Laure (L’Oiseau-Lyre)

joueusedeharpe

Laure

Une mélodie pénètre l’ouïe
De mon cœur sans que jamais je ne puisse
L’empêcher de pourfendre là ma vie,
Ni lui défendre de luire plus que vices.

C’est vous qui la jouez, o ménestrels
Vagabonds des lauriers et des luths
Que pincèrent fols et femmes fidèles
En un temps où l’Amour seul fut leur lutte.

Votre chœur chante un secret d’autrefois,
Vos voix de cire coulent et gémissent
Un lai médiéval qui repose en moi
Comme sous une dalle dort un lys.

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