Catégorie : LE CHAPELET D’AMBRE

Pygmalion et Galatée (L’Oiseau-Lyre)

Pygmalion et Galatée Les anciens saphirs ne savaient plus agrafer La lumière poreuse d’Adriatique Ni les spinelles retenir l’âme éraflée Des transparences du sein allégorique. Or sa chair d’homme l’engendra première, Sa peau s’ennuagea d’un vœu de mythologie Quand Pygmalion…

Giorgione (L’Oiseau-Lyre)

Giorgione Comment saviez-vous Giorgione vous souvenir Des textures vertes des forêts statiques ? A quelle heure avez-vous puisé le sourire Ourlé des brumes de l’Adriatique ? Vous disiez l’énigme formelle aux savants Qui chétifs, louchaient devant vos sphinges toiles, Vous…

Heureux tropiques (L’Oiseau-Lyre)

Heureux tropiques Gaufres et thés à la vanille Tes yeux bruns-jaloux me torpillent, Je bois l’amer de ton parfum Mon gentleman proche et lointain. Cigarette en feu de biscuit Trempée dans les Îles Bourbon, Des vahinés aux corps d’or cuit…

La buveuse de thé (L’Oiseau-Lyre)

La buveuse de thé Amer et doux le thé vert dans ma tasse d’or Où s’endorment les désirs subtils d’un voyage, O Macassar, Zanzibar, Baalbeck, Angkor, Vos temples invoqués brûlent mes yeux sauvages! Le brouillard des pampilles ceignant les lampions…

Dianes (L’Oiseau-Lyre)

Dianes Nymphes mutines Fugaces désirs, L’aurore en sourdine Darde son plaisir. Leurs cheveux ondulés Bouclent la rivière, L’heure d’or a sonné Flânez, filles fières ! Leurres et mensonges, Velours indolent, Les faunes songent Silencieusement.

Toulouse-Lautrec (L’Oiseau-Lyre)

Toulouse-Lautrec Automne rougeoie ton jupon de taffetas, Danseuse grave, folle que je regarde Tournoyant dans le feu auburn qui te farde Comme si je flirtais avec un apatura. Tes cheveux bruns sous l’or d’un cosmos pictural Deviennent blonds, fauves, safrans,…

À Rimbaud (L’Oiseau-Lyre)

À Rimbaud T’imiter, à quoi bon ? T’aimer, oui ! Car c’est le privilège des poètes ici-bas Que d’être aimé pour ce qu’ils ne sont pas : Car des poètes l’on aime que l’âme qu’on en construit Et c’est moi…

Sur une tache d’encre (L’Oiseau-Lyre)

Sur une tache d’encre Dans une débauche d’écriture Apparaît soudain une fleur d’encre, Crachat ombré d’un séraphin cancre, Tâche d’un sombre sang de rature. Cette fleur, noire fille de la nuit Semble briller d’étoiles argentées. ô reflet lourd d’un candide…