e0 la Barbarie qui menace les civilisations. Coupez la t\u00eate d\u2019un po\u00e8te, il en na\u00eetra dix autres de son sang f\u00e9cond.&nbsp;<\/strong><em>Hortus Conclusus <\/em>se veut ouvrage de paix, hommage \u00e0 l\u2019homme et \u00e0 la femme r\u00e9concili\u00e9s, hommage \u00e0 l\u2019Harmonie, au Lyrisme, \u00e0 la Beaut\u00e9 salvatrice qui emporte dans ses flots le tumulte du monde, de si\u00e8cles en si\u00e8cles. La voix de Rilke, \u00e0 nouveau, retentit en nous :&nbsp;\u00ab&nbsp;Et le grand renouvellement du monde tiendra sans doute en ceci : l\u2019homme et la femme, lib\u00e9r\u00e9s de toutes leurs erreurs, de toutes leurs difficult\u00e9s, ne se rechercheront plus comme des contraires, mais comme des fr\u00e8res et s\u0153urs, comme des proches. Ils uniront leurs humanit\u00e9s pour supporter ensemble, gravement, patiemment, le poids de la chair difficile qui leur a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M. Jean-Paul Guerlain, grand parfumeur et magicien des odeurs, a eu la bont\u00e9 d\u2019\u00eatre sensible \u00e0&nbsp;<strong><em>Hortus Conclusus<\/em><\/strong>, et m\u2019a fait l\u2019honneur de d\u00e9dicacer cet ouvrage, unique pr\u00e9face po\u00e9tique qu\u2019il ait jamais \u00e9crite. &nbsp;Pascal Brault, styliste de la maison Chanel et membre de la Soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise d\u2019Illustration botanique a effectu\u00e9 40 superbes aquarelles pour accompagner le texte. Ma reconnaissance envers lui est \u00e9gale \u00e0 l\u2019admiration que j\u2019ai pour son travail. L&rsquo;\u00e9diteur Erick Bonnier a suivi l\u2019\u00e9laboration de cette naissance po\u00e9tique avec confiance et volont\u00e9 : qu\u2019il soit aussi remerci\u00e9 avec gratitude d\u2019avoir particip\u00e9 \u00e0 tresser cette couronne de po\u00e8mes o\u00f9 vivent tant de souvenirs, d\u00e9sormais offerts \u00e0 l\u2019avenir. <em>Ars gratia artis<\/em><\/p>\n<p>Et maintenant, mon Livre, va vers ta destin\u00e9e !<\/p>\n<p><strong>Gabrielle de Lassus Saint-Geni\u00e8s, le 16 novembre 2017&nbsp;<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cher Lecteur, \u00c9crit entre 2014 et 2016, le recueil&nbsp;Hortus Conclusus, Les Litanies du Jardin&nbsp;est compos\u00e9 de plus de 650 quatrains d\u00e9di\u00e9s aux fleurs et v\u00e9g\u00e9taux. 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