Didon (L’Oiseau-Lyre)

Didon

Ton aveu déchirant m’a poignardé
Comme une dague forgée de stupeur
Fouillant de cris le gouffre de mon cœur
Sans que je ne puisse l’en enlever.

Les horizons ne m’inquiètent plus
Ni la cruauté rongeant les humains,
Seul, ton couteau qui dans ma plaie remue
Crève mes espoirs d’un dard de chagrin.

Salut douleur ! Salut Toute-Puissante
Dans tes draps de larmes cousues de faux !
Salut o mère des tristes amantes
Repues du lait meurtri de tes sanglots !